Les procureurs de la bien-pensance sont des conformistes et des lâches

Publié le 28 juin 2010 - par
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Les procureurs de la bien-pensance n’ont pas de valeurs

Dans une interview du mois de mai dernier (http://vodpod.com/watch/3627936-wafa-sultan-2-may-2010-full-interview), Wafa Sultan fait un constat terrible, qui lui vaudrait les pires accusations de racisme si elle ne parlait pas, avec tristesse, de son propre peuple et de son propre passé :

« Les musulmans sont enfermés. Nous devons les libérer de leurs peurs. Par l’éducation, en leur enseignant des valeurs. Notre problème dans le monde islamique est que nous n’avons pas de valeurs. »
 » J’étais médecin quand je suis venue ici. Dans ce pays j’ai appris les valeurs, ici, j’ai appris l’importance d’tre honnête, de la gentillesse, j’étais comme un petit enfant, chez nous nous avons la permission de mentir, de tromper les autres pour atteindre nos buts, nous n’avons pas de valeurs. »

J’ai envie de lui répondre : rassurez vous, Mme Sultan, des gens qui n’ont pas de valeurs, au moins il n’y en a pas que dans votre peuple, nous en avons tant et tant ici, à commencer par tous nos tartuffes bien pensants, ceux dont vous dites qu’ils ont inventé la fausse distinction entre islam modéré et islamisme.

Les « bien-pensants » sont des narcissiques qui ont peur d’avoir une mauvaise image d’eux-mêmes, et ne se soucient que de cela. Leur réputation avant tout : voilà leur valeur suprême. Ils ne veulent pas écouter ceux qui disent des vérités dont ils ne savent que faire, ils ne cherchent pas la vérité en soi, ils cherchent à ne pas « dériver », ne pas être « nauséabonds », de ne pas de choses « puantes ». Ils n’ont aucune valeur, aucun repère, la terreur intellectuelle prend sur eux, parce qu’ils ont fondamentalement la lâcheté de mettre leur réputation avant tout autre impératif. Ce sont des conformistes et des lâches.

Mais encore, il y a ceux qui se contentent de se fourvoyer ainsi eux-mêmes, et se contentent de se regarder dans le miroir et de se dire qu’il est urgent de ne pas agir, et puis il y en a de pires : ceux qui se nourrissent de la destruction des vrais défenseur de la liberté.

Les procureurs de la bien-pensance sont plus soucieux de leur réputation et de leur carrière que de quoi que ce soit d’autre, ils sont prêts à écraser quiconque les empêche de paraitre être les héros défenseurs de la liberté, méritant honneurs et récompenses, qu’ils ne sont nullement. Peu leur importe de collaborer ainsi objectivement avec les islamistes qu’ils prétendent combattre, ils mentent, salissent, accusent, tous ceux qui se mettent en travers de leur ascension …

Alors, comme leurs prédécesseurs salissaient Viktor Kravtchenko et les insurgés de 1956, ils salissent et « nazifient » et « psychiatrisent » ( parfois tout en les utilisant cyniquement) les Ayaan Hirsi Ali, les Taslima Nasreen, les Fanny Truchelut, les Riposte laïque, les nationalistes simplement « patriotes », les chrétiens simplement « fervents », les défenseurs purs et simples de la liberté comme Geert Wilders ou Anders Gravers … et bientôt viendra sans doute le tour de Pat Condell – dont l’humour parait une excellente protection ( !).

Que les Français ne se laissent pas tromper par ces tartuffes. Qu’ils n’oublient pas que leur premier devoir de citoyen ou citoyenne est de chercher la vérité, d’affronter le réel, de chercher des issues dans le réel et le possible.

« La vérité vous rendra libres », parce que la conscience du réel, la recherche de cette conscience, est la condition de la dignité de l’Etre humain.

Les procureurs de la bien-pensance veulent nous faire régresser, nous faire croire que parler d’un conflit, d’une violence, serait se rendre fautif de ce conflit, de cette violence. Ils veulent nous faire croire qu’il n’est pas besoin d’être conscient du réel, mais qu’il suffit d’appliquer au réel une recette magique – ne pas en parler – pour le transformer en une meilleure réalité. Ceci est bien entendu faux. Prendre conscience d’une situation conflictuelle, violente, est la condition pour trouver des issues aux conflits, la condition nécessaire pour les régler de façon juste.

La vérité est que la négation de la réalité des conflits, aboutit toujours à renforcer les responsables du conflit : les agresseurs, les violents, les vrais « nazis ».

Quand les Français lisent la presse « bien-pensante », qui stigmatise comme « extreme-droite » les opposants à l’islam, qu’ils pensent à la phrase de Wafa Sultan :

« Chez nous nous avons la permission de mentir, de tromper les autres pour atteindre nos buts, nous n’avons pas de valeurs. »

Cette phrase caractérise ici, les procureurs de la bien-pensance, qui traitent de nazis les opposants à l’islam.

Elisseievna

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