Le baiser de la mort des gauchistes et des bobos aux républicains compassionnels

Publié le 27 mai 2008 - par
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Quelle semaine ! Rien n’aura été épargné aux républicains convaincus que nous sommes. Les députés, au nom de la diversité, ont intégré dans la constitution française la reconnaissance des langues régionales (1). Il va être difficile, après cela, de ne pas reconnaître, au niveau européen, la charte des langues régionales, que jusqu’à ce jour la France avait refusé de signer, arguant qu’elle était contraire à la Constitution.

Ensuite, partout, on nous a fait le coup de la votation citoyenne. Mascarade démocratique (à peine 1 % de votants dans le peu de communes où un scrutin est organisé), négation du vrai suffrage universel, manipulation de l’opinion, ce mauvais coup à la nation est orchestré par de nombreux élus de gauche, sous la pression de la LDH. Elle réjouit la droite libérale, qui, n’ayant d’autres perspectives que d’abandonner la France à l’Europe de Bruxelles, ne peut que se féliciter de voir la nation s’affaiblir dans ce type d’initiatives, comme l’expliquent nos collaborateurs Guylain Chevrier et Christine Tasin. (2)

Comme si cela ne suffisait pas, les citoyens de ce pays assistent à ce spectacle incroyable : des sans-papiers se mettent à occuper des entreprises, pour exiger la régularisation de leur situation, et les organisations syndicales, sous la pression des gauchistes communautaristes, soutiennent ces revendications ! (3)

D’ailleurs, cette affaire de la régularisation des sans-papiers, soutenue par quelques gaucho-républicains qui demandent des papiers pour tous, est un des signes les plus consternants de la capitulation républicaine devant le gauchisme et le boboïsme. Savent-ils qu’ils participent allègrement au libéralisme, à la concurrence sauvage et au dumping social qu’ils prétendent combattre par ailleurs ? Savent-ils qu’ils relaient les demandes de patrons qui, parfois depuis de longues années sont, en toute connaissance de cause, dans l’illégalité, et en ont fait leurs choux gras aux frais de la collectivité ? Savent-ils qu’ils participent à la baisse généralisée des salaires et à l’organisation du chômage de masse ?

Dans les secteurs de la restauration et du bâtiment, qui manquent de bras, s’il n’y avait pas les sans-papiers et le travail au noir (souvent les mêmes), ces branches auraient depuis longtemps évolué et proposé des conditions de travail et des salaires bien meilleurs, ce qui aurait rendu ces métiers davantage attractifs. Comment peut-on, quand on est républicain, se battre contre le chômage de masse, en France, protester contre les 120.000 élèves qui sortent sans diplôme de l’Education nationale tous les ans, contre la détresse de quartiers où le chômage atteint 40 % de la population, et ne pas dire un mot sur le scandale des sans-papiers ? (4)

Faut-il rappeler à ces gens-là les propos de Georges Marchais, en 1981, quand il demandait, devant la montée du chômage de masse, l’arrêt de l’immigration, parlant d’inévitables ghettos qu’allaient subir les cités ouvrières ? (5)

Faut-il rappeler que les syndicats du mouvement ouvrier, dans les années 30, dans une période de crise du système capitaliste multipliant la misère chez les travailleurs, demandait aussi l’arrêt de l’immigration ? (6)

Pour ne rien arranger, la laïcité est plus malmenée que jamais, cernée entre la volonté du président de la République de la vider de toute substance, les pratiques de beaucoup trop d’élus de terrain, de droite comme de gauche, qui, au nom des « accommodements raisonnables », financent les cultes, localement, et la pression des gauchistes et des bobos compassionnels qui relaient toutes les revendications communautaristes des islamistes, forcément religion des pauvres, des opprimés et des enfants de colonisés. Là encore, combien de républicains retrouvent des accents laïques quand Sarkozy fait son signe de croix devant le pape, et se taisent quand les islamistes harcèlent la République à longueur d’année.

On pourrait également parler des « incivilités », pour ne pas parler des faits divers sordides auxquels elles aboutissent, qui, dans certains quartiers, rendent la vie impossible à de pauvres gens qui doivent subir insultes, vols, nuisances sonores… et, s’ils osent se plaindre, sont traités de racistes par les gauchistes et les bobos bien à l’abri dans leurs quartiers résidentiels… tout en se prétendent républicains, la bouche en cœur !

On n’a pas entendu grand monde, à l’exception de la philosophe Catherine Kintzler et d’Alain Finkielkraut, lorsque, en 2005, on brûla, pendant trois semaines, 300 écoles, des entreprises, des bâtiments publics, des voitures, et qu’on tua des passants qui avaient le tort d’être présents au mauvais moment. La seule chose qui indigna les bobos fut lorsqu’une lacrymo atteignit une mosquée ! Quel silence lorsque de véritables agressions au faciès, de la part de petits fascistes racistes de banlieue, perturbèrent les manifestations lycéennes en 2005, et les grandes mobilisations contre le CPE en 2006 !

Et quel silence sur l’école ! Quand elle ne permet plus aux enfants de familles défavorisées d’échapper au déterminisme social, l’extrême-gauche, relayée par la gauche bien-pensante affirme que c’est parce qu’elle est le reflet de la société, que la mixité sociale n’est pas assurée et qu’il y a trop de ghettos, tout en s’assurant que ses propres enfants fréquentent les bons quartiers et les bonnes écoles, privées s’il le faut. Sornettes et billevesées. Les vrais problèmes sont ailleurs : il est des villes, des quartiers et des classes où le refus de l’école, du savoir, de l’autorité et des valeurs républicaines est tel qu’il est tout simplement devenu impossible de faire cours.

Par ailleurs on a tellement dévalorisé l’effort, en invitant les professeurs à rendre les élèves « acteurs  » de leur propre apprentissage, à en faire des petits Dieux que l’on doit amuser que le maître est vu comme une marionnette que l’on a le droit de zapper, pour passer à autre chose. Pendant ce temps des pédagos fous, des sociologues, des responsables de syndicats ou de fédérations de parents d’élèves nous expliquent à qui mieux mieux que « la violence est du côté des adultes », que « il faut savoir écouter l’enfant, le respecter et prendre en compte ses problèmes », que « les professeurs sont élitistes », que « l’Education Nationale manque de moyens », que « les parents ne sont pas assez partie prenante dans l’école  » (comme si le patient se mêlait d’expliquer au chirurgien comment il doit l’opérer)… Bref, une belle collusion d’imbéciles, une belle collusion des fossoyeurs de l’école et de notre modèle républicain. (7)

Face à ces nombreux pieds de nez à tous les principes qui ont fondé nos valeurs, on se dit qu’on ne devrait entendre que les républicains sincères, attachés à la justice sociale, au respect des lois et aux valeurs émancipatrices de la République. Mais la pression de la bien-pensance, bobo et gauchiste, est tellement énorme que beaucoup craignent le lynchage médiatique, comme en fut victime hier Jean-Pierre Chevènement, s’ils tiennent un discours trop républicain, et osent attaquer de front la culture gauchiste et bobo.

Trop d’entre eux ont capitulé devant le rouleau compresseur de la bien-pensance compassionnelle, et de leurs puissants appuis médiatiques. Ils ont cessé de mener la bataille des devoirs, pour ne parler que des droits. Ils ont accepté l’idée d’une société basée sur l’assistanat, et sur des mécanismes pervers qui font que beaucoup de citoyens comprennent que travailler n’est plus la meilleure façon de boucler ses fins de mois.

Alors que le peuple français ne veut pas de la logique de Bruxelles, qu’il ne veut pas davantage de l’irresponsabilité d’un Besancenot ou d’un Bové, un boulevard devrait s’ouvrir pour un discours authentiquement républicain, rappelant l’attachement à la nation, aux droits, aux devoirs et à la justice sociale.

On comprend mal pourquoi cette attirance suicidaire, chez certains républicains dits de gauche, pour un Bové ou un Besancenot, alors qu’ils refusent parfois toute unité avec Jean-Pierre Chevènement ou avec Nicolas Dupont-Aignan. Ces gauchistes qui les fascinent sont pour la disparition de la France, soit au nom de l’Europe des travailleurs, ce qui ne mange pas de pain, soit au nom de l’Europe fédérale des régions. Pour cela, il faut finir de détricoter l’édifice républicain de notre pays.
Votation citoyenne pour donner le droit de vote aux immigrés, régularisation des sans-papiers, mise à mort de la laïcité, dissolution de la France dans une Europe des régions, marginalisation de la langue française qui unifie pour les langues régionales qui divisent… il y a une cohérence redoutable dans tous ces choix.

Mais en courant après l’extrême gauche et la gauche communautariste, au nom de la lutte contre le gouvernement Sarkozy et d’une convergence sociale, nos gaucho-républicains se font hara-kiri. Ils vont perdre sur toute la ligne. Ils seront toujours suspects, aux yeux des gauchistes qui haïssent la nation et le drapeau tricolore, qui vomissent les idéaux, les valeurs républicaines et les républicains eux-mêmes, et ils vont perdre tout crédit vis-à-vis du peuple, qui est beaucoup plus républicain (8) que ne l’imaginent ceux qui , en se laissant embrasser sur la bouche par les gauchistes, ne se doutent pas qu’ils reçoivent le baiser de la mort.

Mais c’est la France, la République sociale, la laïcité et la démocratie qui seront les vraies victimes, parce qu’il y a ainsi un véritable boulevard offert à la droite. Certaine de trouver dans le Parti Socialiste, converti à la social-démocratie, un allié de ses choix politiques, européistes et économiques, elle ne peut craindre un « bloc des gauches » qui, par ailleurs, se battrait sur la question sociale puisque celle-ci, avec de tels protagonistes, ne saurait trouver grâce auprès du peuple, qui, majoritairement épris de bon sens, se trouve à cent lieues des idéologies fumeuses, utopiques et dangereuses.

Les anathèmes, les insultes de la bobocratie, notamment sur l’immigration et l’islam, se veulent dissuasives. Le lynchage de Robert Redeker par la bande à Ruquier, il y a une semaine, est révélateur. Certains de nos rédacteurs subissent insultes et calomnies de la part de franges de l’extrême gauche, de bobos, mais aussi de personnages qui se prétendent républicains.

Cela n’entame en rien notre détermination. Nous ne nous laisserons pas intimider. Devant ce conformisme consternant qui espère interdire toute pensée critique, notre journal, refuge des esprits libres, se veut un rempart contre la dictature d’un nouveau catéchisme : la pensée unique compassionnelle.

(1) http://www.lefigaro.fr/politique/2008/05/22/01002-20080522ARTFIG00595-les-langues-regionales-inscrites-dans-la-constitution.php

(2) http://www.ripostelaique.com/Droit-de-vote-des-immigres-une.html

http://christinetasin.over-blog.fr/article-19752470.html

(3) http://communisme.wordpress.com/2008/05/22/premiere-occupation-par-des-sans-papiers-dun-lieu-de-travail-dans-les-yvelines/

(4) http://www.cgt.fr/internet/html/lire/?id_doc=6103

(5) http://video.aol.com/video-detail/marchais-immigration/3539546308

(6) http://marrickevin.wordpress.com/2007/11/02/troisieme-partie-les-annees-1920-ou-les-premieres-crises/

(7) http://christinetasin.over-blog.fr/article-19842831.html

(8) Enquête IFOP-La Croix : 71% des Français refusent qu’on modifie la loi de 1905. Cf. l’analyse de l’enquête:

http://www.ripostelaique.com/Laicite-separation-Etat-Eglises-71.html

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