Nidal Hasan, l’assassin islamiste de Fort Hood, faisait partie d’un comité sur la sécurité intérieure des Etats-Unis !

Publié le 13 novembre 2009 - par
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La lecture de certains rapports semi- officiels émanant des Etats-Unis
d’Amérique ne manque pas de saveur . En effet , devinez donc qui faisait partie, d’avril 2008 à janvier 2009, d’un groupe de travail (« task force ») de  » l’institut pour la politique de sécurité intérieure » , groupe de travail ayant pondu un rapport intitulé :  » penser de façon nouvelle : les priorités de sécurité pour la nouvelle administration » ? Vous ne le devinez pas ? La réponse se trouve en page 29 de ce rapport :

http://www.gwumc.edu/hspi/old/PTTF_ProceedingsReport_05.19.09.pdf

Qui voit on parmi les membres de ce groupe de travail ? Mais oui, c’est bien sûr : Nidal Hassan, le psychiatre militaire islamiste qui a mis sa base militaire de Fort Hood à feu et à sang le jeudi 5 novembre 2009 en tuant treize de ses petits camarades et en en blessant trente autres !!!

C’est sans doute ce que l’on pourrait appeler ironiquement « the right man at the right place » ! (Dans le passé, on aurait appelé ça « la cinquième colonne » ou « le loup dans la bergerie » !).

Le Homeland Security Policy Institute (ou HSPI , institut pour la politique de sûreté intérieure) de l’université George Washington fondé en 2003 se présente, dans son rapport du 19 mai 2009, comme étant  » un comité non partisan de réflexion et d’action  » (non-partisan « think and do  » tank) dont la mission est censée être, je cite : « de construire des ponts entre la théorie et la pratique pour faire progresser la sécurité intérieure à travers une approche interdisciplinaire » (sic !).

« En réunissant des politiciens nationaux et internationaux et des décideurs à tous les échelons du gouvernement, le secteur privé et associatif, et l’université, le HSPI apporte des stratégies innovantes et des solutions vis-à-vis des dangers actuels et futurs qui menacent la nation » (au vu des
événements qui viennent de survenir, cette déclaration d’intention serait presque à mourir de rire, si l’on aime l’humour noir).

Le groupe de travail (task force) réuni au printemps 2008 par le comité de pilotage du HSPI devait se livrer à des discussions politiques concernant les priorités stratégiques les plus importantes dans le domaine de la sécurité , dans le but d’engendrer des recommandations immédiatement applicables pour la future administration qui devait prendre place en janvier 2009.

Dans ce groupe de travail, Nidal Hasan côtoyait des personnalités aussi éminentes que des représentants , des sénateurs, des responsables de la sécurité intérieure, des ambassadeurs des officiers supérieurs, etc … dont le nombre était supérieur à 300 (page 20à 36 du rapport) ! Il y a d’ailleurs un contraste saisissant entre l’éminence des personnalités faisant partie de ce groupe de travail et le caractère simultanément indigent et indigeste de son rapport, qui se contente d’énoncer diverses platitudes et généralités en employant une langue de bois absconse et grandiloquente ! Il n’y a pas de quoi s’étonner : ceci est une caractéristique générale de tout rapport émanant de n’importe quel comité Théodule de n’importe quel pays du monde…

Reste à poser la question qui dérange : que faisait donc Nidal Hasan dans ce groupe de travail ? Evidemment, on pourrait considérer qu’un officier supérieur du corps de santé de l’armée américaine a tout à fait sa place dans un tel comité. Ceci ne fait que déplacer la question : Nidal Hasan était-il bien à sa place comme officier supérieur de l’armée américaine ?

Sans être un expert en stratégie militaire, il me semble que, de tous temps, les armées de tous les pays ont pour principe intangible d’éviter que des individus appartenant à l’ennemi ne viennent infiltrer leurs rangs, et de s’assurer de la loyauté indéfectible, sinon des soldats, mais au moins des officiers.

Ainsi, pendant la guerre froide, il ne serait pas venu à l’idée de l’armée américaine d’enrôler des officiers parmi les membres du parti communiste américain. Pendant la deuxième guerre mondiale, il ne lui serait pas non plus venu à l’idée d’embaucher des officiers appartenant au parti nazi américain (il y en avait un !), ou même des officiers parmi des immigrés récents venant d’Allemagne ou du Japon !

J’entends immédiatement les objections : mais Nidal Hasan est un citoyen américain né aux USA , au nom de quoi l’aurait-on empêché d’accéder à un grade élevé dans l’armée américaine ? Les Etats Unis et leurs alliés en Afghanistan et en Irak sont en guerre contre le terrorisme, et non en guerre contre l’islam, par conséquent, le fait qu’il soit musulman ne constitue pas un risque de sécurité particulier, où est donc le problème ?

Nous sommes-là devant une construction intellectuelle qui ne tient pas la route : nul doute que le gouvernement et l’armée américaine sont
sincèrement persuadés d’être en guerre contre le terrorisme et non pas
contre l’islam. Néanmoins, il serait intéressant d’avoir les opinions du monde musulman à ce sujet : il y a fort à parier que bon nombre de musulmans (probablement une majorité dans certains pays) estimeraient que les Etats Unis et leurs alliés sont en fait en guerre contre l’islam. La question de savoir si cette prétendue guerre contre le terrorisme a une quelconque chance d’être gagnée est un autre débat…Comment gagner une guerre si l’ennemi que l’on croit ou prétend combattre n’est pas clairement défini ?

Certains sondages sur des sujets avoisinants montrent des réponses
inquiétantes Les attentats suicides sont considérés comme « souvent ou
parfois justifiés » par 7 % des musulmans allemands, 15 % des musulmans britanniques et 16% des musulmans espagnols et français
(1), et, par ailleurs, 5 % des musulmans français, 14% des musulmans
britanniques et 16 % des musulmans espagnols font assez ou beaucoup
confiance envers Ben Laden ! D’autres sondages et études chez les musulmans en Grande-Bretagne sont tout aussi perturbants (2,3,4,5).
Rien ne permet de penser que l’opinion des musulmans américains soit
nettement moins radicale que celle de bon nombre de musulmans britanniques, dont 1 % (16 000) sont prêts, si l’occasion s’en présente, à se livrer à des actes violents.

Ce type de personnes ne poseraient peut-être pas de problèmes dans une
entreprise ordinaire, mais par contre, dans une armée ou dans une
entreprise à hauts risques de sécurité (industrie chimique, nucléaire etc … ), c’est une autre histoire. Dans une armée comme celle des USA, comportant plusieurs milliers de musulmans, 1 %, ça fait plusieurs dizaines de Nidal Hasan en puissance.

Dans le cas qui nous intéresse, Nidal Hasan était soumis à une double
contrainte, et avait donc un conflit de loyauté : il était officier de
l’armée des USA, il avait pour mission d’obéir à tous ordres qui lui
étaient donnés , y compris celui d’occuper un pays musulman. Mais il
devait aussi, de par les dogmes fondamentaux de sa religion, assistance à ses « frères » musulmans de l’oumma, communauté des adeptes de l’islam.

Ce conflit d’allégeance était semble-t-il connu de ses collègues depuis au moins 1 an, aucun d’entre eux ne s’étant néanmoins plaint, de peur d’être accusés de discrimination (6). Nidal Hasan a fini par choisir son camp, avec le résultat que l’on connaît.

Nul ne doute qu’il ne soit déjà considéré comme un héros dans certains
pays musulmans, et qu’il ne soit considéré plus tard comme un martyr
si un jour il est exécuté pour ses crimes… Le problème de l’armée américaine, qui est aussi celui de bon nombre d’armées européennes, est qu’elle est, elle aussi, soumise à une double contrainte : d’une part, s’assurer que tous ses soldats et officiers servent loyalement leur pays, d’autre part, respecter la Constitution américaine pour laquelle la liberté religieuse est
beaucoup plus sacrée qu’en France, par exemple, et qui exclut donc
toute sélection des soldats et officiers sur l’appartenance religieuse, ce qui l’amène à recruter comme si l’appartenance religieuse n’était en aucun cas un problème de sécurité.

Or, depuis la chute du communisme en 1989, l’armée américaine n’a quasiment eu pour ennemi que des pays musulmans (même si officiellement ce ne sont pas ces pays qui sont les ennemis, mais simplement les terroristes qui sont censés y résider).

L’armée américaine devra un jour ouvrir les yeux et tenter de résoudre
cette contradiction, si c’est possible…

Docdory

( 1) http://pewglobal.org/reports/pdf/253.pdf

( 2) http://fr.danielpipes.org/2801/sondages-dopinion-dans-lenfer-islamiste-britannique

( 3) http://www.topchretien.com/topinfo/view/10448/40-des-musulmans-britanniques-voudraient-instaurer-la-charia.html

(4) http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/article542420.ece

(5) http://www.dailymail.co.uk/news/article-472791/One-11-British-Muslims-backs-suicide-bombers-says-Brown-aide.html

(6) http://www.northjersey.com/news/national/69500262.html

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