Les terroristes ne font qu’appliquer l’islam

Publié le 31 janvier 2011 - par

Les terroristes ne sont ni des usurpateurs ni des faussaires de l’islam, mais des fidèles de chez fidèles, comme on dit aujourd’hui

Tract distribué le 29 janvier 2011 sur l’esplanade des Droits de l’Homme, Trocadéro, Paris

Chers signataires et chers citoyens,

À l’initiative de Respect Mag, un Appel intitulé « L’islam bafoué par les terroristes », publié le 12 janvier 2011 dans le quotidien Libération, a, dans un premier temps, réuni 70 citoyens de foi, de culture ou d’héritage musulman. Cet Appel énonce un certain nombre de lieux-communs et exprime de très bons sentiments, mais l’essentiel n’y est pas : les extrémistes sont musulmans, tout autant que les modérés, si ce n’est plus. Il nous faut en finir avec l’hypocrisie qui consiste à dénoncer les terroristes pour épargner, si ce n’est tenter de racheter, leur “beau” modèle : Mahomet.

Les extrémistes en sont tout simplement au paroxysme de la maladie nommée islam. Les musulmans sont les premières victimes de l’islam, transformés en vecteurs-reproducteurs. Il est vrai que, comme le dit votre Appel, « c’est aussi l’islam qu’on assassine en commettant ces crimes en son nom ». Mais vous ne vous empressez pas pour l’enterrer, et surtout pas ses germes que sont le Coran et Mahomet ; afin d’en guérir et d’en émanciper les musulmans. Aujourd’hui, la bonne place de l’islam est parmi les gisants, au musée, tout près d’autres grandes civilisations et du département réservé aux pharaons et à leur Livre des morts.

A l’instar du Vatican, nous devrions aménager une enclave aux grands muftis de l’islam, dans un état tout près de la Mecque ou de Médine. Et pour ne pas faire de jaloux, les grands rabbins auront aussi droit à leur enclave près de Yeroushalaïm. La bonne foi m’invite à rappeler que c’est bien Mahomet, vénéré par tous les musulmans, qui a conquis presque toute l’Arabie, sabre en main. Pourtant, à la Mecque, mes ancêtres arabes vénéraient aussi bien Allah, Allat (son féminin) que d’autres divinités. Des chrétiens y vivaient en paix. A Yathrib (devenue Médine) des juifs cohabitaient avec des polythéistes. Mais c’était avant l’immigration de Mahomet. Une fois le qitâl prescrit aux musulmans (du verbe qatala=tuer), les polythéistes et les non-croyants ont été pourchassés. Des juifs ont été massacrés. Avant de quitter la Mecque, Mahomet conclut un pacte avec deux tribus belliqueuses de Médine : al-Aws et al-Khazraj. Chez les premiers chroniqueurs musulmans, ce pacte est tout simplement connu sous le nom de « Pacte de la guerre بيعة الحرب ».

Les prescriptions coraniques, confirmées par les pratiques belliqueuses et expansionnistes de Mahomet et de tous ceux qui sont restés fidèles à ses pratiques, vous donnent tort sur toute la ligne, historique et géographique : de Mahomet jusqu’à ses califes (= successeurs) ottomans ; de la Mecque jusqu’à Poitiers et aux portes de Vienne. Avouez que c’est la puissance militaire occidentale, russe, chinoise, indienne et israélienne qui a l’avantage de pousser l’islam à s’enticher d’amour, de paix et de tolérance. Mais sa nature menaçante revient vite au galop, dès que ses adeptes en ont les moyens. Je vous propose donc une autre démarche afin d’amorcer une nouvelle ère, celle de la bonne foi : assumons tout simplement notre héritage islamique tout entier, y compris avec ses exactions, commises par Mahomet et ordonnées par le Coran. Ne nous racontons plus d’histoires et regardons tout simplement notre histoire telle qu’elle est. L’islamiste par excellence est bel et bien Mahomet. Il a fait usage de la terreur et de la coercition.

Nos historiens musulmans ne maquillaient pas ce fait religieux. Contrairement à vous et à nos modernes “bienveillants”, ils s’assumaient et ils étaient, à leur manière, de bonne foi. Quant au Coran, il a bel et bien prescrit le qitâl, le combat, à ses adeptes (Coran 2, 216) tout en avouant qu’ils l’abhorraient. Le Coran commence donc par tuer ce qu’il y a d’humain dans les cœurs des êtres, nos frères en humanité. Les versets du Coran sont aussi pleins d’irrespect à l’égard des non-croyants, des juifs et de ceux qui professent la trinité. Déclarons solennellement ces versets caducs, nuls et non avenus.

Engageons-nous, par écrit, à ne plus en enseigner la vénération à nos enfants et petits enfants. La haine et l’irrespect des autres ne passeront plus par nos prières coraniques et par notre enseignement au quotidien. Le temps des “différentes lectures” et de la “contextualisation” est définitivement clos. Il vous faudra passer aux actes concrets !

Finissons-en avec l’hypocrisie ambiante et enterrons symboliquement Mahomet, en grande pompe, avec un Coran sous le bras. Il y va de l’émancipation des musulmanes et des musulmans. Je suis prêt à prononcer l’oraison funèbre et annoncer cette bonne nouvelle aux musulmans. Il est grand temps qu’ils naissent à la Liberté.

Pascal Hilout, né Mohamed

Rédacteur à Riposte Laïque

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