Moi aussi j’ai été victime, par les dirigeants de l’Ufal, des mêmes calomnies que celles qui vous visent

Publié le 12 octobre 2009 - par
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Respublica semble avoir déclaré une guerre sans merci à Riposte Laïque… qui ne paraît décidé à s’en laisser compter…Les éditos se répondent et les mots doux se multiplient… Faut-il renvoyer les combattants dos-à-dos, et regretter ces querelles stériles ?

J’ai déjà exprimé publiquement des divergences avec la ligne éditoriale de Riposte laïque et ceci plusieurs fois…

Je combats tous les intégrismes et l’islamisme entre autres, sans confondre la religion et son instrumentalisation politique. Cette différenciation est loin d’être nette chez Riposte laïque, créant par là-même des confusions.

Ceci étant dit et répété, il est urgent qu’un débat soit mené et qu’une clarification soit opérée et ce ne sont ni les oukases, ni les insultes qui permettent de convaincre toutes celles et tous eux qui s’interrogent.

Je remarque d’ailleurs que tout débat est impossible à Respublica depuis le départ de la majorité de l’ancienne équipe et de Pierre Cassen, alors qu’on peut émettre une opinion divergente dans Riposte Laïque.

Il est curieux que Respublica puisse utiliser les mêmes méthodes que celles pratiquées par les staliniens quand ces derniers calomniaient leurs adversaires.

Jean-François et Pierre Cassen, en 2004, à la fête de Lutte ouvrière, animant un débat pour défendre la loi contre les signes religieux à l’école.

Quand je lis : « Riposte laïque use de la même méthode que l’extrême droite “expérimentée” comme ce fût le cas sur les Juifs dans les années 1930 et ensuite sur les Arabes : n’évoquer les uns et les autres que lorsqu’ils sont fautifs ou supposés être fautifs. Jamais, ô grand jamais, » je suis inquiet et effaré!

Je n’accepte pas et je n’accepterai pas que des apprentis sorciers puissent en arriver à entretenir une guerre fratricide et à fuir le terrain du débat.

Ce tir à vue risque de faire des victimes, désespérer nombre de laïques et réjouir les intégristes et les communautaristes qui comptent les points….

Ces méthodes de « débat » ont déjà été utilisées par Bernard Téper, rédacteur principal de Respublica et véritable patron de l’UFAL.

L’UFAL a eu droit au nettoyage au karcher : des responsables ont été accusés d’être liés à une cinquième colonne et d’autres d’être proches de l’extrême droite, j’ai été d’ailleurs personnellement la cible de telles attaques.

J’ai assisté, lors d’un conseil d’administration de l’Ufal, à une agression verbale d’une grossièreté incroyable de Bernard Teper à l’encontre de Guylain Chevrier. Ce dernier s’opposait au mot d’ordre de régularisation de tous les sans-papiers, et il faut qualifié par le président de nostalgique de Vichy et du Vel d’Hiv. Il fallut tout mon sang-froid, et celui d’Hubert Sage, pour demander une interruption de séance, et éviter que cela ne dégénère physiquement. C’est dire que les agressions dont RL est victime sont une culture politique de la direction de l’Ufal, qui anime Respublica. Je ne comprends comment Caroline Fourest, fine analyste et Mohamed Sifaoui aient embrayé sur ce terrain.

Le débat mérite qu’il ait lieu, sans tabou mais sans travestir les idées de l’autre et surtout sans renvoyer mécaniquement son interlocuteur dans le camp des racistes…La caractérisation des idées demande un peu de rigueur et ne doit pas conduire à une diabilisation outrancière, voire calomniatrice.

Pour revenir à la question relative aux sans papier, je suis pour leur régulartisation et je considère que nous devons avoir des échanges argumentés afin de convaincre tous ceux et toutes celles qui bien que se réclamant du combat social sont opposés à cette mesure de justice.

Alors que l’UFAL est par nature une association familiale d’éducation populaire, Bernard Téper en a fait un tremplin pour ses ambitions politiques, préférant avoir une association exsangue sous influence plutôt qu’une association de masse.

Côté cour, les dirigeants nationaux de cette association prônent la fraternité dans les ateliers, le refus du sectarisme, l’acceptation des différences et côté jardin, c’est la guerre ouverte contre l’opposition interne et contre tous les laïques opposées à leur orientation

Face à l’offensive conjuguée du libéralisme et du communautarisme, les laïques doivent se rassembler afin de répondre aux enjeux de la période et faire que le vingtième anniversaire de la grande manifestation laïque de 1960 prenne la forme d’une autre manifestation gigantesque unitaire…

Nous aurons besoin de tout le monde et la division ne peut que faire le jeu de nos ennemis

Jean-François CHALOT

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