Mademoiselle Rokhaya Diallo rêve d’une France nouvelle, aux couleurs du fascisme vert… Pas moi !

Publié le 15 novembre 2010 - par - 749 vues
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Enfants, nous avons tous subi, à l’école, les dénonciations mensongères et les prises de pouvoir exaspérantes d’un petit camarade qui se prenait pour le chef. Quand c’était une fille, on l’appelait la Commandante. Adultes, nous en avons encore une, et c’est Rokhaya Diallo. Dès que la cheftaine Diallo est là, on peut être sûr que l’on va l’entendre dire que les Français sont racistes, que les élites ignorent les minorités, que les policiers contrôlent les délinquants par pur réflexe xénophobe, BREF que la France entière, du pilier de comptoir au Président, doit être corrigée au plus vite, que les mentalités doivent être « transformées » et que Zemmour (qui est aux assoc antiracistes ce que le Grand Méchant Loup est aux Trois Petits Cochons) doit être puni, viré, exécuté. Na.

Mademoiselle Diallo a reniflé le terrain. Elle a vite vu, la futée, que le fonds de commerce de l’antiracisme rapportait gros. Que l’indignationnite de jeunes écervelés en mal d’avenir professionnel leur donnait soudain des chroniques, de la médiatisation, et, comble de bonheur, une étiquette définitive de Gentils. En plus, ça tombe bien, Rokhaya est Noire. Une Noire qui dénonce le racisme, ça vous pose tout de suite un combat.
Qu’y a-t-il derrière le personnage? Rien. Ni derrière, ni devant, ni à l’intérieur. Sinon une énième militante dont le charisme réside dans l’envol de ses boucles d’oreilles tressautant à chaque poussée islamophile de leur propriétaire. On avait Nono le petit robot. Voilà Rokhaya l’anti « bamboula », le Whirlpool bruyant de l’antiracisme.

Rokhaya Diallo traque le racisme avec « humour » (dit-elle). Elle a donc eu la brillante idée d’organiser des « Y a bon awards », cérémonie qui ne vit que par le classement de propos « racistes » tenus par des personnalités. On voudrait bien en rire, si l’on ne sentait pas ce besoin viscéral de réactualiser en permanence des anecdotes dont tout le monde se fout, voire que personne ne connaissait avant que mademoiselle Diallo ne les rende « célèbres».

Il faut bien s’occuper. Quand je m’ennuie, je lis Guitry. Rokhaya Diallo, elle, ne sait pas s’ennuyer toute seule comme une grande. Il lui faut absolument emmerder les autres, les faire bailler ou attraper un ulcère d’agacement. Elle s’est donc réincarnée en Derrick, renouvelant le genre soporifique. Avec elle, pas de choc culturel, mais l’assurance d’entendre le plat discours d’une altermondialiste multiculturaliste islamophile de bas étage. Elle devrait être remboursée par la Sécurité Sociale comme remède suprême des insomniaques qui ont déjà tout essayé. Tu désespères de ronfler un jour ? 100 grammes de Rokhaya. Effets secondaires : nausées, sensations de dégoût. Mais tu finis par dormir, assommé. C’est toujours ça.

Sauf quand elle s’excite vraiment. Là, Rokhaya Diallo devient terrible: c’est le moment où Derrick trouve le méchant et l’arrête. Il faut alors s’armer de patience. Car cette antiraciste de bacs à sable entend mettre les Français au pas. Il fallait la voir ricaner – Dieu que c’était pénible – devant le regretté Georges Frêche, gigotant de la boucle d’oreille, et ramenant sa fierté idiote d’avoir fondé « un collectif ». Lequel collectif, « Parti des Indivisibles », est un petit bijou de ce que l’école française a pu produire de crétins décérébrés prêts à se vautrer dans n’importe quel Machin tellement risible qu’un ouistiti, descendu de son arbre par curiosité, y remonterait aussi sec, devant l’imbécillité des êtres humains.

Comme Rokhaya Diallo a du mal à comprendre ce que l’âme et l’histoire d’un pays signifient, elle préfère les attaquer (d’où le collectif… !). Elle a décidé que le terreau européen avait changé, et qu’il fallait qu’on l’accepte. A tout prix. Et comme le peuple résiste quand même un peu, qu’il y a des Robert Ménard et des Eric Zemmour capables de la remettre à sa place, elle mène sa propre chasse aux sorcières. C’est ainsi qu’elle a organisé un « boycott » (tremble, LVMH ! Rokhaya arrive ! Rokhaya menace ton chiffre d’affaires !) devant les magasins Guerlain. On a pu grâce à elle se payer une bonne tranche de rigolade, à la vue de quelques frustrés premier degré squattant le trottoir devant les vitrines Guerlain. Rokhaya lutte contre le racisme en rendant sa bouteille de Shalimar. On n’avait pas fait mieux depuis Martin Luther King, qui doit se retourner dans sa tombe devant tant d’inconscience et de ridicule.

Mais ça ne suffit pas à mademoiselle Diallo. Papy Guerlain avait platement demandé pardon, la journaliste qui l’interviewait avait elle aussi demandé pardon, bref, le monde entier avait baissé sa culotte dans un grand élan de terreur et de soumission (cliniquement, du masochisme), terrorisé par une fille qui, invitée par les Etats-Unis, se prend soudain pour l’ambassadrice de l’Egalité. Rokhaya Diallo s’est alors attaquée à l’affaire Florent Pagny (on a les affaires qu’on peut), en demandant que soit renvoyé l’animateur de radio qui l’avait interviewé.

Si j’étais mademoiselle Diallo, j’irais plus loin. J’exigerais que l’on porte plainte contre les parents de l’animateur, responsables de l’attitude nazie de leur fils. Je pousserais la compagne de ce dernier au divorce, en lui montrant la honte qu’il y a à vivre avec un si lamentable personnage. J’exagère ? Pas tant que ça. Il suffit de l’écouter s’interroger sur le cas Papy Guerlain : « Est-ce que dans son enfance il n’était pas raciste ? ». Nous y voilà. On a pourtant eu bien du mal à se débarrasser des communistes et des nazis. Il nous manquait Rokhaya l’inspectrice de passés et de cerveaux, le genre de fille qui croit qu’être gentil avec un Noir c’est du paternalisme, et qu’être méchant avec un Noir, c’est du racisme. Quoi qu’il arrive, on est raciste. Envoyons vite des espions estampillés CRAN interroger le maître d’école de Jean-Paul Guerlain (doit pas être frais) sur le comportement de Popaul quand il était petit. Collons le Nez nauséabond dans un fauteuil, hypnotisons-le, assurons-nous bien qu’un jour il n’a pas osé répéter en cours de solfège qu’une blanche valait deux noires. Aurait-il par hasard, un soir de cuite, beuglé du Johnny Hallyday, du « Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir. » ? Oh l’affreux…

Rokhaya Diallo pense (elle est riche en idées formidables) qu’il faudrait « favoriser l’éducation antiraciste ». Ou comment rajouter une couche à la culpabilisation des Français qui n’en peuvent déjà mais, exaspérer les Noirs qui passent grâce à elle, pour de pauvres cloches infantilisées, et rééduquer des encéphalogrammes aplatis depuis longtemps par des Sopo et des Lozès.

Si elle se contentait de rafraîchir le genre excitée antiraciste, on la supporterait encore. Après tout, on n’avait pas autant ri depuis Coluche. Mais elle sue tellement d’amour pour l’islamisation de la France que c’en est insupportable. En bref, et en vrac, Rokhaya est contre les injonctions à l’assimilation, juge que le climat en France est islamophobe, ne voit pas de projet conquérant dans l’islam ni de choc des civilisations, veut rouvrir le débat sur le voile à l’école, juge l’interdiction du niqab islamophobe, et affirme sans rire à la radio qu’ « il n’y a pas que les musulmanes qui demandent des horaires spéciaux pour les piscines. ». En effet: il y a aussi Sœur Emmanuelle, Mickey, et les tortues Ninja.

Au nom de qui parle-t-elle ? De personne, sinon dune poignée d’individus qui se distraient en barbant le pékin moyen. C’est tout. Rokhaya n’est pas élue, mais elle est Noire. Et sa couleur, dont elle nous explique pourtant à longueur de pollutions télévisuelles et radiophoniques qu’elle ne devrait pourtant pas importer, lui permet selon elle de dénoncer les méchants Français. Bien sûr Rokhaya Diallo a des indignations à sens unique. Les agressions antifrançaises, antijuives, antiblanches ? Elle n’en parle jamais. Les chrétiens assassinés en Irak par de bons musulmans ? Idem. Les Wafa Sultan, Ayyan Hirsi Ali ? Connait pas. Elle devait dormir quand il en a été question. En revanche, quand il s’agit de soutenir les émeutiers qui ont tiré sur des policiers, à Villiers-le-Bel, elle est là, au garde à vous, au premier rang, brave petit pioupiou luttant contre les méchants flics qui portent plainte contre de vulnérables, pauvres, malheureux, discriminés, faibles petits garçons de banlieue qui n’ont rien fait, rien, m’sieur le Juge. D’abord, ils regardaient un Godard dans un cinéma en Bretagne, ce jour-là.

Seulement voilà, ses ergotages ne tiennent plus la route. Rokhaya Diallo arrive au mauvais endroit au mauvais moment. Trop tard. Depuis quelques années, il s’est passé quelque chose qu’elle ne risque pas de comprendre : le réveil de la fierté nationale. Des Oskar Freysinger. Des Malika Sorel. Des Français qui ne sont pas racistes et réclament le droit au respect de leur culture, de leurs racines, et des lois laïques. Des Noirs qui ne l’ont pas attendue pour se sentir français, heureux de l’être, et contents de vivre dans ce pays. Des maires courageux, qui savent de quoi ils parlent quand ils dénoncent les pressions islamistes qui s’exercent contre les habitants de leurs banlieues. Des musulmans qui ne sautent pas de joie quand ils apprennent qu’un coreligionnaire s’est fait lyncher parce qu’il buvait un café pendant le Ramadan.

Mademoiselle Diallo a peut-être envie de finir niqabisée. Pas moi. Elle rêve peut-être d’une France nouvelle, aux couleurs du facisme vert. Pas moi. Elle trouve sans doute répugnante l’idée d’un pays fier de ses racines : qu’elle parte. Nous ne mangerons plus de ce pain-là. Et vous pourrez bien crachoter votre dégoût, Mademoiselle, vous n’avez pas l’âme assez forte pour lutter contre nos morts, notre amour de la langue française, notre insolence et notre passion pour notre terre. Vous ne monterez plus les Français les uns contre les autres. Je serais vous, je penserais donc à ce qui m’attend, et aux terribles fessées morales que les événements à venir vont m’infliger. Je réfléchirais, en fait. Faites-vous aider, au besoin.

C’est dur, de réfléchir.

Myriam Picard

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