Mosquée clandestine ? Situation à Alfortville, et lettre menaçante à Riposte Laïque

Publié le 2 septembre 2008 - par - 317 vues

Nous proposons à nos lecteurs la lecture de cet échange, révélateur des pratiques de certaines associations cultuelles et culturelles musulmanes pour intimider les citoyens de ce pays qui entendent préserver la laïcité et le vivre ensemble. Notre journal avait publié un texte évoquant l’inquiétude de riverains d’Alforville, craignant une affaire semblable à celle de Champs-sur-Marne (installation d’une mosquée clandestine salafiste). Pour cet article, la fille du propriétaire nous menace juridiquement, si nous le modifions pas. Riposte Laïque ne retirera pas une ligne du premier texte publié par Marie-José Letailleur qui, après consultation de nos avocats, n’a rien de diffamatoire, quoi qu’en dise ci-dessous Mlle Ahcine.

ALFORTVILLE : EPISODE II

L’UFAL de Champs a été contactée fin juin 2008 par des habitants d’Alfortville, plus précisément par des copropriétaires soucieux du devenir d’un local à but professionnel ou commercial situé en bas de leur immeuble

Ce local a été acheté le 2 juin 2008.
Des travaux y sont effectués courant juin. L’un des ouvriers, questionné par un des copropriétaires s’interrogeant du nouveau commerce envisagé, a répondu qu’il n’y aurait pas de commerce mais une « mosquée ».

Un peu désappointé par cette réponse, le copropriétaire en fait part au Syndic. Celui –ci envoie alors des courriers en date du 16/06/2008 et du 17/06/2008 au nouveau propriétaire afin d’avoir des renseignements plus précis sur le devenir du local.
Ces courriers restent sans réponse ; une relance a été effectuée le 24 /07/2008.

Les copropriétaires forts inquiets de ce silence sollicitent un rendez-vous à la Mairie de façon à savoir si des autorisations particulières ont été demandées par le nouveau propriétaire. Ils sont reçus le 27/06/2008.
La Mairie n’ayant pas d’éléments concrets de réponse, envoie une lettre le 30/06/2008 au propriétaire en lui rappelant la nécessité d’une demande d’autorisation d’urbanisme dès lors qu’il y aurait un changement de destination du local.

Le 29/06/2008 les copropriétaires rapportent ces divers éléments au Préfet et prennent contact avec l’Ufal de Champs.

Leur situation offre beaucoup de similitudes avec celle que nous avions vécue en 2007 à Champs sur Marne.

Le 22/07/2008, la Préfecture apprend par courrier, aux copropriétaires que « le nouveau propriétaire n’a pas été en mesure de dire avec exactitude l’utilisation qui sera faite du local. Il a simplement déclaré vouloir le louer sans donner plus de précisions. »La Préfecture les informe aussi que le propriétaire est le président d’une association cultuelle et culturelle.

Ce courrier officiel n’a nullement rassuré la copropriété qui demeure dans un état de doute permanent.

Quelques travaux de peinture ont été réalisés pendant le mois d’août.
Le 08/08/2008, un point sur la situation est fait de façon explicite sur le site web «Alfortville /Confluence » :

« D’après nos informations, le local a été acheté par l’Association du Dialogue Cultuel et Culturelle des Musulmans d’Alfortville (A.D.C.C.M.A.), créée en 2005 et dont le siège est à Alfortville. L’objet de cette association, consultable sur le Journal Officiel, est “d’assurer l’ensemble du culte musulman”, en excluant tous autres services et activités qui ne peuvent s’y rattacher légalement. La location d’un local à usage commercial, acte de gestion, est une activité commerciale qui est donc interdite à cette association. »

On comprend totalement l’état de stupéfaction dans lequel sont plongés les copropriétaires à la vue de ces informations .Ces renseignements légitiment donc les démarches entreprises par le Conseil Syndical de la copropriété auprès des Autorités Compétentes.

Jusqu’à présent le propriétaire ne donne aucun renseignement quant au devenir du local.

A ce jour, le local est vide. Un panonceau est affiché : A LOUER, suivi d’un nom d’une agence immobilière et d’un numéro de téléphone.
L’agence immobilière est fermée au mois d’août, donc impossible à contacter…

Le numéro de téléphone indiqué vous renvoie sur une voix qui répète à l’infini : Le numéro que vous avez demandé n’est pas attribué…

Il suffirait d’un courrier du propriétaire précisant le devenir du local pour clarifier la situation.

« La franchise est la meilleure des diplomaties, sans doute parce qu’elle ne fait pas de tort à l’autre ». Tourgueniev.

Marie-José LETAILLEUR

Présidente de L’UFAL de Champs sur Marne

Lettre menaçante à Riposte Laïque de la fille du propriétaire

Bonjour,

Suite à ma discussion avec Mme Letailleur qui refuse de faire retirer son article concernant une mosquée clandestine à Alfortville, je vous envoie un petit récapitulatif sur la diffamation. Vous verrez que son article correspond à tous les critères pour mettre en évidence un acte diffamatoire. Contrairement à ce que Mme Letailleur pensait, il n’y a pas que la rédaction de ripostelaique qui soit responsable. Le principal intéressé dans ce genre de cas reste l’auteur, d’autant plus que plusieurs blogs ont repris cet article. Mme Letailleur m’a certifié avoir utilisé le conditionnel tout au long de son article. Ne doutant pas de sa bonne foi, il se peut que ce soit la rédaction qui ai modifié l’article avant parution. Malheureusement, le résultat reste le même: le titre de l’article, signé de son nom, est:

Encore une mosquée clandestine découverte ! Après Champs-sur-Marne, Alfortville !

(https://www.ripostelaique.com/Encore-une-mosquee-clandestine.html)

Vous noterez l’emploi de l’affirmation avec point d’exclamation et non pas l’emploi du conditionnel avec point d’interrogation. L’article citant par deux fois le nom de monsieur Ahcine et le rattachant directement à l’organisation de cette mosquée, qui à l’heure actuelle reste un local vide, constitue une atteinte à l’honneur et la dignité personnel et pourrait avoir des conséquences pour l’ensemble de son entourage.

Définition : La diffamation publique est définie par la loi sur le Liberté de la Presse du 29 juillet 1881 en son article 29 alinéa 1 :

“Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation.
La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l’identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés.”

Ainsi, les éléments constitutifs de la diffamation sont :

L’allégation d’un fait précis ;
la mise en cause d’une personne déterminée qui, même si elle n’est pas expressément nommée, peut être clairement identifiée ; une atteinte à l’honneur ou à la considération ; le caractère public de la diffamation.

En cas de diffamation publique, l’auteur peut être condamné à 1 an de prison et/ou 45 000 euros d’amende (peines maximales). La diffamation est réputée commise le jour où l’écrit est porté à la connaissance du public et mis à sa disposition. Dès lors, le délai de prescription d’un an commence à courir.

Mme Letailleur a avancé par téléphone les arguments suivants:

– Monsieur Ahcine , selon elle, serait bien propriétaire du local, l’information étant disponible à la mairie. Je rappelle juste que le simple fait qu’il soit propriétaire ne constitue toujours pas un délit au regard de la loi française. Part ailleurs ce simple fait n’appuie en rien les propos portés par Mme Letailleur dans son article.

– Monsieur Ahcine, selon elle, ne devrait pas avoir à se plaindre s’il n’avait rien à se reprocher. Nous passeront sur le fait que ceci constitue une insulte de plus et en aucun cas un argument recevable, et nous demanderons à ce que chacun essaie de rester le plus factuel possible.

La seule chose que nous vous demandons de bien vouloir faire est de retirer cet article, comme je l’avais demandé par téléphone à Mme Letailleur, dans les 15 jours. Il serait dommage de devoir recourir à des procédures alors qu’une possibilité de régler ce différent à l’amiable vous est offerte.

Je vous souhaite une bonne continuation dans la défense de vos convictions personnelles, en espérant que votre vigilance sera accrue en ce qui concerne la véracité de vos informations.

Melle Ahcine

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