Latino-américaine, je vis en France depuis 6 ans : mais dans quel pays suis-je tombée ?

Publié le 3 mai 2010 - par - 3 002 vues
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Je vous écris pour vous féliciter de votre blog et de vos actions avec tant de courage et d’enthousiasme, chapeau.

Je viens de vivre une expérience dont j’aimerai bien vous partager, pour vous tenir au courant de ce qui se passe au pays, même si vous êtes largement informés.

Je me présente un peu, je suis une latino américaine, ca fait 6 ans que je vis à Paris pour des raisons personnelles. Je ne vous raconterai pas mon parcours qui sera longue et ce n’est pas l’objet de ce mail. Je mets quelques détails tout juste pour le contexte.

Quand je suis arrivée à votre beau pays je me suis aperçu au fur et à mesure qu’il avait quelque chose qui ne marchait pas bien. Tel que le comportement agressif de certains individus et des incivilités répétées aussi dans la rue que dans les transports en commun, dont je fus victime de même que des gens de mon entourage. Heureusement c’était que des petites bavures, mais très agaçant tout de même.

Autre chose qui m’a énormément surpris c’est le nombre d’arabes et musulmans pratiquants. Pour moi Paris n’était plus ce que j’avais connu lors de mon premier voyage (1992), ni vu dans les films de Chabrol et autres, il devenait une image plus proche du tiers monde que d’une ville post moderne. Sans être nostalgique, je trouve que ce pays change mais pas forcement pour s’améliorer.

Avec ces expériences et l’observation je me suis mis à chercher les causes, et je suis arrivée à plusieurs conclusions parmi les quelles : qu’il y a trop d’étrangers avec des cultures très différents de la française. Et en plus, a ma grande surprise que nombre de ces Français d’origine étranger n’aiment pas leur pays ! Mais le phénomène est bien plus complexe.

Je suis passe à l’étape de poser des questions aux Français que je côtoyais. Mais ils ne m’ont pas fourni beaucoup de réponses, car : c’est chouette le « cosmopolitisme », on est à l’hauteur de New York et de Londres, n’est pas ? Ils sont des gens ouverts et ne sont pas racistes ou bien récitent ce qui dissent les hommes politiques et les medias : il y a un 8% d’étrangers, si non serait impossible le vivre ensemble….. Réponses qui m’on semé d’avantage de doutes. Ou bien des gens qui se taisent parce que sa les fait du mal regarder en face la réalité ou bien par peur d’être taxés de racistes…

Donc j’avais soif de comprendre le phénomène et par hasard je suis tombe sur votre site internet que m’a beaucoup aide. J’ai aussi acheté des livres, etc. Finalement j’ai décide de reprendre des études (dur dur quand j’ai fini mon master en 1995), pour faire quelque chose de sérieuse.

Je me sus inscris à un master. Ma quête est d’avoir des éléments théoriques et méthodologiques qui me permettent d’achever une recherche sur l’immigration de masse en France et son impact socioculturel. Ainsi le moment venu j’ai donne mon sujet de recherche à un des professeures qui m’a conseillé comme si rien n’était de changer de sujet vu qu’il était trop « large », mais j’ai persiste en le circonscrivant et j’ai du présenter une exposée sur mon projet.

Ce jour là je n’étais pas en forme, et de que j’ai commence à présenter certains points tires des livres comme : Michèle Tribalat, Maxime Tandonnet, Giovanni Sartori et bien des autres, la classe c’est chauffée et chaque mot que je disais était sévèrement critique, contesté ou disqualifié. Tôt, j’ai perdu mes moyens et je rentrais dans un jeu personnel ou mes interlocuteurs se comportaient tels qu’inquisiteurs. Il y avait une magrébine qu’a tout pris au personnel. Je conviens que j’étais maladroite et a la fin, je passe pour une raciste, bête, ringard, etc. et le professeur m’a carrément dit que le sujet était trop sensible et qu’il fallait le changer.

Comme je n’ai pas envie de suivre des conséquences (en cas ou). Je préfère accepter le conseil de cette personne, qui m’ouvre comme possibilité le fait d’étudier ma communauté (à ma connaissance inexistante ici d’ailleurs)!

Et j’espère que ce qui m’est arrivé lors de mon exposée n’entraine pas de soucis pour continuer mes études et projets.

Voila l’expérience dont je ne m’attendais pas et malheureusement mon compagnon m’avait mis en garde et surtout conseillé de ne pas toucher l’islam a risque de ma vie !

Dans quel pays je suis ?

Sofia Larri

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