Les treize collabos de Bruxelles, qui veulent interdire d’interdire l’islamisation de l’Europe

Publié le 28 juin 2010 - par
Share

Il est interdit d’interdire !

On connaît ce slogan qui a recouvert les murs de Paris et de quelques autres endroits de France pendant ce que l’on a improprement appelé les événements de mai 68. En juin 2010, c’est la fine fleur de la bureaucratie de l’union dite européenne qui vient de décider qu’il est devenu interdit d’interdire, dés lors qu’il s’agit de s’opposer au déploiement croissant des exigences de la « religion » de la dictature de la charia.

Pour notre groupuscule de nomenklaturistes de treize hommes et femmes, -ne représentant qu’eux-mêmes (1) mais parlant et décidant au nom de tous les « Européens »-, il est en effet interdit d’interdire, en particulier et surtout pour ce qui concerne le port public de la bourqua, du niquab et autres sinistres prisons vestimentaires. Ces « étoffes », ces uniformes, ces symboles de l’étouffement des femmes, ces moyens d’infériorisation et d’intimidation, leur assignent un rôle de sous-espèce humaine : Interdit de les interdire !! Ah mais !

Interdit de protéger la liberté et l’égalité des femmes, des jeunes filles et des fillettes ! Nous en décidons ainsi. Le moyen-âge politique, une sorte de néo monarchie bureaucratique, un néo ancien régime, vient ainsi au secours du moyen-âge « religieux »… On comprend mieux que ces gens, que ces anonymes s’appropriant un pouvoir suprême de censure contre lequel il n’y aurait aucun recours, aient leur petit cœur de midinette monarchique qui bat la chamade pour l’ordre éternel de la monarchie « religieuse » absolue.

L’arrogance de ces treize grotesques personnages va jusqu’à exiger que les autorités helvétiques réalisent un véritable putsch contre la volonté populaire et qu’elles décrètent illégal le vote populaire massif et majoritaire interdisant la construction de minarets sur tout le territoire de la confédération.

Comme si l’affirmation publique, avec des tourelles porte-voix, était indispensable à la prière adressée à une conscience cosmique sensée être partout autour de chacun et en chacun, puisqu’elle aurait crée les centaines de milliards de galaxies formant l’univers en mouvement; chacune de ces galaxies comprenant des centaines de milliards d’étoiles … Comme si, honorer cette conscience créatrice unique et solitaire imposait de prier au pas et nécessitait un rappel à l’ordre public et pluri quotidien ainsi que la mise entre parenthèse du caractère privé de la religion ?
Dans nos sociétés de démocratie politique, le caractère privé de la religion est une des leçons tirée des guerres de religion du 17ème siècle qui ont décimé des populations entières.

De ces guerres qui ont ravagé l’Europe, et parfois dévasté et dépeuplé des pays , guerre de sept ans, guerre de trente ans, de ces guerres entre papistes et huguenots, de ces brutales actions contre les paysans camisards protestants des Cévennes, la démocratie a conclu : qu’il fallait soumettre les religions, quelles qu’elles soient, à l’ordre légal, à l’ordre commun, à l’ordre s’imposant à chacun, à l’ordre décidé par les citoyens, au moyen de la loi discutée dans le pays et dans l’assemblée élue puis votée et promulguée après débat public.

De ces guerres, qui ont ravagées des populations et fait quasiment disparaître certaines, la Démocratie politique a conclu : qu’il fallait que les religions, quelles qu’elles soient, se soumettent à la souveraineté populaire et aux votes des représentants élus et qu’elles devaient admettre, bon gré mal gré, la diversité des croyances autant que la légitimité de l’incroyance et le droit de cette dernière à s’exprimer même pour contester publiquement les dogmes, tous les dogmes, et leurs fondateurs, tous leurs fondateurs et prophètes, réels ou supposés.

Avec la démocratie politique, la croyance organisée, la religion, devient une affaire privée ; avec la démocratie politique, la religion est contenue. Elle est limitée, dans ses expressions publiques, par les bornes de la loi qui délimite sa liberté d’action.

Avec la démocratie politique, elle doit convenir que la limite naturelle et légale à son mode de fonctionnement, c’est la liberté des autres, c’est la liberté des croyants d’autres religions et c’est la liberté égale et légale des incroyants.

Avec la démocratie politique, les incroyants sont aussi fondés que les croyants à revendiquer les moyens d’exprimer leurs convictions.
Nos treize personnages, d’illustres inconnus, « élus » ou plutôt désignés par on ne sait qui, on ne sait pas vraiment comment ni selon quel critère, mais certainement pas élus par le peuple, cette grosse dizaine d’hommes et de femmes veut décréter. Elle exige, elle décide !

Elle pose aujourd’hui, comme si elle était un autocrate collectif.
Elle s’arroge le pouvoir de décider qu’en France et dans toute l’Europe, -y compris en Suisse après le référendum contre les minarets, et en Belgique après le vote unanime des députés francophones et néerlandophones (2), on n’a pas le droit de dénoncer la banalisation et la volonté d’étendre à de plus en plus de jeunes filles, de femmes et de fillettes, la tenue de bagnard imposée aux femmes afghanes, saoudiennes, somaliennes, gazaouites, iraniennes…

Dénoncer l’enfermement des femmes et refuser de côtoyer des enfermées plus ou moins volontaires ou obligées, ça, c’est interdit, prétend-il décider, ce groupuscule putschiste de treize illustres inconnus.
Vouloir parler à sa voisine musulmane, normalement, en sachant avec qui on cause, en sachant qui elle est, cela deviendrait un délit, ce serait xénophobe ? Grotesque, il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’oukase du ci-devant conseil de l’union dite européenne.
Ces gens là sont tombés sur la tête.

S’ils croient que les peuples d’Europe, ceux qui ont conquis de haute lutte et depuis longtemps les libertés politiques et l’égalité juridique entre les sexes, comme ceux qui ont brisé dans l’avant-dernière décennie du vingtième siècle la dictature de fer de la Stasi, du KGB, de la Securitate et celle leurs homologues, hongroises et tchèques, s’ils croient que tous ces peuples vont se laisser mettre ou remettre une muselière « religieuse », par des nomenklaturistes sans légitimité aucune, parce qu’il serait «anti raciste » et «anti xénophobe » de se soumettre à des croyances moyenâgeuses totalitaires, ils se trompent.

Alain Rubin

(1) Il s’agit de : Rudy Salles, Théo Maissen, André Bugnon, Andréas Gross, Bernard Fournier, Denis Badre, Dick Marty, Francine Loncle, Jean Claude Frécon, Jean Pierre Cheida, Maryvonne Blondin et Philippe Monfils. Personnellement, je n’en connaissais aucun, avant qu’ils prétendent jouer au dictateur d’opérette. Et vous, les connaissiez-vous, ces censeurs, faiseurs et défaiseurs de lois et de décisions gouvernementales et parlementaires ?

(2) On aura observé que les Belges et que leurs représentations politiques, plus très d’accord pour vivre ensemble dans un même petit état monarchique constitutionnel, -créé artificiellement après la défaite française de 1815, pour faire pièce aux aspirations républicaines et francophones des Wallons, et pour trouver un cadre politique au catholicisme des néerlandophones, catholicisme qui les avait tenu à l’écart du mouvement d’émancipation démocratique et national qui produisit les Provinces- Unies après un difficile combat contre l’absolutisme espagnol, son armée et ses tribunaux d’inquisition- on aura remarqué, que les Belges et que leurs députés librement élus sont unanimement d’accord sur un point : pas de bourqua dans nos rues ! Pas de talibanes et pas de talibans dans nos espaces publics !

On est tous des belges francophones et néerlandophones !!
Oui à la Démocratie ! Non au diktat du conseil de l’Europe !!

Alain Rubin

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.