Le professeur Olivier Duhamel aime la France qui se fait agresser, et qui demande pardon !

On croyait avoir tout entendu sur la désormais célèbre agression du bus. Les médias bien-pensants, tétanisés par des images qui n’auraient jamais dû être portées à la connaissance du bon peuple ont immédiatement ciblé… Internet, et des sites classés à l’extrême droite, qui auraient instrumentalisé cette affaire ! Au lieu de devenir le procès de la violence juvénile et du racisme anti-français, cela est devenu le procès de l’extrême droite et d’Internet. Un comble !
Mais avouons-le, nous n’avions pas prévu que la victime se prêterait à ce jeu. Dans une interview incroyable, voilà, entre autres, ce qu’il déclare au Figaro (1).

Des sites Internet affirment que des injures raciales auraient été proférées à votre encontre…
Personnellement, je n’ai rien entendu de la sorte. Ces propos, s’ils ont été dits, interviennent dans un contexte où mes agresseurs étaient drogués ou ivres. Par ailleurs, ils n’étaient pas tous issus de l’immigration. La vidéo de mon agression apparaît comme très stéréotypée car, ce soir-là, je suis habillé de façon bourgeoise et je suis face à quatre jeunes qui faisaient beaucoup de bruit. En aucun cas, je ne veux passer pour l’incarnation d’une certaine image sociale qui aurait été prise à partie par des étrangers. Je ne l’ai pas ressenti comme cela. L’un des assaillants en survêtement, rasé, avait d’ailleurs une couleur de peau très pâle…
On apprend donc, dans cette interview, que ce jeune garçon étudie en première année à Sciences Po. Plus politiquement correct que lui, tu meurs ! Il ne manque que ses excuses à ses agresseurs, qu’il a sans doute provoqués, avec sa tenue bourgeoise ! Qu’il n’ait pas entendu les injures racistes peut se comprendre, vu la violence de l’agression, et le choc qu’elle a pu entraîner. Qu’il ne les ait pas entendus en revoyant la cassette (ce qu’il admet) est déjà plus problématique. Mais qu’il puisse les expliquer, si « elles ont été dites » par la consommation de la drogue ou de l’alcool montre le poids du conditionnement idéologique de ce jeune garçon de Sciences Po.
Samuel Thomas, responsable de Sos Racisme, siégeant à la Halde, explique qu’il ne peut pas y avoir de racisme anti-blanc (2). « Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-blanc parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite. Nous reconnaissons l’émergence de mouvements extrémistes venus des associations radicales musulmanes qui reçoivent le soutien des partisans de l’extrême droite quand ils s’en prennent aux juifs. » C’est cette thèse que la victime se tue à véhiculer dans les médias.
Mais il va encore plus loin. Il va porter plainte (3) ! Contre les racailles qui l’ont massacré ? Surtout pas, eux, il faut leur pardonner, car ils ne savaient pas ce qu’il faisaient ! Il va poursuivre les sites Internet qui ont publié la vidéo ! Donc, le bilan de l’agression, c’est un policier suspendu, et des sites Internet poursuivis ! On vit une époque formidable !

D’autant que son professeur de Sciences Po, le suffisant Olivier Duhamel, nous explique, sur France Culture (4), qu’il est fier de son élève, qu’il donne une « belle leçon de déontologie journalistique à l’ère de la démocratie numérique ».
Finalement, l’interview de cet éminent professeur de Sciences Po, machine à formater les futures élites, est édifiante. Cet homme est la caricature de la bien-pensance de gauche. Professeur de droit constitutionnel, il est opposé à l’élection du président de la République au suffrage universel, comme il était opposé à ce que le peuple puisse se prononcer par référendum, sur le traité constitutionnel européen, en 2005. Trop sot, le peuple, il faut que cela soit des élites comme lui qui décident ! Il ne peut cacher sa haine d’Internet, grain de sable dans le médiatiquement correct où il évolue comme un poisson dans l’eau depuis des années.
Bien évidemment, notre éminent professeur est anti-fasciste, et anti-raciste, il a d’ailleurs produit un écrit avec son amie Martine Aubry, à ce propos (5). Mais hors de question, pour lui, d’envisager une seule seconde que le racisme puisse être le fait d’enfants issus de l’immigration ! Crime de lèse bien-pensance ! Hors de question de reconnaître que ce ne sont pas des fascistes du Front national qui ont agressé des manifestations étudiantes, ou celles contre le CPE. Encore moins question de s’interroger sur cette jeunesse qui se laisse insulter, dépouiller, massacrer par des racailles, sans avoir un geste de révolte.
Ne serait-ce pas un peu de la faute de personnes comme Olivier Duhamel, et de leur discours culpabilisant contre notre pays ?
Imaginons que notre jeune étudiant ait fait un sport de combat, et ait couché la jeune crapule de 50 kg, avec la capuche blanche, qui le frappe par derrière, dans la dernière scène : n’aurait-il pas été accusé par le professeur bien-pensant Duhamel de violences à caractère raciste ? Ne serait-il pas devant les tribunaux, poursuivi par le Mrap ? Au point où on en est dans le déni de réalité, on peut s’attendre à tout.
L’image de La France qu’aiment Olivier Duhamel et ses amis de la rive gauche, c’est ce jeune homme, qui en prend plein la gueule par des voyous, reçoit des injures racistes, et demande pardon ! L’image de la France qu’ils aiment, c’est celle de La Marseillaise sifflée, où certains politiques s’excusant auprès des siffleurs. L’image de la France qu’ils aiment, c’est celle qu’on présente comme un pays raciste et colonialiste, avec la culture de la repentance. L’image de la France qu’ils aiment, c’est celle de Ségolène Royal osant présenter ses excuses à l’Afrique, au nom du peuple français. Cela, de la bonne gôche, coco ! L’image de la France qu’ils aiment, c’est celle qu’on qualifie d’arrogante, suffisante, prétentieuse, à qui on ne pardonne pas de vouloir demeurer jacobine, républicaine et laïque, de s’opposer à la mondialisation libérale et donc à l’Union européenne.

Bien évidemment, notre professeur est un farouche européiste, et il invectiva fréquemment tous ceux qui appelèrent à voter « non », n’hésitant pas à multiplier les amalgames douteux à leur encontre. Il est tellement européen, et rêve tellement que la France devienne une simple région d’une Europe fédérale, un Texas des Etats-Unis, qu’il se fit élire député européen, bien que de nationalité française, sur une liste italienne.
Finalement, la France qu’aime Olivier Duhamel, c’est celle de son élève, celle qui n’a plus d’orgueil, plus de fierté, plus d’identité, plus de capacité à la révolte, mais qui insulte ceux qui veulent encore rester debout.
C’est de cette France là dont rêvent Olivier Duhamel et nombre d’élites de gauche comme de droite.
Une France qui n’existerait plus.
Cyrano
(1) [http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/10/01016-20090410ARTFIG00681-la-victime-agressee-dans-le-bus-temoigne-.php->http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/10/01016-20090410ARTFIG00681-la-victime-agressee-dans-le-bus-temoigne-.php]
(2) http://www.reforme.net/archive2/article.php?num=3130&ref=572
(3) [http://www.lefigaro.fr/flash-actu/->http://www.lefigaro.fr/flash-actu/]
(4) [http://www.youtube.com/watch?v=Z5BBv3ZdX94->http://www.youtube.com/watch?v=Z5BBv3ZdX94]
(5) [http://www.anti-rev.org/textes/Aubry95a/index.html->http://www.anti-rev.org/textes/Aubry95a/index.html

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