La reconstruction conviviale de Riposte Laïque

Publié le 28 juin 2010 - par
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La cause semble entendue, le monde est en crise car nous serions incapable de régulation et de contrôle. Incapables de désarmer la bombe démographique et stabiliser la consommation pour préserver l’avenir ainsi que le reste d’espace vital et de liberté.

J’avoue avoir été quelque peu désespéré par l’impuissance première de notre agir personnel et collectif.

Et puis il s’est produit trois évènements majeurs qu’en systémicien qui se respecte, je me suis empressé de relier, après les avoir distingué d’une foule d’autres peut être aussi signifiants, mais moins médiatisés.

Le premier, dans l’ordre de leur apparition, c’est la « flottille » pour Gaza. Le second, l’interdiction du « saucisson pinard » et le dernier c’est le naufrage de l’équipe de France.

Une fois les évènements appréhendés, il faut les relier, démêler les relations et les rétroactions, bref analyser pour comprendre, situer dans le temps, l’espace, le contexte et l’imaginaire des hommes afin d’avoir une chance d’agir au mieux, dans la transparence du regard, le sourire attentif et la douceur des gestes.

Je ne vais pas commenter séparément ces trois évènements. Sur « Riposte laïque » et ailleurs d’autres l’ont fait avec talent et souvent avec pertinence, selon moi.

Je veux juste souligner une « tonalité » une brèche ouverte dans la dureté et la complexité des temps présents et à venir.

Cette brèche, Riposte laïque l’a ouverte et croyez moi elle n’est pas prête de se refermer, bien au contraire elle va s’élargir, car bientôt des millions d’individus viendront s’attaquer au mur de la haine et le feront tomber.

Des millions d’individus qui auront compris que l’énergie la mieux partagée dans le monde c’est celle des personnes qui peuvent la contrôler et qu’avec elle, les murs tomberont.

Ivan Illich disait : « Si nous voulons pouvoir dire quelque chose du monde futur, dessiner les contours d’une société à venir qui ne soit pas hyper-industrielle, il faut reconnaître l’existence d’échelles et de limites naturelles. Passé un certain seuil, la société devient une prison »[1]

Il rappelait encore que l’espoir résidait dans notre capacité à construire ou reconstruire un « outil convivial et frugal » qui soit au service de la personne intégrée à la collectivité.

Si vous avez vu à quel point la joie et l’équilibre était visible sur les visages des participants de l’apéro interdit du 18 juin et bien vous aurez compris que la « reconstruction conviviale » est en route et qu’aucun fanatique de quelque bord qu’il soit ne pourra la contenir, la dévoyer, la retarder.

Regarder les visages des joueurs de l’équipe de France, des mollahs de l’extrême et comparez.

Bonne route et longue vie à Riposte laïque

Francis NERI

Président de l’IESE

http://semanticien.blogspirit.com

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