La sinistre besogne de la HALDE

Publié le 23 octobre 2008 - par
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Dormez tranquilles, bonnes gens, La HALDE veille sur vous et n’a pas fini de sévir. Elle poursuit son œuvre obscurantiste avec une constance sans failles. C’est à l’Université de Montpellier I qu’elle vient d’exécuter son dernier mauvais coup. Une enseignante en langue (espagnol) est accusée (sur la dénonciation de qui, au fait ?) d’avoir feint d’ignorer, en évitant de les interroger, la présence à son cours de deux étudiantes voilées. Intervention de l’Inquisition haldesque : la présidente de l’Université reçoit un « rappel à l’ordre ».

La presse locale se délecte de l’affaire. Le Midi Libre du vendredi 17 octobre nous explique que « la HALDE reproche…à la présidente de l’UM I de ne pas avoir rappelé à l’ordre son enseignante, « bien que pleinement informée », de son attitude vis-à-vis des étudiantes ». Le même Midi Libre du samedi 18 nous apprend que « l’Université de Montpellier I, rappelée à l’ordre par un avis de la HALDE sur le traitement réservé à deux étudiantes voilées par une enseignante, a indiqué, hier (NDLR : vendredi 17 donc), qu’elle appliquera les recommandations de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et contre l’Egalité (NDLR : eh oui, c’est bien ce que cela signifie), notamment en présentant l’affaire lors de son conseil d’administration.

Sa présidente, Dominique Deville de Périère, précise que l’enseignante qui feignait d’ignorer les deux étudiantes voilées avait été destinataire d’un rappel de (accrochez-vous !) « ses obligations de respect des grands principes de laïcité issus des termes de la loi ». Vous avez bien lu ! Je n’invente rien, je ne fais que recopier, la formule en italiques étant déjà rédigée ainsi et entre guillemets (c’est donc une citation) dans l’article de samedi. On ose invoquer « les grands principes de laïcité », un peu comme si l’on disait à un condamné à mort : au nom de la suppression de la peine de mort, on vous coupe la tête.

Ainsi est jeté l’opprobre sur l’enseignante qui n’a commis d’autre faute que celle de désapprouver, discrètement et seulement par son silence, une attitude d’évidente provocation et de discrimination. Non seulement la presse la montre d’un doigt objectivement porteur de déshonneur, qu’on le veuille ou non, mais encore cette personne va devoir subir une mise à l’index au sein même de sa propre corporation, en séance officielle devant ses pairs.

Et voilà le travail, une fois encore. Après Fanny Truchelut et tant d’autres interventions plus ou moins sordides, la HALDE poursuit sa sinistre besogne. Avec, évidemment, l’accord plus ou moins tacite (dans le meilleur des cas) des associations prétendant défendre les « droits de l’homme » ! Et que dire des associations censées représenter historiquement ce qui se fait de plus intransigeant en matière de défense de la laïcité, mais qui bizarrement se lavent les mains des agissements de la HALDE et, soudain devenues muettes (d’admiration?), semblent ne rien trouver à redire à tout cela ?

C’est tout simplement la République qu’on assassine, ce sont les lumières, c’est l’émancipation humaine. Que diable ! Puisqu’apparemment, on peut prendre la chose en sifflant, alors tant qu’à faire, sifflons la Marseillaise et le compte sera bon.

Yves PIALOT

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