Marseille : les élus PS des quartiers nord fuient leurs circonscriptions et favorisent leur descendance

« C’est pas moi, m’sieur le juge, c’est lui ! » Cette méthode de défense est typique des voyous de banlieue. Est-ce sous l’influence de certains de ses électeurs et protégés que Sylvie Andrieux, députée PS des quartiers nord de Marseille et mise en examen dans les affaires de subventions publiques à des associations bidon, utilise cette ficelle connue par toutes les racailles mises en garde-à-vue ? Toujours est-il qu’elle en use et en abuse :
http://www.laprovence.com/article/region/sylvie-andrieux-face-au-juge-jignorais-tout
« Monsieur le juge, je vous affirme que je ne suis en rien concernée par les actes délictueux qui sont l’objet de votre information et vous constaterez ma farouche volonté de déjouer le piège dans lequel on veut me précipiter. »
Et Sylvie Andrieux charge Rolland Baladas, qui est… son attaché parlementaire, et qui a pas mal balancé dans cette affaire suite à sa mise en examen. Comme si l’employé de Sylvie Andrieux chargé des basses besognes ne bossait pas pour la réélection de sa patronne, et comme si celle-ci ignorait tout de son activisme !
La justice mettra du temps à démêler cette énorme affaire qui touche quasiment tous les élus du Parti Socialiste marseillais, et en particulier ceux qui ont acheté des électeurs musulmans dans les quartiers nord. Mais une autre déclaration de Sylvie Andrieux dans cet article de La Provence a de quoi faire sourire les Marseillais avides de croustillantes galéjades pagnolesques :
« Mon parcours n’est pas celui d’une enfant gâtée, d’une bourgeoise capricieuse ou dispendieuse, ni même d’une héritière. J’ai gagné mes galons, un à un, à chaque fois dans l’adversité. »
Ah bon ?
Pourtant Sylvie Andrieux est la fille d’Antoine Andrieux, l’un des piliers du système Defferre. Dans toute sa vie, elle n’a jamais travaillé qu’à la Socoma, une boîte créée de toute pièce par son père à la demande de Gaston Defferre, et destinée à contrer la CGT sur le port avec l’aide de Force Ouvrière et de réseaux francs-maçons. Si le père Andrieux est d’origine modeste (il fut chauffeur de taxi), il ne doit son ascension sociale et politique (jusqu’au Sénat !) qu’à Defferre qui l’a utilisé à la Socoma, et aussi pour d’autres besognes corporatistes. Par exemple pour « contrôler » la confrérie des taxis, système que Jean-Claude Gaudin a repris à son compte, comme le montrait un récent reportage de M6 où l’on constatait qu’il valait mieux avoir sa carte de l’UMP et cracher au bassinet sarkozyste pour prétendre à conduire un taxi à Marseille.

On notera également une belle filiation politique chez l’attaché parlementaire de Sylvie Andrieux, qu’elle répudie. En effet, Roland Balalas est le fils de Théodore Balalas (alias « Théo »), ex-OAS (qui a connu la taule à cause de cela) et ex-candidat FN aux municipales, passé au socialisme sous… Gaston Defferre. Théo était chargé de faire l’interface entre Defferre et le Front National à Marseille, sur quelques affaires « sensibles », en particulier pour faire oublier l’animosité du maire de Marseille envers les pieds noirs qui avaient débarqués dans sa ville onze ans plus tôt. Ils étaient si nombreux que que le P.S. ne pouvait guère se passer de ce précieux électorat, d’autant plus que les pieds-noirs étaient majoritairement radicaux-socialistes et anti-gaullistes à Bab-el-Oued ou à Constantine.
Aujourd’hui septuagénaire, Théo Balalas continue de pratiquer le même job, puisqu’il est actuellement responsable des adhésions à la « fédé » P.S. des Bouches-du-Rhône. Ce qui lui a permis de favoriser sa pouliche Ségolène Royal dans les primaires pour 2007. Toujours membre de l’Adimad, association très « Algérie Française », ses fichiers sont très précieux pour convertir les fils et filles de rapatriés d’Algérie à la cause « socialiste » par des mailings ciblés sur le patronyme et l’adresse postale des parents.
On retrouve d’ailleurs la même duplicité communautariste chez Sylvie Andrieux, qui a manifesté aux côtés du Crif local dans un rassemblement de soutien à Israël lors du bombardement de Gaza, ce qui lui vaudra quelques soucis chez ses électeurs islamogauchistes des quartiers nord. Mais ceux-ci lui pardonnèrent vite cet écart de conduite, puisque l’argent des subventions n’a pas d’odeur. Comme me l’a dit en privé un journaliste local : « L’argent est chez les Juifs, les bulletins de vote chez les Arabes, alors qu’est-ce que vous feriez à leur place ? » Cela explique peut-être le soutien politique et financier de membres du Crif local à la future grande mosquée de Marseille, mais c’est une autre histoire…

Sylvie Andrieux est élue des quartiers nord (13ème-14ème arrondissement), et habite très loin de là, au sud de la ville, dans le quartier de villas très bourgeoises du rocher de Malmousque (7ème arrondissement) où elle est née, dans la maison familiale avec vue sur la mer et accès privé à la plage. La « mixité sociale » dont se vante Sylvie Andrieux sur son blog ou dans les médias, très peu pour elle…
Michel Vauzelle, président de la région PACA, a répudié Sylvie Andrieux quand ça commençait à sentir le roussi. Il a jeté son dévolu sur une autre protégée dans les quartiers nord : la sénatrice P.S. Samia Ghali, qui est également maire des 15ème-16ème arrondissements. Mais Samia Ghali a vite quitté son quartier de naissance pour habiter dans le haut du boulevard Perier (8ème arrondissement), dans un quartier d’appartements de luxe cher (et même très cher) aux notaires et aux avocats marseillais. Elle voulait sans doute pratiquer la « mixité sociale » avec son compagnon à la ville et à la scène politique, Franck Dumontel.

Pas de chance, Franck Dumontel est également mis en examen dans l’affaire des subventions, puisqu’il était directeur de cabinet de Michel Vauzelle à la Région ! On note d’ailleurs que Michel Vauzelle utilise contre Franck Dumontel la même stratégie que Sylvie Andrieux contre son attaché parlementaire : « c’est pas moi, m’sieur le juge, c’est lui ! »
C’est quand même marrant que Michel Vauzelle qui vante tant et plus Samia Ghali dans les médias ait répudié le compagnon de celle-ci qui fut son employé personnel. La carrière politique de Franck Dumontel est également très « socialiste », puisqu’il fut chef adjoint du cabinet d’Elisabeth Guigou quand elle était ministre de la justice, puis il est devenu directeur de cabinet de Vauzelle à la Région (d’où son inculpation), et ensuite il est passé chef de cabinet d’Eugène Caselli, président P.S. de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Bref, tout ce bon monde n’a guère connu que les ors de la politique gauche caviar, sans jamais (ou rarement) travailler dans la vraie vie auprès du « peuple d’en bas » qu’ils prétendent représenter.
La carrière professionnelle de Samia Ghali n’a rien à envier à celle de son concubin, puisqu’elle s’est entièrement déroulée dans le sérail socialiste. Très jeune, elle adhère au P.S. dans la foulée de la « marche des Beurs » et de SOS-Racisme. Cela lui permet de décrocher un premier emploi, de courte durée, dans une mutuelle de prévoyance de la galaxie socialiste. Puis elle est embauchée comme permanente du P.S. local, puis comme agent territorial au conseil régional PACA dirigé par… le PS ! On n’est jamais mieux servi que par ses amis.

Autre élu socialiste des quartiers nord : Henri Jibrayel, grand copain de Sylvie Andrieux. Député, tout comme elle, des 13ème et 14ème arrondissements, ce self-made-man d’origine libanaise (ce qui lui permet de dire qu’il est « issu de la diversité ») habite à une quinzaine de kilomètres de son électorat : à Bonneveine (8ème arrondissement), quartier résidentiel de villas et d’immeubles parmi les plus chers de Marseille.
Si Henri Jibrayel vient réellement d’un milieu modeste, puisqu’il a été simple ouvrier sans diplômes aux PTT et qu’il a connu les bidonvilles de Beyrouth comme ceux de Marseille, son fils Sébastien naît avec une cuillère d’argent socialiste dans la bouche. En effet, élu conseiller régional à 31 ans en mars dernier, Sébastien Jibrayel n’aura exercé qu’une seule profession : attaché parlementaire. Auprès de qui ? De son père, tout simplement ! Celui-ci lui prépare donc une voie royale, puisque le fiston dirige déjà la section du P.S. du 15ème arrondissement islamisé où il se fait photographier avec les « jeunes issus de la diversité », avant de regagner son domicile à l’autre bout de la ville, auprès de son papa.

Nomenklatura politique qui se crée ses propres emplois et ses propres carrières pour leurs proches et leurs enfants aux frais des contribuables, clientélisme électoral à coup de subventions payées là encore par l’argent du contribuable, et discours politique totalement faux-cul sur la « mixité sociale » qu’ils fuient comme la peste, bref déni total des valeurs de gauche : quelle crédibilité peut-on encore accorder à ces élus socialistes des quartiers nord de Marseille qui caricaturent ce qu’on appelle « la gauche caviar » ?
Roger Heurtebise

image_pdfimage_print