Les pathétiques arguments de Blondel lors de son débat avec Pierre Cassen

Publié le 29 janvier 2010 - par
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L’autre soir, RFI avait invité Marc Blondel et Pierre Cassen pour s’opposer sur l’éventuelle loi sur la burqua. Blondel était présenté comme président de la Libre Pensée.

A peine avait il commencé à s’exprimer que je me suis dit : « Libre pensée ? Ou confusion de la pensée ? » Notre homme était visiblement désarçonné face aux positions claires et cohérentes de Pierre Cassen. Celui ci ne tergiversait pas : si on condamne la burqua, il faut envisager les moyens de l’interdire. Blondel, lui, slalomait entre condamnation de la défroque, mais refus net de l’interdire. Au nom de la liberté d’expression, bien sûr. On ne s’y retrouvait guère dans ce galimatias, ponctué d’allusions égrillardes. Il était le premier à regretter de voir dérobées à sa vue ces formes féminines voilées de pied en cap. On se rappelait alors les propos sexistes qu’avait tenu l’ex syndicaliste, en particulier à l’endroit de sa collègue et adversaire de la CFDT, Nicole Notat. La gauloiserie est fille aînée du machisme.

Au fond, chez nos mâles hexagonaux, il y a, bien planquée, une sorte d’envie pour leurs collègues de l’islam, qui eux, osent faire ce dont ils rêvent en secret : garer les femmes pour leur seul usage. Après tout, l’échange des femmes pratiquée par nos « primitifs », caractéristique des sociétés patriarcales, s’offre une version moderne dans le grand déballage virtuel de femmes plus ou moins à poil. On se les offre toutes par images interposées et « libération sexuelle » rime pour beaucoup avec accès illimité aux femmes, comme à internet, mais gratuit.

Donc, à défaut d’arguments recevables, Blondel faisait dans l’allusion grivoise. Il restait comme tous nos bien pensants, au milieu du gué. Il pratiquait leur double langage : d’une main on excommunie, de l’autre on absout. Derrière tout ça, les peurs diverses : d’interdire et de passer pour un facho, de déplaire aux copains, de s’attirer les foudres des barbus…De pensée libre, pas l’ombre ! Le souci de chercher des solutions au rejet de 67 % des français face à la burqua ? Pas l’affaire de ce piètre débatteur que fut Blondel, ce soir là.

Qui ne prend parti ne peut prétendre convaincre.

Anne Zelensky

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