Les ingrédients qui ont amené la France à un Etat de non-droit

Publié le 30 août 2010 - par - 347 vues
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La déliquescence de l’état de droit en France est un fait. Nous avons atteint un point de non retour, et pourtant c’était prévisible ; cela a commencé il y a longtemps. Nous contrevenons aux droits fondamentaux inscrits dans la Proclamation des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, et pourtant ils sont adossés à notre constitution, comme, hélas, bien d’autres manifestes plus saugrenus qui ne font que contredire ce texte, à commencer par la Charte de l’ONU et ses faux droits, et à suivre par cette ineptie appelée Charte Coppens et son principe de précaution.

Les droits fondamentaux sont simples, clairs, naturels : l’Egalité devant la Loi, le premier à être perpétuellement transgressé. La Liberté : de penser, de croire, de s’exprimer, de se déplacer, de plus en plus mise à mal par le jeu du politiquement correct. La Propriété, sans laquelle seul domine le droit du plus fort. Or, le droit de propriété est de plus en plus restreint et plus du tout défendu par les pouvoirs publics. Enfin la Sûreté, qui signifie que la sécurité des Biens et des Personnes doit être défendue par l’autorité afin que chacun ne se fasse pas justice soi-même. La Sûreté limite la Liberté, car celui qui nuit à autrui empiète sur la liberté de l’autre et l’autorité doit l’en empêcher. Il n’y a pas de liberté sans responsabilité et pas de responsabilité sans éducation. Le seul droit discutable de cette proclamation est la « résistance à l’oppression » car il ne saurait y avoir oppression dans une société juste, équitable, sans abus de pouvoir et sans corruption, c’est-à-dire une société qui défend les 4 droits précédents. Ce « droit » signifie que l’abus de pouvoir doit être puni, mais la définition même de l’abus de pouvoir prête parfois à interprétation.

Mais il y a d’autres phénomènes que le rafistolage permanent de notre constitution :

L’excès de lois

Il y a d’abord un excès de lois incompréhensibles et inapplicables quand elles ne sont pas contradictoires. Au lieu d’abroger celles qui n’ont plus lieu d’être ou dont on a perçu la nocivité, nos législateurs les empilent. La loi sur le voile, inutile et mal ficelée, est inappliquée et inapplicable. Elle n’a eu pour effet que d’opprimer un peu plus les catholiques, et pour corollaire l’arrivée d’une nouvelle provocation baptisée Burqa. L’autonomie des écoles aurait suffi à résoudre le problème, mais il a fallu légiférer. La Burqa pose des problèmes de sécurité publique, cela devrait suffire pour rendre la vie impossible à ses porteuses et à leurs protecteurs. Hé bien, non, nous finiront par légiférer, puis il faudra faire une nouvelle loi pour empêcher les islamistes convaincus d’enfermer leurs femmes dans des harems. Or, qui dit loi dit contrôle. Faire compliqué coûte cher au contribuable et en plus, ça ne marche pas.

Le fantasme des ghettos

Qu’on ne me parle pas de ghettos. Dans les années 60 nous avons construit des barres de HLM pour loger les Français, puis les pieds-noirs d’Algérie… Nous faisions alors appel à une main d’œuvre maghrébine qui venait construire nos immeubles car il y avait urgence à loger tous ces gens et il fallait du monde sur les chantiers. Ces immigrés rentraient ensuite chez eux et l’argent gagné était dépensé là-bas. Par appât du gain et pour faire plaisir à quelques grands patrons cherchant de la main d’œuvre bon marché, Chirac a décidé le regroupement familial de sorte que ces immigrés sont venus s’installer chez nous. Il n’y avait pas de problème d’islam radical à ce moment-là, néanmoins les mœurs de ces nouveaux arrivants étaient incompatibles avec les nôtres : installés dans ces immeubles-barres, ils en ont chassé les Français et se sont eux-mêmes enfermés dans leur propre ghetto.

Victimes du chômage de masse parce que non qualifiés, ils sont restés, ont fait souche et leurs enfants n’ont parfois jamais vu leurs parents travailler. Ces jeunes se sont habitués à vivre d’expédients et d’aides sociales, évidemment insuffisantes, donc améliorées par des combines diverses allant jusqu’au trafic de substances illicites, qui rapporte bien plus que le travail honnête. De plus, ils nous haïssent, nous rendant responsables de leur maux alors que notre seule responsabilité a été de leur accorder une nationalité dont ils ne veulent pas. Bien entendu si nos gouvernements respectifs en étaient restés au regroupement au cas par cas sans accepter de nouveaux immigrés, nous aurions fini par les assimiler, mais c’était pure utopie que de croire cela. Du reste, en 81, un certain Mitterrand s’est empressé d’ouvrir les frontières en grand et nous avons commencé à accueillir toute la misère du monde.

Notons que si le grand patronat de l’époque n’était pas resté coincé au XIXe siècle grâce à un protectionnisme forcené, il aurait fait ce que d’autres pays ont fait : moderniser la production. Je pense essentiellement à l’automobile. Le Taylorisme n’a disparu que dans les années 80, boosté par le Japon, qui a taillé des croupières aux Américains et dont nous nous sommes protégés uniquement grâce aux quotas qui étaient imposés aux industriels japonais. C’est d’ailleurs l’une des raisons – et non la seule crise économique liée au pétrole, mais les deux sont liées car la crise économique a poussé aux efforts de productivité – qui a jeté sur le pavé un grand nombre de travailleurs non qualifiés.

Le poids insupportable d’un état omniprésent

Il y a aussi, depuis 58, mais les choses n’ont fait que s’aggraver depuis, une tendance de l’état à s’immiscer dans toutes les activités humaines. Ceci explique notre fonction publique pléthorique : deux fois plus de fonctionnaires et assimilés par habitant par rapport à la moyenne de l’OCDE, et notamment à la moyenne européenne. Le résultat est limpide. Qui trop embrasse mal étreint, dit le proverbe. Le budget de l’état n’est pas illimité, il provient de ce que les Français sont capables de lui donner tout en continuant à vivre, à consommer pour eux-mêmes et pour leur famille, à se loger, à éduquer leurs enfants… Or, nous avons largement dépassé les bornes en matière de prélèvements obligatoires.

Nous asséchons la nation, l’appauvrissons, et l’endettons pour que l’état dépense sans compter dans tous les domaines et n’importe lesquels, en faisant fort mal ce que les Français pourraient faire eux-mêmes fort bien. Le résultat est que les ressources qui devraient être réservées aux tâches régaliennes sont trop faibles. Pourtant, ce sont les seules qui soient importantes car ce sont elles et elles seules qui permettent de garantir le respect des 5 droits naturels décrits plus haut. Mais évidemment ces tâches sont moins voyantes, donc moins porteuses électoralement, que les annonces de grands plans sur la comète, d’ailleurs voués à l’échec.

Le corollaire de cet état de fait, c’est que nos fonctionnaires doivent justifier leur existence. Donc ils s’occupent. C’est ainsi que j’ai pu constater que les innombrables travailleurs « sociaux » s’affairent à « aider » ceux qui sont dans le besoin, ce qui est très bien, sauf qu’ils en arrivent à faire du zèle et à permettre à des gens qui viennent illégalement, de percevoir des aides auxquelles ils ne devraient en aucun cas avoir droit.

Au nom de « mais leurs enfants doivent être scolarisés » ou bien « si on ne les aide pas ils vont sombrer dans la délinquance », tout leur est permis. Mais le clandestin, au vu de notre droit, est un délinquant. La logique voudrait que ces gens soient renvoyés chez eux, que leurs enfants ne puissent acquérir la nationalité française, que les hors-la-loi soient punis comme il se doit avant de repartir au pays. Mais nos prisons sont pleines à craquer de gens en attente de jugement, il n’y a plus de place, nos clandestins sont relâchés dans la nature, leurs enfants nés en France sont de futurs Français ce qui les rend inexpulsables… et nos services sociaux, qui n’hésitent pas à envoyer paître les Français de souche, se donnent un mal de chien pour leur faire accorder toutes les aides que nous payons par nos impôts. Quant-à nos juges, ils prennent un malin plaisir à défaire ce que fait la police et à libérer les pires criminels pour un rien, alors mettre un clandestin en prison, on peut courir. Nous essaierons plus loin de comprendre ce phénomène étrange, qui ne date pas d’hier mais n’a fait que s’amplifier au cours du temps.

L’abus de pouvoir

Lorsque l’état devient aussi omniprésent, lorsque les lois se suivent et se contredisent au point d’en arriver à un maquis inextricable, seul le spécialiste s’y retrouve. C’est ainsi que notre loi fiscale est tellement compliquée que seuls ceux qui peuvent s’offrir les services d’un conseiller onéreux ont une chance de ne pas se faire plumer. C’est ainsi que le droit administratif est tellement tortueux et changeant que seuls les agents de l’état le connaissent et ils ont beau jeu de l’interpréter à leur façon. Du coup, les moins honnêtes se laisseront facilement corrompre pour accorder un passe-droit, les plus pervers voudront jouir de ce pouvoir qu’ils ont sur le citoyen et feront tout pour lui compliquer la vie et l’empêcher d’obtenir ce à quoi il devrait normalement avoir droit et qu’il a payé par ses impôts. Bien entendu cette règle ne vaut que si vous n’êtes ni une « minorité visible », sinon vous allez hurler au racisme, ni une « communauté opprimée », pour des raisons tout aussi « bonnes ». Il est donc parfaitement logique que les Français de souche soient les premiers à en faire les frais, dans tous les sens du terme.

La repentance

Pourtant tout cela n’explique pas un autre phénomène : la haine de soi, la repentance à la mode, et la préférence étrangère. Nul n’est prophète en son pays mais il y a des limites. Depuis plusieurs années, il semble que nous ne soyons jamais suffisamment repentis des méfaits de la colonisation, de la xénophobie, du génocide Arménien (c’étaient les Turcs, pas nous, mais nous avons pondu une loi), de l’esclavagisme, du nazisme et autres maux de la planète dont le Français blanc et catho est seul et unique responsable, sauf curieusement le communisme. Loi Gayssot, Loi Taubira, Halde… Tout est fait pour nous culpabiliser. Or un peuple qui ne s’aime pas ne peut guère aimer les autres. Pourquoi tant de haine ? Qu’est-ce que les Français ont fait à leurs dirigeants pour qu’ils nous traitent ainsi ? Avec Chirac nous pensions avoir touché le fond, avec Sarkozy on en rajoute chaque jour. En ce moment c’est la Nouvelle Calédonie que nous sommes en train de brader, avec une disposition indigne qui revient à supprimer le droit de vote aux blancs.

Le culte du métissage et de la mixité forcée

Pourquoi vouloir à tout prix métisser les Français, c’est-à-dire fondre notre race et notre culture dans un melting pot uniformisé, de préférence islamisé ? Nos dirigeants se seraient-ils convertis à l’Islam pour assurer l’approvisionnement en pétrole ? Allah est grand et Manomètre est son prophète, disait Jacques Faizant. Ont-ils oublié que les pays islamiques ne reconnaissent que la loi du plus fort ? En acceptant d’avance notre défaite sur l’islam, nous passons pour des lâches, donc des faibles. Nous n’aurons ni le respect, ni le pétrole ! Du reste nos « minorités visibles » de banlieue le savent bien, et si nos lois ne sont pas respectées, c’est qu’ils se sentent plus forts que nous, puisque systématiquement impunis au nom du politiquement correct. Tout comme sont impunis les Gays qui vandalisent la cathédrale de Lyon, tout comme sont impunis les Bovéistes qui saccagent des champs, tout comme sont impunis les manifestants dits pacifistes qui cassent des vitrines au nom de la paix en Palestine, tout comme sont impunis les politiciens les plus véreux, de droite et de gauche, qui, eux, s’auto-protègent.

La « victimisation » et le déni de justice

Quant-aux juges qui libèrent si facilement les pires fripouilles mais gardent en prison un vieux monsieur qui a eu la mauvaise idée de ne pas se laisser dévaliser par deux « Roms », comment comprendre leurs motivations ? L’une coule de source : ils ont peur ! Ils vivent dans la ville où ils jugent. Tout simplement ! Or, la police est incapable de les protéger. La seconde est pratique : les prisons sont pleines. Comme on ne renvoie presque jamais de délinquant étranger, comme les jugements sont très longs et qu’en attendant les prévenus poireautent en prison – manque de moyen ou mauvaise organisation de la justice – ils font ce qu’ils peuvent. La troisième, plus grave, est d’ordre idéologique. Ces gens sont victimes de la société, ce n’est pas la société qui est victime de leurs exactions, donc il faut les aider, leur donner une chance. Hélas, la seule chance que l’on puisse donner à un tueur ou un violeur récidiviste, c’est celle de tuer ou de violer une fois de plus. Je ne sais pas quel est le pourcentage de juges atteint par le syndrome de l’angélisme, mais il y en a plus d’un.

Cette victimisation des coupables est caractéristique d’une gauche perdue dans ses utopies égalitaristes et son rêve du meilleur des mondes, une gauche qui a perdu, ou n’a jamais eu le sens des réalités, qui est guidée par de grands-bourgeois regardant le bas peuple avec une curiosité d’entomologistes, sans le comprendre, mais persuadés qu’ils sont capables d’en faire le bonheur malgré lui. Mais la droite actuelle n’est guère mieux lotie : ce sont les mêmes leaders, sortant des mêmes formations, issus du même sérail, interchangeables.

Le malaise de la police

Ne jetons pas la pierre aux policiers : ils ne sont ni armés, ni équipés, ni formés pour lutter contre la racaille communautariste – que ce soit celle des banlieues ou celles des Roms prêts à tout saccager si l’on s’en prend à l’un d’eux. De plus leur motivation à arrêter des hors-la-loi est inversement proportionnelle au nombre de ceux qui sont relâchés le lendemain, et viennent parfois les narguer. Alors ils vont au plus facile : ils piègent le citoyen pour des broutilles, ils s’en prennent à ceux qui n’ont pas derrière eux d’association de bien pensants pour les défendre, dont le chef de l’état ne recevra pas les parents à l’Elysée, qui ne font pas partie de minorités protégées par les associations anti-blancs et les Hautes Autorités anti françaises. Ils font du zèle derrière les radars d’autoroute, gardent les ministères et les personnalités bling-bling, et quand ils sont dans la rue ou au commissariat, filtrent les plaintes (sur ordre pour ne pas faire grimper les statistiques mettant en cause trop de « chances pour la France », bien que les statistiques « ethniques » soient interdites au grand public mais certainement accessibles en haut lieu), poursuivent les fumeurs de leur haine (affaire Galante), enquiquinent les Français avec la complicité des autorités.

Or, ce comportement là, de même que celui des magistrats idéologues ou apeurés, c’est bien un comportement « vichyste » : l’ennemi est le Français, pas l’occupant, car l’occupant détient le pouvoir.

Serions-nous en état d’occupation par une population exogène ? Pour le moment nous sommes plus nombreux qu’eux, que je sache. Mais si nous ne pouvons pas compter sur les politiques que nous avons élus, quelle option nous restera-t-il si nous voulons rester des hommes et des femmes libres ?

Christiane Chavanne

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