Marianne face à l’insécurité et l’islam : naïveté, aveuglement, lâcheté ?

Publié le 23 août 2010 - par
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Des articles parus dernièrement dans MARIANNE à la suite de divers événements récents et du discours de Nicolas SARKOZY (numéros 692 et 694 notamment) appellent de ma part un certain nombre de commentaires.

Je n’aime pas Nicolas SARKOZY, je n’ai jamais voté pour lui et je ne voterai pas pour lui. Il a été très souvent critiqué dans vos colonnes et bien des fois à juste raison selon moi, mais titrer « le voyou de la république » à propos de son discours sur la sécurité est outrancier et par conséquent ridicule.

Tout en partageant l’avis de Guy SITBON à ce sujet je voudrais aller plus loin. Dans la« lettre ouverte à Simone VEIL », (dont l’utilité et le bien fondé m’échappent d’ailleurs, mais passons), Maurice SZAFRAN enfonce le clou. Fustigeant les visées purement électoralistes de Nicolas SARKOZY – ce en quoi il à raison – il conclut : « … La victoire à tout prix quelles qu’en soient les conséquences. C’est ainsi chère Simone que raisonnent les caïds des cités. ». La comparaison est tellement caricaturale que le propos en perd toute crédibilité. Qu’on le regrette (et c’est mon cas) ou non Nicolas SARKOZY a été élu par les Français conformément aux lois de la République, et si les mœurs politiques – à droite comme à gauche – ne font pas mes délices, on ne saurait pour autant les comparer à la loi des cités. Le manque total de mesure de Maurice SZAFRAN disqualifie son jugement.

Incidemment je serais curieux de savoir ce qu’il entend par « victoire » et qui plus est « a tout prix » pour un caïd de cité, victoire sur la bande rivale ? Victoire sur la police ? Victoire sur la République ? Cà mériterait d’être préciser.

Mais au delà du contenu d’une expression peut-être destinée à créer un buzz médiatique, et doper les ventes, ce qu’il est surtout intéressant de noter, c’est le sujet à propos duquel elle à été employée.

Ce n’est pas pour le non respect des promesses faites aux salariés d’ARCELOR MITTAL ou d’autres entreprises, ce n’est pas pour le bradage au privé de pans entiers du service public, ce n’est pas pour le démantèlement de notre défense ou de notre système de santé que le président est qualifié de voyou. Ces aspects de sa politique ont certes fait l’objet de critiques mais l’indignation est restée maitrisée.

Non, ce qui provoque une ire sans mesure c’est sa politique sécuritaire, c’est le fait qu’il ose envisager des mesures à l’encontre d’une population issue de l’immigration.

Curieuse hiérarchie dans l’indignation !

Ceci étant il semble qu’une majorité de Français approuve ces mesures, sont-ils eux aussi des voyous ?

En ce qui concerne le traitement par MARIANNE de l’insécurité et des faits de violence, Joseph MACE-SCARON écrit dans le numéro 692 : « Dans le passé, nous avons suffisamment mis en garde contre l’angélisme d’une partie de la gauche, et l’irénisme d’une fraction de la droite, face aux défis posés par l’insécurité pour être fondés à pointer les dérives d’un exécutif qui tente de masquer son échec… ». Je vous accorde volontiers que vous avez eu sur le sujet une certaine clairvoyance, mais cela ne vous dédouane pas pour le présent ni pour l’avenir. Or si, à plusieurs occasions, vous avez dénoncé la pensée unique sur la sécurité et sur l’islam, vous avez rejoint celle de la « bienpensance » dont les tenants vont de LIBERATION à FRANCE INTER en passant par la LDH, SOS RACISME, le MRAP et autres INDIGENES DE LA REPUBLIQUE.

Cela vous conduit parfois à frôler le ridicule (et quand je dis frôler…). Dans le numéro 692 Jack DION n’hésite pas : « Ce n’est pas un « jeune » qui a défrayé la chronique à Grenoble, mais un délinquant. De même à Saint-Aignan ce n’est pas un « Tsigane » qui est mort mais un homme à bord d’un véhicule qui ne s’est pas arrêté lors d’un contrôle de gendarmerie… » Dans quel but triturer ainsi la réalité ? Que vous le vouliez ou non Karim BOUDOUDA (vous n’osez même pas citer son nom) est à la fois musulman, jeune, truand et récidiviste, et le passager du véhicule est bel et bien Tsigane et délinquant.

Bizarrement cet accommodement avec la réalité ne concerne pas tout le monde, dans le même numéro page 29 relatant un fait divers qui a vu un homme jaloux en étrangler un autre, vous vous étendez largement sur l’état de ces personnes, je cite : « mort du sacristain » « bedeau » « paroissien jaloux » « bénévole impliqué dans la vie ecclésiastique » etc. Pourquoi ceux-ci n’ont-ils pas droit à la même banalisation ?

Le fait d’être catholique serait ici un élément déterminant du drame, mais le fait d’être musulman ou tsigane n’aurait aucun intérêt pour ce qui concerne Grenoble et Saint-Aignan, drôle d’approche du journalisme !

En fait il ne faut surtout pas stigmatiser les musulmans, les jeunes des cités ou les tziganes

Le grand mot est lâché ce mot dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles dans tous les médias : « stigmatisation » ! Les musulmans se sentent stigmatisés, les roms, les gens du voyage se sentent stigmatisés, les jeunes se sentent stigmatisés, certains habitants des cités se sentent stigmatisés… Alors, comme stigmatiser est honteux et injuste quand on rend compte d’un crime ou d’un délit, il faut gommer toute appartenance au groupe ou à la communauté.

Ne vous en déplaise les reflexes claniques sont une réalité (cf. par exemple la protection du complice de BOUDOUDA et l’« interdiction du territoire » aux force de l’ordre) et il est donc parfaitement légitime de dénoncer ces comportements quand c’est le cas, même si çà doit contrarier ceux qui appartiennent au clan.

D’autre part, MARIANNE et tous ceux qui dénoncent la stigmatisation des musulmans ou des jeunes des cités ne répugnent pas à stigmatiser lorsque l’occasion s’en présente. En ont fait les frais : les Français qui ont rejeté la constitution européenne, les Suisses qui se sont opposés aux minarets, les Israéliens chaque fois qu’ils ont eu le malheur de riposter aux palestiniens, les communistes des années 50 (avant qu’ils ne rejoignent la « bienpensance »), les prêtres catholiques, les Français d’Algérie (que n’a-t-on écrit ou dit à leur sujet sans qu’aucune des bonnes âmes citées plus haut n’élève la moindre objection) les électeurs du Front National, etc.… En fait on peut impunément stigmatiser tout le monde, sauf les musulmans et les jeunes des cités.

Selon mon Larousse stigmatiser c’est : « flétrir, blâmer avec dureté et publiquement » alors j’entends effectivement stigmatiser les jeunes des banlieues ignares et violents, les rappeurs sans aucun talent et incultes (Eric ZEMMOUR avait très bien défini le rap comme une sous culture pour analphabètes) et l’Islam une religion violente barbare obscurantiste (je ne sais plus qui a dit fort justement qu’il y’avait des musulmans modérés mais que l’Islam n’était pas modéré.) Si vous voulez vous en rendre compte lisez le Coran, bien que très ennuyeuse c’est une lecture édifiante.

Au delà des faits divers qui ont motivé ma réaction, évoquons la façon dont la majorité des médias abordent la question de l’Islam en général.

Vous voulez offrir à nos yeux émerveillés l’image idyllique d’une religion de paix et de tolérance qui n’a rien à voir avec la réalité, avec cette réalité que sciemment vous occultez.

Arrêtez d’exalter le vivre ensemble alors que l’Islam n’envisage que la conversion, la mort, ou au mieux la soumission pour les non musulmans (lisez le Coran si vous en doutez)

Cessez s’il vous plait de faire cette distinction totalement artificielle entre « Islam » et « Islamisme ». C’est une véritable escroquerie intellectuelle. Ce qu’on présente comme de l’islamisme n’est jamais que la mise en œuvre, à la lettre, des prescriptions du Coran et des hadiths. Tout musulman qui affirme respecter scrupuleusement le Coran est de fait islamiste.

En disant cela je m’expose immanquablement à être taxé d’ « islamophobie » (autre vocable à la mode avec stigmatisation) mais je l’assume car une phobie étant – toujours selon le Larousse – « une aversion très vive une peur instinctive », c’est bien ce que j’éprouve à l ‘égard de l’Islam

Je redoute et je refuse l’emprise de l’Islam sur mon pays, cette emprise qui se met insidieusement en place et que vous vous obstinez à ne pas voir.

Je refuse la polygamie, je refuse les lapidations, les viols, les crimes soi-disant d’honneur, je refuse les interdits alimentaires, les diktats vestimentaires et une morale d’un autre âge, je refuse l’autoritarisme violent et machiste des grands frères ou des pères sur les femmes et les jeunes filles, je refuse que l’on trafique l’histoire que l’on apprend aux enfants pour complaire aux autorités musulmanes, je refuse que tout cela et bien d’autres choses puisse se pratiquer en toute impunité dans mon pays.

Voilà mon islamophobie et cette phobie est la même que celle que j’aurais manifestée à l’égard du Nazisme dans les années 30.

Il faut une évidente mauvaise foi, ou ignorer l’histoire, pour assimiler ceux qui prétendent s’opposer à l’islamisation de la France à des nazis. Alors qu’au contraire on peut aisément faire un parallèle entre Islam et Nazisme. Nonobstant la différence fondamentale entre eux, l’un est une religion l’autre pas, les deux sont totalitaires les deux sont également ennemis de la démocratie, les deux sont adversaires de la liberté de pensée individuelle, les deux sont antisémites…..

Quand on regarde l’organisation des deux régimes (car au delà d’une religion l’Islam est un mode d’organisation de la société) en Allemagne dans les années 30/40 et là où règne l’Islam politique, dans l’Iran actuel, on remarque d’étranges similitudes: prééminence de l’idéologique/religieux sur le politique (administration, armée, noyautées par des séides du régime) organisations paramilitaires (SA, SS, Pasdaran, gardiens de la révolution) pour contrôler la population. Et la similitude s’étend même aux titres des dirigeants « Führer » « guide suprême »

D’ailleurs « l’Islam et le Nazisme partagent la même vision du monde » ce n’est pas moi qui le dit c’est le grand Mufti de Jérusalem.

Que cette critique de l’Islam soit tenue pour de l’islamophobie, peut-être ! Mais je récuse totalement le qualificatif de « raciste » que le MRAP la LDH, et autres associations, attribuent à quiconque entend justement faire usage de ce droit de critique (du moins tant que l’on n’aura pas rétabli la condamnation pour blasphème comme l’a proposé Eric RAOULT). Une religion n’est pas une race, il n’y a pas de gènes d’une religion, et c’est si vrai qu’il y a des musulmans de toutes origines ethniques ou géographiques (Asie, Afrique, Europe, Amérique)

Pendant que nous le pouvons encore raillons critiquons osons la vérité.

Je veux qu’on puisse « bouffer » de l’imam comme BREL ou BRASSENS « bouffaient » du curé, je veux qu’on puisse se moquer des porteuses de voile, de niquab et autres burqua comme BREL se moquait des bigotes. Je veux que l’on puisse dénoncer les musulmans comme Molière dénonçait les Tartuffes (« cachez ce sein que je ne saurais voir »)

Sans doute penserez vous que comme Eric ZEMMOUR je suis obsédé par l’Islam (cf. votre critique de son livre) mais comment ne pas l’être quand cette religion se révèle, jour après jour, être un cancer mortel pour notre république.

Alors, vous pouvez avancer que Nicolas SARKOZY oppose les Français entre eux avec ses mesures sécuritaires, mais vous ne convaincrez que les plus aveugles car il y a longtemps déjà que le communautarisme a introduit les ferments de la division.

Jean François KAHN qui s’interroge sur ce qui gonfle les voiles du Front National n’a qu’à relire la presse en général et le numéro 694 de MARIANNE pour comprendre. Quand on affiche le plus profond mépris pour une population qui n’en peut plus, quand on lui renvoi une image d’abruti incapable de comprendre quoique ce soit en appelant pour cela à la rescousse le ban et l’arrière ban des intellectuels et des politiques (de BAYROU à ROCARD en passant par Christine BOUTIN et les « Villepinistes » tous unis pour une fois), il ne faut pas s’étonner que cela profite à ceux qui lui manifeste un tant soit peu de compréhension.

Denis TILLINAC le dit très justement : « La majorité silencieuse est exaspérée par la survalorisation des minorités. Est-ce qu’il faut être musulman voir sikh ou bouddhiste pour avoir le droit à la parole dans ce pays. »

Alors, pour en revenir à mon titre, naïveté, sûrement pas, vous maniez trop adroitement l’analyse, aveuglement, oui sans aucun doute, lâcheté je me refuse encore à le croire, en tout cas je n’irai pas jusqu’a vous imiter en titrant : « les lâches de l’information ».

Patrick Trémaud

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