Les sales méthodes de Sos Racisme pour stigmatiser les propriétaires de boites de nuit

Publié le 2 novembre 2010 - par - 621 vues

Ce week end, en me levant, je lis le journal. Et, comme souvent, un gros titre attire mon attention, tout en m’énervant cordialement.

“Dans une discothèque avec SOS Racisme 68”

Dès lors, je savais à peu près de quoi ça allait parler, et je remarque avec mépris que la majuscule à “racisme” est toujours d’actualité, malgré quelques mails envoyés à la rédaction, sans jamais de réponse. L’article sur le site n’est plus disponible en lecture libre

http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/4056486/Un-samedi-soir-qui-atterre.html

Mais les nombreux commentaires me font chaud au cœur : la grande majorité des français en ont assez de cette mascarade. A noter l’excellent lien donné par un internaute, d’une vidéo dénonçant sos raciste.. Il y’a 20 ans ! Je n’imagine même pas l’état de cette association de nos jours.

http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/histoire-secrete-de-sos-racisme-26799

Je vais expliquer aux bien pensants et au journaliste les raisons pour lesquelles cet article est mauvais, et atterre les gens, qui en ont assez de tant d’hypocrisie.

“Le 16 octobre dernier, SOS Racisme-Haut-Rhin a organisé le testing d’une boîte de nuit du département, suspectée de filtrer les entrées « au faciès ».”

Monsieur le journaliste, vous commencez fort. TOUTES les boites filtrent les entrées au faciès, les videurs, qui sont postés à l’entrée, sont là pour ça. Ils ont des notions de physionomiste, et ne doivent pas laisser rentrer les personnes qui leur semblent louche, et qui pourront altérer l’ambiance de la soirée : les groupes de personnes qui ne sont vraisemblablement pas venu faire la fête mais juste pour se défouler, les gens trop alcoolisés, etc.

Rappelons que la grande majorité des boites de nuit sont des établissements privés, ils sont totalement en droit d’accepter ou non des gens ou groupe de gens.

“Et qu’est que c’est que ça, d’abord, un testing ? Simple : un soir donné – en fin de semaine, de préférence – des militants de SOS Racisme, souvent accompagnés de simples sympathisants, se présentent à l’entrée d’une boite de nuit suspectée de discrimination. Les blancs en premier. […]

Cinq minutes plus tard, leurs copains noirs ou maghrébins tentent de suivre le même chemin. A partir de là, de deux choses l’une : soit ils sont admis aussi et alors tout va bien, la vie est belle, soit, non… ”

Voici donc la tactique employée. Honnêtement, je me demande comment certains juges puissent condamner des boites de nuit ou des videurs avec ce genre d’argumentaire. Mais j’y reviendrais.

“Chemise-veste-chaussure de ville : chacun a pris soin de respecter le même code vestimentaire, histoire que les videurs ne puissent pas prétexter d’une différence de tenue. ”

A noter que dans une boite de nuit, on peut se faire refuser l’entrée même en étant habillé convenablement.

“Ironie de la situation : l’un des videurs est un grand noir, lui aussi. Boucles d’oreilles voyantes, costume sombre et crâne rasé.”

Preuve que la boite de nuit n’est pas raciste. Comment pourrait-elle être raciste si elle emploi un homme de couleur ? Elle serait à tendance sm ? Ou alors, ce videur est-il maltraité ? Ou bien alors, c’est un blanc déguisé ? Le mystère reste entier.

“Derrière le zinc, les serveuses semblent toutes sortir du même moule : de grandes blondes en mini-jupes et tee-shirt noir moulant. ”

Au passage, une petite phrase assassine sur les serveuses blondes, qui pourraient, d’ailleurs, porter plainte pour diffamation : en quoi le jugement du journaliste nous intéresse ?

La seule raison de cette phrase, c’est, je pense, pour appuyer l’acte raciste, en appuyant bien le fait que le personnel est constituée de blanches bien rangées, ce qui les diffame totalement, et ce qui découle clairement de l’opinion du journaliste.

“La soirée ne fait que commencer, mais il y’a déjà au moins 200 personnes. ”

Nous y sommes. Les boites de nuit, comme tout les établissements, ont des quota de personne : au delà d’un certain nombre de personnes, la sécurité n’est plus assurée, et c’est l’une des raisons pour lesquelles les videurs peuvent refuser du monde. Alors, souvent, quand ils refusent du monde, ce n’est pas forcément parce que la boite est remplie, mais plutôt parce qu’elle est déjà saturée et qu’ils préfèrent refuser des personnes de passage, qui viennent pour la première fois, plutôt que de refuser par la suite les habitués C’est totalement logique. Que l’on soit noir, blanc, ou autre, ça ne change rien.

Ainsi, il se peut très bien que lors de cette soirée, les deux blancs ont été accepté parce qu’il y’avait encore suffisamment de place, et que 10 minutes après, la file s’allongeant sans cesse, les deux hommes de couleur n’ont plus été accepté.

“Je note une jeune femme d’allure antillaise qui danse sur le bord de la piste, entourée de quelques copines. C’est l’unique personne de couleur que Raphaël et moi apercevrons à l’intérieur. ”

La bonne blague. Ils sont entrés dans la boite à 0H10, et sont ressortis… A 0H18. Même pas 10 minutes. Et le bilan de la soirée est donné ? Dans les boites, le gros de l’affluence débute vers 0h00-0h30, pour s’arrêter vers les 1H30-2H00, alors tirer des conclusions en même pas 10 minutes, il faut oser.

“La conclusion de la soirée s’impose : dès lundi matin, Yves et Majid écriront au procureur de la République pour déposer plainte. Et autant dire que SOS Racisme-Haut-Rhin sera partie civile.”

Je ne crois pas qu’il était utile de le préciser, nous connaissons bien cet organisme et nous savons l’influence néfaste qu’il peut avoir sur nos concitoyens et la pression permanente qu’elle fait subir à nos institutions.

Car le problème, ce n’est plus le racisme. Le problème, c’est que des personnes croient systématiquement à l’acte raciste dès qu’il est refusé ou critiqué. Je suis blanc, et j’ai déjà été refusé à certaines boites. Je n’ai jamais pensé à un acte raciste. Une fois, je me suis fait jeter d’une boite allemande ; sûrement parce que je ne parlais pas allemand. Et ? Je suis allé ailleurs, sans même penser à porter plainte. La, à peine refusé, et déjà un courrier au procureur de la République sera envoyé, excusez du peu.

D’ailleurs, j’aimerais bien savoir ce que fais sos racisme lorsque les blancs sont refusés. Dans l’un des commentaires du site du journal l’Alsace, un des internautes écrit qu’une fois, il a été refusé parce qu’il était trop blanc. Mais comme d’habitude, ça, on ne le relèvera pas.

Les boites de nuit, quel qu’elles soient, ont un thème et une clientèle ciblés : rien que le style de la musique peut faire fuir ou attirer des groupes de gens.

Dans l’histoire du journal, on nous prétend qu’une seule antillaise est présente. Et ? Combien s’y sont présentées ? Combien aiment le style de musique de la boite ? Très peu, certainement. Mais ce n’est même pas évoqué, dans l’article.

Et, comme je l’ai dit plus haut, généralement, les boites de nuit trouvent rapidement leur clientèle, leurs habitués. Une fois la boite réputée, elle sera plus prompt à refuser du monde, et si l’on est nouveau, il faudra veiller à y’aller en tenue correcte, en nombre réduit voir, mieux, accompagné d’un(e) habitué(e), ce qui me semble logique.

Mais non. Ici, un refus = un acte raciste.

Et je ne vais pas omettre le plus important : à l’origine, pourquoi les maghrébins/noirs sont dans le collimateur des boites normales (à comprendre : les boites qui ne réunissent pas exclusivement des gens de couleur) ?

Eh bien, comme d’habitude : parce qu’ils créaient des problèmes. Leur culture assimilant les femmes peu dépourvues comme des traînées, il leur semble dès lors légitime que leurs avances soient systématiquement acceptées ; si ce n’est pas le cas, leur réaction pourra être violente. Et comme la majorité des filles vont en boite pour se défouler, elles se font belles, pas forcément pour séduire, mais aussi et surtout pour se lâcher en s’habillant comme elles le désirent, ce qu’elles ne peuvent pas forcément faire dans le cadre de la semaine, que ce soit au niveau professionnel ou scolaire (ce qui n’est pas normal, mais ceci est un autre sujet).

Il va bien falloir admettre un jour ou l’autre que l’ambiance change radicalement quand certains groupes ou certaines personnes arrivent : ce n’est pas raciste, c’est simplement réaliste. Et que l’on se fasse refouler est souvent injuste, je le concède. Mais ce n’est pas un acte raciste, ni un acte contre toi personnellement.

Prochain combat de Sos Racisme : dénoncer les restaurants qui refusent du monde ? Je suis sûr que ça ferait fureur, surtout l’été, à proximité des plages.

Olivier Pfister

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