Le cochon est bon, aussi bien pour l’intégration, que pour l’assimilation

Publié le 21 septembre 2009 - par - 1 176 vues
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Les vertus du cochon et les vices(*) du halal et du casher

Au tout début de l’ère chrétienne, un très célèbre israélite de la tribu de Benjamin, dénommé Shaoul, avait été envoyé à Damas pour persécuter les premiers chrétiens.

Victime d’une insolation sur cette route, il s’est retrouvé recueilli et soigné par…des chrétiens. Ce fut pour lui une révélation, doublée d’une réconciliation ! Et voilà que notre Shaoul, circoncis du huitième jour, devient le très célèbre St Paul. Il sera le Hérault de l’intégration des gentils, non circoncis et mangeurs de porc, dans l’ecclésia, la communauté judéo-chrétienne en formation à cette époque. Elle n’arrivera au pouvoir qu’avec l’empereur Constantin.

Et deux mille ans après cette aventure paulinienne très édifiante, bien des juifs de mes cousins et des musulmans de mes coreligionnaires, n’ont pas encore compris que le jambon est bon, aussi bien pour l’intégration que pour l’assimilation. Les Égyptiens musulmans, n’ont jamais réellement intégré que, depuis la nuit des temps, leurs ancêtres les Coptes (d’où est dérivé le mot Égypte), premiers parmi les chrétiens, ont de tout temps été de bons vivants, élevant des cochons et cultivant des cépages divins.

Et voilà qu’en 2009, l’Antiquité et le Moyen-âge, dans toute leur beauté, sont de retour en France : des archaïques accrochés aux ghettos culinaires parmi mes coreligionnaires musulmans, s’offusquent d’une simple erreur d’étiquetage. Une certaine marque de boucherie certifiée conforme aux normes islamiques (halal) aurait distribué des rouleaux de dinde où l’étiquette mentionnait, qu’ils contenaient du cochon. Il y a eu des précédents plus probants : il s’est avéré que des merguez certifiés licites contenaient de la chaire à saucisses à base de cochon.

Au lieu de se réjouir qu’aucun musulman n’en était mort ni tombé malade, nos retardataires de l’intégration, sans parler d’assimilation, freinent des quatre fers et ont fait tout un scandale !

Les thuriféraires des religions à interdits, comme le judaïsme et l’islam, ne sont pas encore prêts d’avouer et d’admettre que les prescriptions de ces deux religions qui font une fixation maladive sur le contenu de notre assiette, de notre verre (pour l’islam uniquemen), ce qu’offrent nos cantines, les étales de nos boucheries, les restaurants et les rayons du supermarché… sont tout à fait en mesure de nous séparer des autres et de nous maintenir dans nos particularismes pour deux autres millénaires et peut être même pour l’éternité. Pour les siècles des siècles comme disent nos concitoyens chrétiens.

Il se trouve même parmi les sites musulmans très fréquentés, comme al-Kanz, des rédacteurs qui osent parler de « contamination de la viande halal par de la viande non halal ou par de la viande de porc » (1). Ceux qui, comme moi, affectionnent les produits du terroir apprécieront ! Comme la pub pour une certaine marque de rillettes le statue si bien, je leur dirais : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs ! ».

Restez dans votre ghetto si vous voulez, mais ne venez pas vous plaindre de la discrimination des autres concitoyens, alors que l’islam et le judaïsme restreignent notre champ de liberté et fondent même une certaine séparation des êtres. Ces interdits sont à la base de ghettos matrimoniaux, culinaires, vestimentaires, linguistiques et sépulcraux. De la conception à la mort, en y passant toute une vie. Les murs et cloisons des religions doivent être déclarés caducs et responsables de pas mal de malheurs dans notre monde. Mais avouons qu’elles ne sont pas l’unique cause de ces malheurs. Les monopoles de la boucherie et de l’endoctrinement y contribuent aussi.

Je constate aussi que, dans cette affaire, même Google est « bouleversé ». Il a un peu perdu la boule : vous y faites une recherche des deux mots « dinde » « cochon », il vous affiche des liens menant à des pages qui traitent du cochon d’Inde (cobaye) ! Même le moteur de recherche affiche donc une certaine spiritualité.

Pascal Hilout

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(*) vices non cachés

(1) Site al-Kanz, Trésor en français

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