Les frères Cohn-Bendit, faut les virer !

Publié le 28 septembre 2007 - par
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Eh bien oui, on peut rêver, non ? Je me verrais bien en moderne Jeanne d’Arc boutant les libéraux libertaires hors de France ….et peu me chaut que ceux-ci soient Français, Allemands, ou Chinois ! Je reprendrais même volontiers à mon compte la fameuse phrase de Sarkozy «La France, on l’aime ou on la quitte», parce qu’il n’y a pas pire ennemi de la République et des valeurs françaises que cette engeance. Je préfèrerais mille fois remplacer tous ces gaucho- libéro-libertaires par des Mahyar Monshipour, des Chahdortt Djavann, des Chahla Chafik ou de simples Malien(ne)s, Roumain(es), Iranien(ne)s, des plombiers polonais ou marocains capables, eux, d’apprécier à sa juste mesure la patrie des droits de l’homme, la protection sociale, la liberté d’expression, l’égalité homme-femme et les exigences de notre système éducatif (enfin, ce qu’il en reste).

Pourquoi cette ire soudaine, me direz-vous ? Elle n’est pas soudaine, c’est un feu qui couve depuis plusieurs années, depuis que Daniel Cohn-Bendit se croit indispensable et plastronne dans les médias et les hautes sphères politiques pour défendre l’indéfendable : l’Europe des régions, le oui au T.C.E., le ralliement du P.S. et/ou des Verts au Modem, le droit des filles de porter le voile à l’école, et même l’interdiction de la fessée parentale…

On aura remarqué le dénominateur commun à tout cela, le refus de l’autorité, le refus du père (allo, Freud ?), le refus de la mère patrie, s’accompagnant paradoxalement de la soumission aux désirs, la soumission aux minorités, la soumission aux luttes tribales, la soumission aux diktats religieux. Le « Rouge-libéral » (bel oxymore) de service n’en est pas une contradiction près : non à la loi française, mais oui au père islamiste. Non à la nation, mais oui à la minorité corse qui terrorise les 85% de Corses qui veulent rester Français. Non à une confédération d’Etats d’Europe mais oui à une fédération de régions. Non aux devoirs, mais oui à tous les droits… Il hait la République. Les républicains le lui rendent bien.

Ce qui a mis le feu aux poudres ? Darcos. Il a osé, lui qui fait partie d’un gouvernement issu d’une campagne aux accents républicains, alors que l’on espérait que Guaino aurait une certaine influence à l’Elysée, livrer à Gabriel Cohn-Bendit, frère et alter ego du précédent, les collèges de banlieue qui seront désertés (suppression de la carte scolaire oblige) à la rentrée 2008 pour en faire des collèges expérimentaux. Le sieur Gabriel, nommé en 2001 par Jacques Lang (tiens, tiens…) au Conseil national de l’innovation en était sorti par la fenêtre avec Ferry, il revient par la grande porte au Ministère et lance un appel enthousiaste à tous les pédagogues, à tous ceux que tente une nouvelle façon d’enseigner …

On pourrait, on devrait s’en réjouir … sauf que, comme Dany « le rouge », Gabriel est un libertaire qui s’en vante, c’est-à-dire qu’il rejette toute autorité et qu’il revendique une liberté individuelle absolue. Sauf que Gabriel, au nom de cette même liberté, a pris la défense de Faurisson en 1979. Sauf qu’il s’est battu pour que les sœurs Levy aient le droit de porter le voile en classe. Sauf qu’il a participé à la fondation du lycée expérimental de Saint-Nazaire, établissement autogéré, sans proviseur, ni secrétaire, ni femme de ménage ; chaque membre de l’équipe (éducateurs et élèves) participe à toutes les tâches à tour de rôle, les élèves préparent et passent le baccalauréat « s’ils en ont envie », le taux d’absentéisme est énorme et celui de réussite au bac est un des plus bas de France …

Et c’est ce personnage qui va, aux frais du contribuable, lancer des collèges expérimentaux pour lesquels il aura carte blanche : il a expressément demandé (et obtenu) de n’avoir de compte à rendre qu’au ministère !
Foin de l’égalité républicaine, foin des programmes, foin des examens, foin de Voltaire et de la Shoah. Ces petits privilégiés n’apprendront que ce qu’ils voudront, quand ils le voudront, et s’ils le décident !
Que dire par ailleurs de tous les autres élèves, entassés dans les autres collèges à trente par classe ? Les économies qui vont être faites, les suppressions de postes de professeurs annoncées ne serviront pas à rembourser la dette; elles permettront aux pédagos fumeux et aux Cohn-Bendit de se la couler douce. A vous dégoûter de payer des impôts. A dégoûter les profs d’essayer de transmettre des connaissances et des valeurs.

Question subsidiaire : est-ce un hasard si les Cohn-Bendit, les Lang, les Kouchner se retrouvent dans les ministères du gouvernement Fillon ? Est-ce un hasard si tous ceux qui ont détruit/détruisent l’école publique sont des partisans de l’Europe des régions, du T.C.E., du voile et de la retraite par capitalisation ? (N’est-ce pas, Monsieur Jospin ?) N’est-on pas en train d’assister à la réunion de tous les libéraux, avec un seul but, non avoué, la mort de la République, de ses valeurs et de ses acquis ? D’autres piétinent, prêts à participer à la curée finale, modèles de tous ces messieurs qui disent au pékin moyen de se serrer la ceinture quand eux-mêmes se gobergent, comme Mamère, le grand copain de Gabriel Cohn-Bendit, grand menteur devant l’éternel, arrivé au studio de télévision en « vélo » selon ses dires mais enregistré par les caméras en train de sortir d’une voiture avec chauffeur …

Christine Tasin

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