Les talibans des Clayes-sous-Bois

Publié le 14 avril 2010 - par
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Quartier « sensible », comme on dit aujourd’hui pour qualifier ces lieux urbains où les lois de la république sont bafouées ouvertement et sur lesquels le pouvoir régalien des autorités légales a cessé de s’exercer quotidiennement comme il le devrait.

Le journal Le Parisien de ce dimanche matin nous apprend que l’école maternelle Victor Hugo de Clayes-Sous-Bois vient d’être la proie des flammes et qu’il s’agit de l’acte d’incendiaires.

En la circonstance, il n’y a pas eu, à « l’origine » de cet acte, des « bavures policières ». Aucun inconscient, virtuose du deux roues, n’a été heurté par un véhicule de police en patrouille. Aucun jeune issu de l’émigration n’est allé se cacher au milieu d’installations électriques à haute tension pour échapper à un contrôle de police…

L’autodafé, ayant une école maternelle pour victime n’est pas la riposte à l’injustice et à la « brutalité » policière, comme ici et là on se plait à nous l’expliquer en guise de plaidoyer quand un bus, un gymnase ou une école sont caillassés ou incendiés.

On apprend même qu’il y a un an, un premier incendie criminel avait détruit des logements scolaires jouxtant l’établissement incendié cette nuit. Décidément, ils ont de la suite dans leur absence de pensée nos talibans de banlieue…

194 enfants se retrouvent sans école. Il y a vraiment lieu d’être fier. Les auteurs de ces crimes n’en sont pas encore, comme leurs maîtres à penser et à agir Talibans, à envoyer des communiqués de victoire ou à faire précéder leur crime d’exigences portant précisément sur le caractère impie de l’école. Mais ne nous y trompons pas, le sillon est ouvert.

J’attends les communiqués indignés des hommes et des femmes qui posent à l’alternative politique. Vont-ils jouer les sourds et muets ? Vont-ils encore trouver des circonstances atténuantes aux apprentis talibans ? Vont-ils voir dans l’incendie de l’école Victor Hugo de Clayes-sous-bois « une révolte sociale légitime », vont-ils voir autre chose qu’un minable et inexcusable crime contre l’enfance, autre chose qu’un crime qui suit le sillage d’un Goebbels qui sortait son révolver quand il entendait parler de culture ?

Martine Chapouton

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