Le drapeau algérien brûlé par des Français à Blida !

Publié le 24 février 2010 - par - 7 082 vues
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(du correspondant spécial de Riposte Laïque à Alger, jeudi 27/04/2012)

En cette fin de mois d’avril, les journées et les soirées printanières invitent les habitants de Blida à sortir pour respirer le bon air après un hiver qui a trop duré. Mais tous sont en ce soir, du 26 avril, devant leurs écrans de télévision pour assister au match de foot Cameroun-France qui se déroule au Nigéria et qui compte pour les éliminatoires du Mondial 2014. Résultat : La France bat le Cameroun 3 à 2 et assure sa place dans la phase finale. En France, les Champs-Elysées sont noirs de monde, le champagne coule à flot. Aucun incident n’est signalé par le Ministère de l’Intérieur. On signale cependant 342 voitures brulées à Strasbourg.

Mais, à Blida, personne ne se doute du drame que vont vivre trois expatriés français, trois ingénieurs travaillant pour le compte de la SOTRALKEN, une multinationale de la chimie.

Les trois supporters de l’équipe de France, qui ont arrosé l’exploit, sortent de leur résidence à la fin du match et se dirigent vers la place centrale de Blida. En quête d’un geste grandiose. Ils réussissent à escalader un mur de l’hôtel de Ville et parviennent au drapeau algérien vert et blanc. Ils le décrochent et hissent à la place le drapeau tricolore. Leur geste n’a duré que quinze minutes. A peine descendu, l’un d’eux brûle le drapeau de la République Algérienne. Quelques noctambules hurlent. Le gardien fait appel à la police qui se précipite sur les lieux, poursuit les trois expatriés et les incarcèrent. Ils sont passibles, selon le droit pénal, de 20 ans de réclusion criminelle.

Ce matin, Alger et toute l’Algérie sont en émoi. Comment peut-on s’attaquer ainsi au symbole de la République Algérienne ? Comment l’Algérie peut-elle supporter cette atteinte intolérable à son honneur et à l’honneur du peuple algérien ?

A 8h ce matin (selon l’AFP), à Alger, l’ambassadeur de France est convoqué au palais présidentiel. Le président Ali Djalili fait connaitre à notre ambassadeur que l’Algérie considère cet événement comme un casus belli. Il met les forces armées en alerte de niveau 5 et décide de porter cette grave agression devant le Conseil de Sécurité de l’ONU. Le président Ali Djalili exige de la France des excuses publiques et une repentance pour ce geste inqualifiable commis par trois de ses ressortissants qui ont bravé tous les droits et le respect qu’ils doivent au pays qui les a accueillis.

Sur le champ, l’Algérie décide d’expulser les 7432 expatriés français avec leurs familles et somme la France d’évacuer, dans un délai de 72 heures, tous ses ressortissants.

A l’heure où je vous transmets cette dépêche, nous ne connaissons pas les décisions du Conseil de Sécurité. Dans de telles circonstances, la condamnation de la France risque d’être inéluctable. Elle sera assortie de pénalités financières.

Laïca

(*) Toute ressemblance avec des faits anciens, présents et futurs est une pure coïncidence.

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