« Merci la France ! », ironisent les agresseurs de policiers, sortis libres du Tribunal

Publié le 20 août 2010 - par
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Les cités françaises nous apportent quotidiennement leur lot de jérémiades en tout genre, sur l’état policier raciste. Pays immonde où les immigrés à toutes les heures de la journée et de la nuit, doivent raser les murs dans l’obscurité afin d’échapper aux forces de l’ordre, organisées en milices de la terreur, frappant au hasard sur une population démunie, chétive, sans défense, équivalent comparable aux bidonvilles de Calcutta ou de Bombay.

La magie de la République nous apporte quelquefois de ces contes de fées qui émerveillent nos enfants et font briller leur yeux plein de rêves et de malice, faisant le bonheur de tous les parents attendris.

C’est très concrètement le genre d’histoires merveilleuses qu’ont dû vivre les deux prévenus à leur sortie du tribunal d’Evry (1) jubilant de joie et de bonheur, qui transportés par un élan indescriptible ont lâché un grand « Merci la France ! », devant les policiers médusés venus assister à leur comparution immédiate, suite à l’agression des forces de l’ordre tombées dans le guet-apens qui leur était tendu à la cité sensible des Tarterêts, où certains de ces jeunes avaient tenté de fracasser la tête à coup de marteau à un des ces policiers après lui avoir ôté son casque à plusieurs.

Nous connaissions déjà les fabuleuses remises de peines, qui pour la plus grande joie des victimes, voyaient de dangereux assassins et psychopathes remis en liberté jusqu’à leur inévitable récidive à la stupeur générale.

Nous connaissions également les sursis dont bénéficient tout les délinquants multirécidivistes, mineurs, majeurs, où viennent s’ajouter remises de peines en tout genre, aménagement de peines, etc.

Mais voilà, c’était sans compter sur l’exemplarité de la justice qui n’avait nullement l’intention de se laisser faire, car au bout d’un moment devant tel système d’impunité il fallait bien réagir. La justice étant aveugle comme chacun le sait bien, on allait bien voir ce qu’on allait voir !

Ainsi la République motivée uniquement par son courroux répressif, décida d’exprimer à pleine puissance ses prérogatives régaliennes, afin de défendre de forme implacable ses agents chargés de garantir l’état de droit, la sécurité, et la liberté individuelle de chaque citoyens, en créant :

« la prison ferme sans mandat de dépôt »

Le curriculum vitae du plus âgé des accusés, 20 ans, comporte une dizaine de condamnations pour vols, recels, conduites sans permis et violences sur les forces de l’ordre. Mais cette fois-ci, il devra subir les conséquences implacables du système juridique qui s’est doté une fois pour toute des outils coercitifs afin d’endiguer le raz de marrée des violences qui submergent la France et rétablir l’autorité de l’Etat.

Le couperet impitoyable de la justice tombe enfin sur celui qui a osé défier l’autorité de l’Etat et ses représentants. N’est pas Robin des Bois qui veut, ainsi la sentence s’abat froidement sans aucune circonstance atténuante sur cette âme égarée. Cette fois ce sera de la prison ferme !

Ce sera trois mois de prison ferme… sans mandat de dépôt.

« Merci la France ! »

Voilà enfin une décision qui honore la France, allant directement dans le sens des Droits de l’Homme, qui va s’appliquer comme prévu à toutes les peines jusqu’à deux ans ferme, et qui va très certainement résoudre une bonne fois pour toutes, très rapidement, le problème de la surpopulation carcérale. Nous avons là l’exemple parfait de l’application de ces nouvelles mesures. On a également résolu le problème en trouvant un cadre légal aux plus de 80.000 peines non exécutables faute de place, sur une population carcérale effective de 65.000 individus pour seulement environ 45.000 places.

« Merci la France ! »

En effet, très rapidement la France devrait être le pays du monde développé à avoir le plus faible taux d’occupation carcérale, ce qui sera bien pratique pour se conformer aux directives de Bruxelles qui prévoient un seul détenu par cellule. Ces mesures de bons sens peuvent même permettre qu’un détenu à terme possède une chambre, un coin salon, salle de bain et pourquoi pas une petite terrasse et un jardinet.

En effet avec 65.000 prisonniers pour environ 45.000 places, plus de 80.000 peines non exécutables auxquelles on peut ajouter près de 40.000 peines en prévision, dans l’état actuel de notre système juridique il aurait fallut près de 200.000 places de prison supplémentaires.

La solution était là sous nos yeux, toute trouvée. Ainsi l’urgence dans laquelle se trouvait la France, nous a enfin ouvert les yeux, en trouvant une solution à la fantastique explosion du système carcéral qui a littéralement volé en éclat.

Plus nous avons de délinquants et de criminels, et plus nous avons réduit et aménagé les peines de prison. La délinquance et la criminalité étant sans cesse en progression constante, le système ne pouvait pas ne pas réagir. Il a alors décidé comme un accord devant cette déferlante qu’il ne fallait plus mettre quiconque en prison, c’est à dire abolition presque totale du système carcérale.

Ben oui ! Vous avez très bien entendu, l’abolition partielle du système carcéral français est désormais chose faite, et les Français doivent désormais se rendre à l’évidence de ce fait accompli, qui concerne toutes les peines allant jusqu’à deux ans de prison. Quand on sait ce qu’il faut faire pour prendre deux ans ferme en France, on peut se dire que nous vivons dans ce qu’on peut concrètement appeler « Le Pays du Bonheur ».

En effet, les deux prévenus à la sortie du tribunal d’Evry nageait effectivement en plein conte de fée, où par miracle ils ont pu s’apercevoir que l’application des idées jadis considérées comme les plus utopistes étaient aujourd’hui devenues une réalité en France.

« Merci la France ! »

Jaime Horta

(1) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/08/18/01016-20100818ARTFIG00512-tarterets-les-suspects-devant-leurs-juges.php

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