C’est l’idéologie du djihad qui est responsable de l’assassinat d’Ilan Halimi

Publié le 24 août 2009 - par - 869 vues
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Le 20 janvier 2006, un jeune homme âgé de vingt-trois ans, Ilan Halimi a rendez-vous avec une jeune fille, Emma, qui l’a abordé trois jours plus tôt dans le magasin de téléphonie où il travaillait, boulevard Voltaire.

L’Affaire Halimi commence finalement comme une histoire banale, celle d’une rencontre que vivent des milliers de jeunes gens tous les jours en France. Hélas, nous devrions tous et toutes apprendre très vite à nos enfants que tout ce qui brille n’est pas or : dans ce théâtre d’ombres qui se mouvaient à l’arrière-scène, Ilan Halimi ne pouvait imaginer un seul instant la tragédie à laquelle le conduisait ce rendez-vous aux apparences anodines. En effet, en ce jour de janvier 2006, la jeune Emma qui entre dans le magasin de téléphonie mobile n’était rien d’autre qu’un appât au service d’un certain Youssouf Fofana dont le projet initial était « d’enlever un Juif parce qu’ils sont bourrés de thunes ».

La suite, chacun la connaît : Ilan Halimi a été kidnappé puis transporté jusqu’à un appartement d’une cité de Bagneux. Séquestré et torturé pendant des semaines, son corps sera découvert le 13.02.06 le long d’une voie ferrée, à Sainte-Geneviève des-Bois dans le département de l’Essonne.

Je n’insisterai pas davantage ici sur les conditions de séquestration et les tortures infligées à Ilan Halimi : je ne veux pas ajouter l’horreur à l’horreur. Dans ce genre de circonstances, aucun citoyen digne de ce nom ne se résout de toute façon jamais à accepter la mort d’un jeune homme ou d’une jeune fille de la Nation française tombé (ée) sous les coups de la torture. Quelles que soient la couleur de sa peau, ses origines ethniques, son appartenance religieuse ou pas, ses origines sociales. Rien ne justifie jamais le crime. Absolument rien.

Assassiner l’avenir de la Nation, notre jeunesse, juive ou pas, mineure ou pas, c’est assassiner la France. L’oublier serait renier notre culture, dénigrer notre mémoire collective. En un mot, perdre notre âme. Et si l’Etat français n’est plus capable de protéger et de garantir la sécurité de ses enfants, alors la France ne sera bientôt plus capable de construire son avenir.

Du reste, qui sont ces enfants de la Nation qui enlèvent, séquestrent, torturent et laissent se vider de leur sang d’autres enfants de la Nation ? Des jeunes des cités ? Des enfants issus de milieux sociaux défavorisés ? Des jeunes  » en mal de repères « , nous dit-on. Malheureusement, cet angélisme de la pensée véhiculé par certains sociologues, psychologues et autres bien pensants qui n’ont parfois même jamais mis les pieds dans aucun quartier dit  » sensible  » conduit à terme à tout justifier, y compris l’innommable d’une part. D’autre part, dans l’Affaire du  » Gang des Barbares « , ce discours manquerait en partie de fiabilité. En effet, si certains des 27 mis en examen étaient certes chômeurs, tous ne l’étaient pas non plus et n’étaient pas davantage non plus systématiquement en échec scolaire.

Alors, qui sont ceux mis en examen en 2006 dans le cadre de l’instruction du meurtre d’Ilan Halimi ? Chômeurs, acteurs de trafics en tous genres, un multirécidiviste pour affaires de drogues et de voitures notamment, des condamnés parfois de fraîche date certes …. mais aussi des lycéens – le cas d’Emma, élève inscrite en classe de seconde -, étudiants – l’un d’eux est étudiant en BTS -, livreurs de pizzas, gardien d’immeuble ….

En un mot, deux France se côtoient dans cette cité de Bagneux : celle qui travaille, composée d’étudiants et de salariés, puis celle qui s’arroge le droit d’institutionnaliser ce que Fadela Amara appelait à juste titre lors d’un conseil des ministres « la glandouille ». Si ce n’est que dans l’Affaire du Gang des Barbares, la  » glandouille  » se transforme en économie souterraine défiant toutes les lois de la République, se nourrissant notamment mais pas exclusivement de ceux qui sortent de prison ou viennent à l’inverse de faire l’objet d’une condamnation indépendamment de l’affaire du Gang des Barbares ainsi que de ceux en quête du  » gros coup  » qui permettrait de  » se faire beaucoup d’argent « . Le tout, chacun l’aura compris, au nez et à la barbe du Trésor Public !

Ces deux France se retrouveront néanmoins côte à côte dans le box des accusés, du 29.04.09 jusqu’au mois de juillet 2009.

Quel est, en vérité, le visage de la France dans laquelle intervient, en février 2006 le meurtre d’Ilan Halimi ?

Dans « La mort d’un pote », Emilie Frèche écrit :

« Il faut bien un théâtre pour que se joue une tragédie, et le théâtre dans lequel Ilan Halimi s’en est allé, c’est la France de 2006 » (Editions Panama).

Non, la France dans laquelle est décédé Ilan Halimi n’est pas la France de 2006 mais une France née en réalité bien avant 2006. Pourquoi ? Remémorons-nous :

 Sohane Benziane :

Le 04.10.02, Sohane Benziane, âgée de 17 ans, se transforme en torche vivante après que son ex-petit ami Jamal D., âgé de 19 ans au moment des faits, l’ait arrosée d’essence et ait allumé le feu. Le lieu du crime : un local à poubelles de la Cité Balzac à Vitry-sur-Seine dans le département du Val-de-Marne.

Sohane Benziane décèdera peu de temps après son transport à l’hôpital.
Certains nous rétorqueront que l’étude du dossier de Sohane Benziane n’a aucun lien avec celui d’Ilan Halimi. Lourde erreur ! Sohane, transformée en torche vivante, a en vérité connu la même fin de vie qu’Ilan. Youssouf Fofana reconnaîtra en effet, le 30.05.09, avoir frappé seul avec un couteau Ilan Halimi et l’avoir couvert ensuite d’un produit qu’il avait enflammé. « Avec un briquet ou des allumettes ? », demandera la présidente. « Avec un briquet », précisera Fofana.

Que personne ne soit donc dupe sur ce débat : les futurs Fofana commencent leur carrière le plus souvent en devenant de simples  » petits caïds  » des cités, à l’image de Jamal D. Cités au cœur desquelles ils commencent par pourrir l’existence au quotidien des jeunes filles ou jeunes femmes, chez eux puis dans la rue, avant de s’investir dans des trafics en tous genres et parfois commettre des crimes.

Prenons l’exemple du parcours de l’un des membres du Gang des Barbares, J. Christophe S. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce garçon n’avait pas vraiment perdu de temps pour parvenir à conquérir le territoire de Bagneux pour son trafic de stupéfiants au point de s’y imposer apparemment sans trop de difficultés. Interrogé lors du procès, le 02.06.09, il avance même l’idée que c’est en quelque sorte grâce à sa réputation déjà bien assise de caïd chevronné, que Fofana pensait qu’on  » pouvait compter sur lui « .

Quant à Youssouf Fofana, comment ne pas s’interroger sur les agissements de ce personnage qui n’hésite pas à se servir d’une jeune fille dans une entreprise criminelle d’une part, se déplace d’autre part plusieurs fois à Abidjan et sans que personne ne révèle jamais d’où venaient les sommes d’argent qui lui permettaient de mener ce train de vie ?

 L’Affaire Sébastien Selam :

Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2003, Sébastien Selam, jeune disc jockey qui mixait dans les plus grandes discothèques de la capitale, est tué à coups de couteau, égorgé et défiguré dans les sous-sols de son immeuble de la rue Louis Blanc située dans le Xème arrondissement de Paris, par Adel Amastaibou.

Très rapidement, il déclarera : « J’ai tué un Juif, j’irai au Paradis ! ».
Le caractère antisémite de ce crime ne faisait donc aucun doute. Pourtant, Adel Amastaibou a été déclaré irresponsable de ses actes. La belle affaire !

Dans ces circonstances, affirmer que le meurtre d’Ilan Halimi est l’image de la France de 2006 est absolument faux dès lors qu’avant Ilan, il y avait déjà eu l’affaire Selam. De même qu’affirmer que le meurtre d’Ilan Halimi était inimaginable est tout aussi faux car, là aussi, moins de trois ans avant le meurtre d’Ilan Halimi, Sébastien Selam avait été mutilé à un degré que peu d’être humains peuvent imaginer.

Mais la vérité, disons-la : l’Affaire Selam n’a mobilisé quasiment personne dans ce pays, laissant la mère de Sébastien Selam dans le désarroi le plus profond. Pourquoi un tel silence ? D’ailleurs, que devient l’Affaire Selam depuis que la 4ème chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a décidé de ré-ouvrir, début 2008, le dossier du meurtre du jeune Sébastien Selam ?

Quant à Ilan Halimi, il est également mort de la loi du silence. A la différence que ce silence là ne venait ni de la presse ni des autorités politiques, religieuses, associatives …. Non, cette fois-ci, nous parlons du silence volontairement maintenu et entretenu par chacun des bourreaux du jeune Ilan : aucun des protagonistes associés de près ou de loin au rapt, à la séquestration, aux sévices puis au meurtre d’Ilan n’a jamais dénoncé ce qui se passait à Bagneux entre le 21.01.06 et le 13.02.06. Indépendamment des protagonistes impliqués dans le « Gang des Barbares », aucun habitant de la Cité de Bagneux n’a rien voulu voir ni rien voulu entendre.

Voilà à quoi ressemblent certaines cités, certains quartiers de France où la montée du fondamentalisme musulman conduit par réflexe de peur aux pires lâchetés, aux plus criminels silences mais aussi expose certaines populations aux pires exactions, parfois à la mort. Parmi ces populations particulièrement exposées, citons :

– les femmes, en priorité musulmanes et souvent jeunes qui font le choix de ne pas soumettre à la charia.

– les citoyens de confession israélite.

– les citoyens de confession musulmane qui refusent les compromissions avec l’islamisme.

Le meurtre d’Ilan Halimi : l’expression à visage découvert de l’implantation sur le sol français du fondamentalisme musulman venu de l’étranger.

1. Le rapt d’Ilan Halimi :

Le Procureur de la République Jean-Claude Marin a indiqué que les ravisseurs d’Ilan Halimi s’étaient en fait inspirés de « scènes connues par ailleurs », faisant ainsi allusion aux rapts d’Occidentaux par les terroristes d’Al-Qaïda en Irak. Ce que nombre de commentateurs se sont du reste empressés d’éviter d’ébruiter, preuve s’il en est que la marque de l’offensive idéologique du Djihad dans l’Affaire Halimi demeure un sujet à l’évidence tabou. Un sujet à taire à tout prix ? Et si oui, pourquoi ?

2. la cybercriminalité :

Une fois Ilan Halimi séquestré, Youssouf Fofana contacte alors les proches d’Halimi pour leur demander de se connecter à une boîte mail, les informant du rapt d’Ilan, précisant que sa vie  » est menacée de mort  » et réclamant une rançon de 450 000 euros. A partir de là, la Brigade criminelle est saisie, chacun comprenant l’extrême gravité de l’affaire. Mais Youssouf Fofana sait, à l’évidence, comment procéder pour négocier sans être pour autant pisté par les enquêteurs, du moins dans un premier temps :

a. Il prend soin de téléphoner depuis des taxiphones. Les communications à bas prix que l’on peut y passer passent par des routeurs à l’étranger. De fait, quand les policiers essaient de remonter les lignes d’où sont passées ces communications, ils se retrouvent chez des opérateurs étrangers et ne parviennent pas, en conséquence, à identifier l’auteur des messages.

b. Le 22.01.06, soit le lendemain seulement de l’enlèvement d’Ilan, Youssouf Fofana se rend en Côte d’Ivoire et ce sans avoir été un seul moment inquiété à aucun stade de son déplacement. Une fois à Abidjan et suite à la demande de rançon faite en France, Youssouf Fofana décide de percevoir l’argent de la rançon par le réseau de la Western Union qui permet d’effectuer des virements internationaux. Seulement, il sait que le transfert de la somme conséquente de 450 000 euros risque d’éveiller des soupçons. Sur ce point, Maître Francis Szpiner expliquera fort bien que « dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, le bureau peut refuser le transfert de ladite somme, prévenir la police et dire :  » Il y a une personne qui veut transférer des fonds … » » Comment réagit alors Fofana ? Depuis un cybercafé d’Abidjan, il adresse un message à Monsieur Halimi pour lui fixer un rendez-vous le lendemain, lui précisant : « Vous devez venir avec 10 personnes … et avec leurs pièces d’identité. » Là encore, Maître Francis Szpiner décrypte la stratégie mise en place par Youssouf Fofana : « Les 10 personnes avec leurs cartes d’identité, c’est une manière de fractionner les fonds et de ne pas attirer l’attention et donc de faire en sorte que la police ne soit prévenue. »

Les moyens de communication utilisés par Fofana ne sont pas sans rappeler ceux employés en leur temps par des terroristes.
A titre d’exemple, le terroriste Richard Reid qui embarquait en dissimulant des explosifs dans ses chaussures et avait tenté de faire exploser le Vol 63 d’American Airlines le 23.12.01, « passait ses journées dans un cybercafé parisien. Tous les disques durs des ordinateurs de ce café du XVIIIème arrondissement seront ensuite analysés. » [Source citée : extrait d’un article intitulé « Le Cyber-terrorisme est-il possible et vraisemblable ? » dont l’auteur est Daniel Martin, Président fondateur de l’Institut International des Hautes Etudes de la Cybercriminalité.]

3. L’antisémitisme de Youssouf Fofana sur fond d’adhésion à l’idéologie du Djihad :

Lors de la Séance des Questions au gouvernement du mardi 21.02.06 à l’Assemblée nationale et en réponse à une question du député Georges Tron, Le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy livrait plusieurs informations à la Représentation nationale, parmi lesquelles celle-ci :

« ….. La vérité, c’est que lors des perquisitions ont été découverts des documents de soutien au Comité de Bienveillance et de Secours aux Palestiniens ainsi que des prescriptions de caractère salafiste. ….. »

 Le Comité de Bienveillance et de Secours aux Palestiniens :

Dans un article intitulé « Le CBSP, organe de collecte du Hamas en France », paru le 12.10.07 sur le blog consacré au terrorisme et à l’islamisme « Actualité du terrorisme et de l’islamisme », Paul Landau établit la fiche d’identité suivante du Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens :

« Le CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens) a été crée en 1990, en tant qu’association loi 1901, déclarée auprès de la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Son siège est actuellement installé à Paris ….. Le CBSP dispose également de bureaux à Lille, Lyon et Marseille.

Contrairement aux affirmations sur son site officiel et dans sa lettre du monde, il n’est pas une association  » autonome  » et  » indépendante « . Il est, en fait, un rouage dans une structure beaucoup plus vaste, intitulée la  » Coalition de la Bienfaisance. »

Ce réseau d’associations a été crée dans de nombreux pays européens, sur l’instigation du cheikh Youssouf Qaradawi, afin de collecter des fonds à destination du Hamas palestinien.

Cela ressort très clairement de documents publiés sur Internet, sur un autre site consacré au CBSP (mais dont l’adresse n’est jamais indiquée sur le site officiel du CBSP) ….. » [-Informations reprises dans  » Pour Allah jusqu’à la mort  » de Paul Landau, p.215 à 217]

Deux enquêtes menées par les services de police en France à l’encontre du CBSP seront classées sans suite ….

Plus édifiant encore sera le Rapport intitulé « Le vrai visage de l’UOIF » du Centre Simon Wiesenthal, fin octobre 2004, dont l’auteur est Paul Landau :

« 2 – L’UOIF, le CBSP et le financement du Hamas en France :

Le 22 août 2003, au lendemain d’un attentat-suicide dans un autobus, à Jérusalem, qui avait coûté la vie à vingt personnes et fait plus de cent blessés, le Président américain Georges W. Bush annonçait une série de mesures destinées à lutter contre le financement du mouvement terroriste Hamas. Parmi ces mesures figuraient la décision de geler les biens de six dirigeants du Hamas, désignés comme des  » Specially Designated Global Terrorists « , et de cinq associations caritatives fournissant un soutien financier au mouvement terroriste.
Parmi ces dernières, figuraient une association, installée en France, le Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP), ainsi que l’Association de Secours palestinien (ASP), installée en Suisse, et le Palestinian Relief and Development Fund (Interpal), situé à Londres. »

Concernant le Congrès de l’UOIF de 2004, le Rapport du Centre Simon Wiesenthal précise quelques lignes plus loin :

« …. Lors du dernier congrès de l’UOIF, au Bourget, en avril 2004, le stand du CBSP était l’un des plus visités. …..
Les nombreux visiteurs musulmans du stand CBSP étaient invités à participer activement au  » soutien à la lutte du peuple palestinien « . Pour la modique somme de 50 euros, ils pouvaient, en effet,  » parrainer un orphelin de Palestine « . Or, il suffisait de poser quelques questions aux responsables du stand pour avoir confirmation que ces orphelins n’étaient pas les enfants de victimes de l’Intifada, mais les orphelins des  » martyrs  » du Hamas, ces bombes humaines qui ont entraîné dans leur mort des dizaines de civils israéliens, hommes, femmes et enfants. »
(Rapport du Centre Simon Wiesenthal publié sur le Site de l’Union des Patrons et des Professionnels juifs de France.)

 L’antisémitisme de Youssouf Fofana :

L’antisémitisme de Fofana est à l’image de celui répandu par le Hamas. Le Hamas, « l’une des ailes des Frères musulmans en Palestine » (art. 2 de la Charte du Hamas).

Reprenons donc les termes du discours de Youssouf Fofana :

 La motivation du Gang des Barbares dans l’organisation du rapt d’Ilan Halimi :  » Les juifs ont de l’argent. »,  » Les juifs sont solidaires entre eux et ils paieront.  »

Que nous dit, à ce sujet, l’article 22 de la Charte du Hamas, charte publiée le 18.08.98 ? :

« Depuis longtemps déjà, considérant les causes agissantes sur le cours des choses, les ennemis ont dressé des plans et les ont adoptés pour parvenir là où ils sont arrivés actuellement. Ils ont travaillé à rassembler des fortunes matérielles considérables et dont l’influence est grande et qu’ils ont affectées à la réalisation de leur rêve. Grâce à l’argent, ils règnent sur les médias mondiaux, les agences d’informations, la presse, les maisons d’édition, les radios, etc. …… Grâce à l’argent, ils ont crée des organisations secrètes qui étendent leur présence dans toutes les parties du monde pour détruire les sociétés et réaliser les intérêts du sionisme, comme la franc-maçonnerie, les clubs Rotary et Lyons, le B’nai B’rith (Abnâ ‘al, ‘Ahd). »

 L’ouverture du procès, le 29.04.09, à la Cour d’assises des mineurs de Paris :

La présidente qui demande à Youssouf Fofana de décliner son identité. Il répond : « Je m’appelle arabs, africaine révolte armée barbare salafiste. Je suis né le 13 février 2006. »

Deux observations sur ce point :

– Youssouf Fofana ne nie nullement son adhésion au salafisme. Il en fait même à l’évidence un élément de fierté. Ou serait-ce une nouvelle forme de propagande, habile manœuvre pour soutenir  » la cause salafiste  » et ce de la salle d’un procès certes tenu à huit clos mais dont Fofana sait parfaitement que chacune de ses provocations sera commentée par la presse, donc diffusée pour au final recevoir l’écho attendu sur le terrain sur lequel œuvre les salafistes, à savoir les populations parfois fragilisées des territoires perdus de la République française ? Fofana sait provoquer et manipuler à la fois, signe d’une intelligence perverse. Sur ce point précis, Alexandre Lévy parle fort judicieusement de  » l’intelligence du vice  » : « Pour certains, c’est un monstre crée par les médias, d’un âge mental de 14 ans et incapable de conceptualiser. Je ne le crois pas. Selon les enquêteurs, il a  » l’intelligence du vice.  » C’est un caïd charismatique qui apprend vite de ses erreurs. …. » [L’Express, « Youssouf Fofana, « l’intelligence du vice » », 19/05/09 / Interview d’Alexandre Lévy au sujet de son livre « Gang des barbares, chronique d’un fiasco financier » ]

–  » Je suis né le 13 février 2006  » : certes, en donnant la date laquelle a été retrouvé Ilan Halimi sur cette voie ferrée de Sainte-Geneviève–des-Bois, Youssouf Fofana verse sciemment dans une stratégie de provocation visant à faire réagir l’auditoire à son discours, soit par l’indignation soit par l’assentiment. Pour autant, une fois de plus, la question de l’identité est soulevée comme chaque fois dans les différentes facettes de l’islam radical. C’est vrai dans de le débat sur le voile et le niqab. C’est aussi vrai dans les vidéos de propagande diffusées par Al-Qaïda où ceux qui s’adressent à l’opinion y apparaissent parfois masqués. Enfin, concernant ici précisément la référence à Al-Qaïda, n’oublions pas que Youssouf Fofana n’hésitera pas non plus, le 10.06.09, à affirmer que  » si Al-Qaïda voulait de lui, il était partant « , laissant donc clairement entendre qu’il aurait été prêt à franchir la mince frontière qui semblait séparer dans son esprit le djihad idéologique du djihad armé.

 L’audience du 28 mai 2009 :

Youssouf Fofana déclare : « Je comprends que la famille d’Ilan réclame justice, je le comprends et les respecte. Mais Gaza et l’Afrique réclament justice également. »

Que nous dit la Charte du Hamas au sujet de la Palestine … et en vérité plus exactement de l’appel au djihad sur le dossier palestinien ? :

1/ « …. Le Mouvement de la Résistance islamique est apparu pour assumer son rôle de combattant du jihad sur le chemin de son Seigneur. Il donne le bras à tous ceux qui mènent le jihad pour la libération de la Palestine. » (Introduction de la Charte du Hamas)

2/ « …. Il n’y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad. Quant aux initiatives, propositions et autres conférences internationales, ce ne sont que pertes de temps et d’activités futiles. Le peuple palestinien a trop d’honneur pour dilapider son avenir, son droit et son destin en activités futiles. » (art. 13)

3/ « Face à l’usurpation de la Palestine par les Juifs, il faut brandir l’étendard du jihad …. « (art. 15)

4/ « Les pratiques sionistes nazies à l’encontre de notre peuple ne parviendront pas à prolonger leur invasion …. » (art.31)

Nous le voyons, La Charte du Hamas, c’est l’appel permanent à la Guerre Sainte, laquelle va de pair avec la destruction de l’Etat d’Israël pour l’Organisation terroriste Hamas.

Au-delà des analogies étroites constatées entre le contenu du discours de Youssouf Fofana et les termes de la Charte du Hamas, ce qui est frappant dans la déclaration précitée de Fofana, c’est l’indissociable lien qu’il établit entre le meurtre d’un jeune Juif et la situation à  » Gaza et en Afrique « . Et donc en fin de compte, entre la « colonisation » de la Palestine par les Juifs et la référence à la colonisation de l’Afrique par les Occidentaux. Les Juifs deviennent alors dans l’esprit de Fofana les « nouveaux colonisateurs du monde ».

Relisons à ce sujet l’article 22 de la Charte du Hamas :

« Grâce à l’argent, ils sont parvenus à prendre le contrôle des Etats colonialistes et ce sont eux qui les ont poussés à coloniser de nombreuses régions pour en exploiter les richesses et y répandre leur corruption. »

 L’audience du 10.06.09 :

La présidente Nadia Ajjan remémore le contenu d’un courrier adressé par Yousouf Fofana à l’avocat de la famille Halimi, Maître Szpiner, où Youssouf Fofana n’hésitait alors pas à déclarer qu’ « au nom d’Allah, du prophète de l’islam, des salafistes, des musulmans, des martyrs de l’islam, des femmes et des enfants qui sont morts et qui souffrent et qui mourront du capitalisme juif …. Le sang d’un juif vivant doit être côté en bourse et son cadavre encore plus. »

La référence au présumé capitalisme juif nous renvoie à l’extrait de l’article 22 de la Charte du Hamas, cité précédemment et concernant  » l’argent des juifs « . Attardons-nous donc désormais quelques instants sur la dernière phrase de Youssouf Fofana : « Le sang d’un juif vivant doit être côté en bourse et son cadavre encore plus ». Propos qu’il complètera le même jour, en se réjouissant d’avoir « gagné  » quelque chose dans cette affaire : « Maintenant, chaque juif qui se balade en France se dit dans sa tête qu’il peut être enlevé à tout moment. »
Une fois de plus, Fofana se place dans la droite ligne de l’appel au djihad à  » l’encontre de la constellation sioniste  » auquel invite la Charte du Hamas : « L’Apôtre de Dieu – que Dieu lui donne bénédiction et paix – a dit : « L’heure ne viendra pas avant que les musulmans n’aient combattu les Juifs (c’est-à-dire que les musulmans ne les ai tués), avant que les juifs ne se fussent cachés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit :  » Musulman, serviteur de Dieu ! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le. ….  » » … » (art. 7)

Que déduire de toute cette analyse ?

L’antisémitisme de Youssouf Fofana n’est pas l’antisémitisme de Charles Maurras. Certes, la constante de la phobie des Juifs et des Francs-maçons existe tant dans le discours maurrassien que dans celui du Hamas. Toutefois, le contexte politique de la France des années 2000 ne présente pas de points communs avec celui de l’Action française.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas s’inspire néanmoins d’un antisémitisme européen qui date des Protocoles des Sages de Sion. Et il faut bien reconnaître que La Charte du Hamas tend au moins à un objectif commun de ceux visés par la diffusion de ces protocoles : démontrer qu’il existerait bel et bien dans notre monde contemporain un « complot judéo-maçonnique » mondial. Ce afin de justifier, dans l’esprit du Hamas, la haine d’Israël et des Juifs.

Notons du reste que les Protocoles des Sages de Sion sont actuellement largement diffusés dans les pays arabes, la série télévisée Al-Sameri wa Al-Saher sur la télévision iranienne Al-Alam Télévision mettant par exemple en scène une dénonciation du supposé pouvoir des Juifs dans le monde ainsi qu’un négationnisme ouvertement affiché à l’égard des crimes commis envers les Juifs.

Voilà de quoi est véritablement mort Ilan Halimi : de la légitimation du crime antisémite, tissée sur la Toile accessible à tous autant que sur les écrans de la télévision iranienne, devenues toutes deux un outil de propagande redoutable au service de l’Hitler musulman Mahmoud Ahmadinejad qui règne en dictateur despote en Iran. Le même Ahmadinejad qui appelait  » à rayer Israël de la carte  » lors de la Conférence du 26.10.05 « Le monde sans le sionisme », relayant de fait allègrement le discours de l’Organisation terroriste Hamas qui, elle aussi, ne cesse de prôner la destruction pure et simple de l’Etat d’Israël. Et dans cette suite logique, que nous dit Mahmoud Ahmadinejad, le 26.10.05 ? Je cite :

« La création du régime qui occupe Al-Quods (Jérusalem) a été une manœuvre significative du système globalement dominant et de l’Occident contre le monde islamique. Un combat historique est en train d’être mené entre le Monde Oppresseur et le monde Islamique et les racines de ce conflit ont des centaines d’années. L’Etat occupant (Israël) est la tête de pont du Monde Oppresseur au cœur du monde islamique. Ils ont construit une base pour pouvoir étendre leur domination sur tout le monde islamique. Il n’y a aucune autre raison d’être pour cette entité sans cet objectif.

La bataille qui se joue en Palestine aujourd’hui est donc celle de la ligne de front entre le monde islamique et le Monde Oppresseur.
Aujourd’hui, la nation palestinienne combat le monde oppresseur pour la communauté islamique toute entière. »

Quel est le point commun aux déclarations de Mahmoud Ahmadinejad et la démarche de pensée d’un Youssouf Fofana ?
En fait, l’antisémitisme de Youssouf Fofana semble se confondre avec un antisionisme tout aussi exacerbé même si ce dernier ne semble pas par ailleurs ouvertement verbalisé.

Le peuple palestinien devient soudain pour Fofana le peuple  » colonisé  » par l’Etat israélien. L’Etat israélien est alors de fait assimilé à « l’Oppresseur ». Habile processus que celui qui consiste à désigner un persécuteur « idéal » pour d’autant mieux occulter la réalité de la lourde responsabilité du Hamas qui a lui-même grandement contribué à maintenir le peuple palestinien dans la situation de détresse économique et psychologique qu’il connaît depuis tant d’années !

Il n’en demeure pas moins que pour un Fofana, les Juifs – par assimilation avec l’Etat d’Israël – deviennent dès lors « l’Oppresseur », le même que celui dont parlait Mahmoud Ahmadinejad le 26.10.05.
Un oppresseur, toujours du point de vue d’un Fofana, du reste également forcément puissant parce que « bourré de thunes » comme le seraient bien évidemment tous les Juifs de France et tous les Juifs du monde. Par voie de conséquence, c’est parce que les Juifs sont riches qu’ils sont « les oppresseurs » et qu’ils doivent donc disparaître comme devrait disparaître l’Etat d’Israël.

D’où le recours au crime : tuer des Juifs devient dès lors et par transposition du conflit israélo-palestinien dans l’esprit d’un Fofana, un objectif prioritaire.

Voici à quoi ressemble, me semble-t-il du moins, le raisonnement certes on ne peut plus simpliste de Youssouf Fofana mais hélas oh combien porteur de dérives idéologiques criminelles infiltrées dans certains esprits contaminés par les sirènes de groupuscules islamistes venus de l’étranger, néanmoins de mieux en mieux implantés dans nos banlieues françaises.

Dans l’Affaire Halimi, il est temps de cesser de se voiler la face avant que d’autres drames ne surviennent : oui, c’est l’idéologie du Djihad qui a assassiné Ilan Halimi, Fofana en ayant été non pas l’unique mais le principal bras armé. Encore qu’il serait judicieux de savoir s’il n’existait pas dans toute cette horrible affaire un commanditaire placé au-dessus de Fofana, hypothèse qui a du reste été parfois émise mais jamais vérifiée.

Quoi qu’il en soit, n’ergotons pas sur les mots : le crime d’Ilan Halimi démontre que le fondamentalisme musulman est l’expression d’un nouveau nazisme. Et plus personne ne peut plus dire depuis déjà quelques années que ce fléau progresse en France et dans le monde : « Nous ne savions pas. »

Qui seront en effet demain les nouvelles victimes françaises, européennes, occidentales dans le monde, du cancer qu’est l’idéologie salafiste djihadiste, ce nouveau nazisme des temps modernes ? Réagissons donc avant que d’autres tragédies ne surviennent !

Bonapartine

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