M. Estrosi, vous vous dites opposé aux prières musulmanes illégales à Nice, qu’allez-vous faire ?

Publié le 24 janvier 2011 - par
Traduire la page en :

Chers amis.

Voici la lettre que j’ai envoyée au Maire de Nice après son intervention du mardi 18 janvier 2011 lors du talk-show Orange-Le Figaro :

Monsieur le Maire

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour vos bons vœux.

J’ai écouté avec intérêt votre intervention lors du talk-show Orange-Le Figaro du mardi 18 janvier 2011. Comment votre prise de position contre les prières musulmanes dans les rues se traduira-t-elle concrètement à Nice ?

Je voudrais aussi connaître la position de la municipalité vis à vis des revendications croissantes en faveur de la nourriture « halal » dans les cantines et les restaurants qu’elle gère.

Lorsque des musulmans arrivent à imposer la viande « halal » dans une cantine ou un restaurant, ils sont doublement gagnants. Ils introduisent d’une part le germe d’une ségrégation, qu’ils appellent de leurs vœux, et instaure un contrôle sur tout personne qu’ils considèrent comme musulmane. Ils récoltent d’autre part une manne financière pérenne en monnayant leur propre labellisation.

Cette exigence d’une viande islamiquement pure n’est que le hors-d’œuvre d’un menu savamment concocté. Nous sera présenté ensuite le plat de principal de la ségrégation exigeant que cette nourriture n’entre sous aucun prétexte avec tout produit dérivé du porc ou la main d’un non-musulman, qui sont considérés comme islamiquement impurs au même titre que l’urine, les matières fécales ou la charogne. Viendra enfin le dessert d’une alimentation « halal » imposée à tous, ouvertement ou en cachette. La digestion risque d’être difficile et l’addition « salée »… car cela pose problème à notre société laïque et républicaine, qui ne peut accepter l’instauration d’une discrimination selon un critère religieux stigmatisant de pureté ou d’impureté, ni subventionner aucun culte directement ou indirectement. Pourquoi nos cantines devraient-elles d’ailleurs satisfaire les caprices d’une minorité religieuse, alors qu’elles n’arrivent même pas à fournir des repas adaptés aux personnes présentant des maladies organiques avérées ?

Présentée à l’initiative de Nicolas Dhuicq, député UMP de l’Aube, et cosignée par 56 députés au total, la proposition de loi n°2976 enregistrée à l’Assemblée nationale le 18 novembre 2010 avait soulevé un grand espoir dans les milieux laïques et républicains. Quelques jours plus tard, le 1er décembre, le texte était déclaré «retiré par son auteur» sur le site de l’Assemblée nationale… Si les uns ont le droit de choisir une nourriture en accord avec leurs croyances, je revendique pour tous les autres le droit à l’information afin de ne pas financer sans le savoir un quelconque culte, ni être involontairement complice des souffrances d’animaux égorgés sans étourdissement !

Respectueusement.

Dr. Éric Coffinet

Print Friendly, PDF & Email

Riposte Laïque vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 7 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires injurieux ou diffamants envers les auteurs d'articles ou les autres commentateurs.
  • La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de langage ordurier ou scatologique, y compris dans les pseudos
  • Pas de commentaires en majuscules uniquement.
  • Il est rappelé que le contenu d'un commentaire peut engager la responsabilité civile ou pénale de son auteur

Les commentaires sont fermés.

Lire Aussi