Le conseil d’Etat nous a montré la voie, il faut interdire la burka en France

Publié le 15 juillet 2008 - par
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Pour la première fois une haute juridiction, en l’occurrence, le Conseil d’Etat vient de prendre une décision importante, qui fera date dans les annales judiciaires.
En effet, dans un arrêt rendu le 27 juin 2008, le Conseil d’Etat a refusé la demande de naturalisation à une marocaine, mariée à un Français et mère de trois enfants, pour son appartenance à la mouvance rigoriste la plus extrême de l’islamisme radical, le salafisme.

Pour lui refuser sa naturalisation le Conseil d’Etat a invoqué que celle-ci avait adopté au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société totalement incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment le principe d’égalité des sexes.

Cette femme, entièrement soumise à son époux, portait la burqua dans la sphère privée et publique.

Elle a reconnu appliquer de façon stricte les préceptes de la Charia.
Ce voile recouvre de la tête aux pieds la femme qui le porte.
Le port de ce voile est une humiliation pour la condition féminine, et devrait ne pas avoir de droit de cité sur notre sol.

Cette tenue ostentatoire est exclusivement un acte politique, avant d’être religieux et signe le ralliement à la frange la plus rétrograde et la plus réactionnaire de cette mouvance rigoriste de l’islam.

Cette pratique rigoriste de l’islam est une atteinte insupportable à la dignité de la femme.

La France, pays des droits de l’homme et du siècle des lumières ne peut pas accepter ni tolérer que des individus, en son sein, prêchent la haine et la violence, en s’attaquant aux symboles de notre République que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.

De plus, par leur attitude provocatrice, ces adeptes de cette secte s’en prennent à notre République laïque une et indivisible.
Notre république laïque au travers de la loi de 1905 qui a entériné la séparation de l’Eglise et de l’Etat, a permis depuis le début du siècle dernier, de faire coexister les croyants et les non –croyants.

Nous avons mis des siècles à nous sortir de l’emprise de la religion catholique, qui dominait les populations du fait de leur ignorance.
Ces fanatiques de l’islam prônent l’affrontement communautaire et œuvrent dans l’ombre pour islamiser l’Occident, comme ils disent.

Ces illuminés d Allah voudraient former des combattants de l’islam pour les retourner contre les mécréants, juifs ou athées que nous sommes.

La montée de l’islamisme radical dans les pays occidentaux, a pris de l’importance, à cause des Gouvernements occidentaux notamment, en France, qui n’ont pas voulu intégrer la population d’origine immigrée.
Cette population fragilisée, en majorité d’origine maghrébine, s’est retrouvée pour une partie d’entre elle à la merci de courants extrémistes de l’islam, tels que le salafisme.

En effet, cette main d’œuvre a été dévolue à des tâches subalternes que ne voulait pas faire la population autochtone.

Aujourd’hui, elle se retrouve, en grande majorité au chômage. Seule l’intégration des immigrés de la deuxième génération permettrait de les détourner de l’obscurantisme dans lequel ces courants extrémistes veulent les plonger.

Ces adeptes de ce courant idéologique, que l’on peut comparer au fascisme ne cache pas ses visées, attaquer les démocraties occidentales de l’intérieur en se servant de l’espace de liberté qu’ils n’auraient pas dans leurs pays d’origine.

En cela, la décision rendue par le Conseil d’Etat est d’une portée hautement symbolique.

Elle rappelle aux citoyens vivant sur notre sol, que nous ne renoncerons pas à nos valeurs essentielles, que nous n’accepterons pas n’importe quoi, sous prétexte, que nous vivons dans un pays où la liberté d’expression prévaut sur l’oppression.

Que nous sommes pour la liberté d’expression, à condition que celle-ci ne soit pas dévoyée par des individus, qui dans leur doctrine ne reconnaissent nullement cette même liberté, car la seule loi qu’ils reconnaissent, c’est la Charia.

Tous les événements de ces dernières années nous conduisent à penser que si nous ne prenons pas des mesures radicales, contre ces mouvements sectaires, nos sociétés risquent de connaître des lendemains difficiles du vivre ensemble.

Il est grand temps, que la France légifère sur l’interdiction du port de la Burqa, comme vient de le suggérer le député Jacques Myard.
Il est grand temps que nous réaffirmions la défense de nos valeurs républicaines laïques et pour l’égalité des sexes.

Nous ne devons pas transiger sur nos valeurs, encore moins négocier comme ont tenté de le faire certains de nos politiques, avec des courants qui souhaitent notre destruction.

Nous devons être fermes sur notre conception de la Société.
Nous ne devons pas, sous la pression d’un courant d’un islam rigoriste, abandonner ces femmes qui retournent ainsi à des pratiques et des coutumes d’un autre temps, car parmi des responsables musulmans, un certain nombre (des progressistes) affirment que le port de la burqa (le voile intégral) n’est pas une règle imposée par l’islam, mais seulement par des interprétations de prescriptions du Coran.

Donc rien ne nous interdit de légiférer en ce sens, pour que la femme sur notre sol ne subisse pas l’oppression d’une lecture de l’islam, contraire à son émancipation.

Fabrice LETAILLEUR

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