Merci Fanny

Publié le 8 octobre 2008 - par
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C’est grâce à toi que je suis entrée à la rédaction de Riposte Laïque. Lorsque, il y a un peu plus d’un an, Pierre Cassen m’a appelée pour me parler de son projet, il a évoqué, entre autres, l’affaire du gîte des Vosges, que je ne connaissais pas. Mon sang n’a fait qu’un tour dans mes veines, j’ai dit « banco ! » immédiatement.

Ce qui t’est arrivé est le symbole de tout ce que je hais : l’inégalité homme-femme, les malhonnêtes provocations faites par des militants de causes indéfendables, la violence insigne faite à la liberté de conscience, à la liberté de ne pas croire, à la liberté de ne pas supporter dans son intimité des signes ostensibles de ségrégation féminine et l’obscurantisme religieux qui s’attaque, toujours et encore, à la femme.

A contrario, ce que tu incarnes, c’est ce qui me fait vibrer depuis toujours : la fierté, la détermination à défendre, quel que soit le prix à payer – et tu as payé et payes le prix fort – ton éthique, ta vision de la vie et la laïcité. Tu es, à toi seule, une Marianne moderne. Attaquée, comme aux heures les plus sombres de l’histoire de la République à la fois par les ennemis de l’intérieur, ces associations usurpatrices qui prétendent se battre contre le racisme et qui enferment les femmes et ces juges bobos à l’abri dans leurs beaux quartiers, et par les ennemis de l’extérieur, les prédicateurs fous venus de pays islamistes qui prétendent imposer à notre belle France leur loi barbare, phallocrate et indigne.

Alors oui, Fanny, je te dois une des plus intéressantes expériences de ma vie de militante républicaine, je te dois encore cette sensation d’être vivante, quand mon sang bout devant tant d’injustice, ce qui me donne envie de me battre. Et me battre c’est, aussi, une façon bien intéressante d’exister.

Ah! ils ne savent pas ce qu’ils perdent, ceux qui ne te connaissent pas, ceux qui n’ont pas voulu te connaître, te comprendre. Il leur reste les émissions de Ruquier, les films honteux comme Entre les murs, les manifestations de gauchistes primaires réclamant l’indéfendable…Des chiffes molles. Des vies vides. Ils me donnent la nausée.

Tu n’es pas de ceux-là. Tu as choisi ton camp. Pas le plus facile. Cela t’honore d’autant plus.

Chapeau bas, Fanny ! Merci pour tout. Surtout ne change rien.

Christine Tasin

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