NPA : Nouveau Parti d'Allah ?

Depuis plus de dix ans, il incarnait le renouveau de la politique et contribuait à rajeunir l’image de l’extrême-gauche. Mais à présent, le vent semble tourner pour le très médiatique préposé des postes au visage poupin. Aux dernières élections européennes, les sondages prédisaient entre 8 et 10 % des voix aux listes du NPA. Qui n’ont finalement obtenu qu’un peu moins de 5 % et aucun élu. Le lancement de ce parti devait être un triomphal feu d’artifices, ce fut un jet de pétards mouillés.
Avec une popularité en berne, un front de gauche qui chasse sur ses terres et des écologistes conquérants, Olivier Besancenot a du souci à se faire. Il fallait donc reprendre la main et créer l’événement. C’est pourquoi le porte-parole du parti trotskiste a annoncé la présence sur la liste du NPA en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, d’une candidate… voilée !
Certes, rien de vraiment surprenant de la part du leader du NPA, qui a toujours pleinement assumé son appartenance à la nébuleuse islamogauchiste. Mais les arguments qu’il avance pour justifier cette candidature sont pour le moins surprenants. C’est pour lui, un projet tout à fait révolutionnaire qu’une femme voilée représente le NPA. Révolutionnaire ? Trotski et Marx doivent faire des sauts de carpe dans leur tombe. La religion, cet opium du peuple est donc à présent parée de la vertu révolutionnaire. Les partis d’extrême-gauche, naguère virulents contre toutes les religions et leurs dogmes aliénants sont bel et bien morts.
Dorénavant, ils se doivent d’être compatibles avec les cultes, fussent-ils les plus bornés et archaïques, surtout s’ils sont extra-européens. A la dernière université d’été du NPA, les participants musulmans eurent ainsi droit à des plateaux-repas spéciaux servis à l’heure de la rupture du jeûne. Les participants catholiques, eux, n’eurent certainement pas droit au poisson le vendredi. Ainsi va le respect de la religion de l’Autre, respect à géométrie variable au sein du NPA.
Il faut dire que, lâché par les Français modestes qui devraient normalement lui apporter leurs suffrages, Olivier Besancenot n’a d’autre possibilité que de se tourner vers l’électorat d’origine immigrée, celui d’ailleurs qu’il flatte depuis toujours. Il confond cependant cet électorat avec les minorités agissantes qui cherchent à imposer leurs coutumes et leurs valeurs à l’ensemble de la population. Pour lui, la candidate voilée n’est rien moins que l’image de l’intégration dans les quartiers.
Le bel Olivier n’a décidément pas peur du paradoxe ! Car l’on peine à voir en quoi des femmes portant voile, tchador ou burka sont intégrées. C’est tout l’inverse : elles ne le sont pas et ne veulent pas le devenir. Mais surtout, sous ces propos, affleure l’idée que les femmes des « quartiers » doivent être voilées pour être représentatives de ces quartiers. Il enferme donc la femme à résidence dans sa prison de tissu, car il est du devoir de toute bonne musulmane de couvrir sa chevelure.
Et notre héros, nouveau porte-drapeau des dogmes coraniques d’assurer que la démarche de sa candidate n’est en rien communautariste. Plus fort encore, il affirme qu’une femme peut être « féministe, laïque et voilée » ! Pour marier islam et progressisme, le sieur Besancenot est prêt à tout, y compris se livrer aux plus acrobatiques contorsions idéologiques !

Comment peut-on être à la fois laïque et afficher ses croyances religieuses dans l’espace public ? Comment peut-on être à la fois féministe et dissimuler tout ou partie de son visage pour ne pas attirer la prétendue concupiscence des hommes ? Heureusement pour ce jeune homme, le ridicule, comme les contradictions les plus éhontées, n’ont jamais tué personne.
Mais notre trotskiste tendance Drucker va surtout jouer dans le registre qu’il maîtrise le mieux : celui de la victimisation à outrance des immigrés, sans oublier son inévitable corollaire, celui de la haine anti-française. Il va donc s’élever avec véhémence contre le débat sur l’identité nationale, celui qui « stigmatise une communauté ». Bien sûr, toutes les communautés sont estimables et toutes leurs coutumes sont dignes d’éloges. Toutes les communautés ? Non, il y en a une qui échappe à cette règle : c’est la communauté nationale, celle que Besancenot fustige à longueur de discours. Car les Français n’ont évidemment pas le droit de s’interroger sur leur identité (qui n’existe pas !), ils doivent accueillir toute l’immigration à bras ouverts et s’adapter aux valeurs des étrangers qu’ils acceptent sur leur territoire. Toutes ces préoccupations dénotent un racisme franchouillard aux relents pétainistes. Ainsi, selon le charismatique chef du NPA, la loi contre la burqa serait islamophobe et liberticide. L’interdiction de la lapidation des femmes adultères ou de l’amputation des voleurs, ce serait aussi islamophobe et liberticide ? Voilà encore une belle illustration de la justification des pires horreurs au nom des bons sentiments.
Finalement, derrière cette défense acharnée de l’islam le plus rétrograde, apparaît en filigrane l’abandon des véritables luttes sociales. Olivier Besancenot n’a rien à dire aux travailleurs et aux classes laborieuses de ce pays, celles qui ont du mal à joindre les deux bouts, qui vivent dans des cités-ghettos et qui subissent de plein fouet une déferlante migratoire incontrôlée.
Au diable ces vieilles lunes, il s’agit d’être moderne c’est à dire pour la régularisation des clandestins, main d’oeuvre servie sur un plateau d’argent à Madame Parisot, pour le droit de vote des étrangers, car être Français ne signifie plus rien, pour la suppression des frontières, rêve de tout libéral qui se respecte. Au fond, le petit Olivier est orphelin du communisme, qui devait changer le monde et les hommes, mais qui a échoué dans cette vaste tâche. Alors à l’instar d’Alain Soral, autre ancien communiste, il lui faut revêtir une nouvelle idéologie progressiste de rechange. C’est donc l’islam, cette « religion des pauvres » qui sauvera le monde, contre les Américains, la grosse finance mondialisée et l’Occident consumériste et décadent.
C’est toutefois oublier un peu vite que les islamistes savent aussi faire des profits et que la finance islamique commence à faire son apparition dans les banques européennes. Malheureusement, ces idiots utiles (utiles ?) bardés de certitudes, refusent de voir le réel et s’accrochent contre vents et marées à leurs idéologies néfastes, jusqu’au moment où ce même réel se rappellera à eux dans un avenir plus ou moins proche.
En tout cas, le NPA n’est pas près d’ouvrir les yeux. Après les régionales, il a l’intention de lancer le plus sérieusement du monde un débat national autour de « la religion, l’émancipation et la liberté ». S’il est aussi sérieux que l’affirmation selon laquelle une femme peut être « féministe, laïque et voilée », le pire est à craindre…
Marc ISULNOY

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