Offensive tous azimuts pour toujours plus d’islam en Europe

Publié le 20 mai 2008 - par
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Bars islamiques, banques islamiques, piscines islamiques, écoles islamiques, maisons de retraites islamiques, magasins de vêtements islamiques, patrouilles urbaines islamiques, surveillance islamique dans les cités, hôpitaux sous invectives islamiques, revendications islamiques dans les entreprises et les grandes surfaces, carrés musulmans dans les cimetières, conseil municipal avec femme voilée, universités avec étudiantes voilées, mères voilées dans les collèges et les lycées, femmes voilées dans nos rues, colloques en faveur du voile, cantines sans viande ou avec viande halal, libre expression sous haute surveillance coranique, commission de travail sur un possible délit de blasphème… et j’en passe : nous sommes devant une offensive islamique tous azimuts qui n’apparaît offensante qu’à nos yeux, l’intégriste l’accueillant, au contraire, comme allant de soi.

On n’insistera jamais assez, en effet, sur l’évidence de l’islam tel qu’il apparaît aux yeux de l’islamiste, et plus encore sur la pédagogie mondialiste qu’implique cette évidence. Que l’islam soit un universel, nous le savons, puisqu’il se donne comme l’évidence même, c’est-à-dire comme la vérité. Mais que cette universalité devienne mondialiste sitôt qu’elle sort de la sphère privée pour entrer dans la sphère publique, nous devrions le savoir et nous en inquiéter.

Car dire que l’islam est mondialiste, c’est dire qu’il ne doit y avoir, en ce monde, que l’« oumma islamiya ». Que vous n’apparteniez point encore à cette « communauté des croyants », soit ! Mais vous devrez y entrer ! Peu importe, d’ailleurs, qui sont ceux qui, pour l’heure, n’y sont pas : l’islam se moque de ce détail parce qu’il se moque de la nation, de la race ou de l’ethnie : dans le gouvernement mondial auquel travaillent les islamistes, les Arabes d’Egypte ou du Maghreb communiqueront de plain-pied avec les Africains du Mali ou les Européens autrichiens, et les nouveaux convertis côtoierons librement les islamisés de longue date. Certes, cela ne sera pas sans tensions ni violences : nature humaine oblige. Mais tout sera dans l’ordre car tout sera sous les ordres de l’islam. Il y a donc un messianisme islamique puisque l’islam entend établir le royaume de Dieu sur Terre.

Or, ceux qui œuvrent à l’établissement de ce royaume ne doutent nullement de leur bonne foi, dans la double acception de cette expression ! Et qu’on ne dise pas ici, pour relativiser les choses jusqu’à les émasculer, qu’il y a aussi un messianisme chrétien ! Le messianisme chrétien doit advenir par lui-même, c’est-à-dire par Dieu seul, et ne saurait, de ce fait, déboucher sur une conception politique du monde : le christianisme sépare le spirituel du temporel. L’islam, en revanche, ne sépare point le spirituel du temporel, et conduit, ipso facto, à la politisation de ce qu’il est, c’est-à-dire à la « pureté originelle ».

Comprenons bien que ce concept de « pureté originelle » est dynamique : l’islam ne se paie pas de mots. Si cette politique religieuse devenait notre quotidien, elle nous interdirait – entre autres ! – de tenir publiquement la main d’une femme ou de l’embrasser dans la rue ; n’autoriserait pas un médecin ou un coiffeur d’avoir une clientèle féminine ; détruirait ou séquestrerait les statues et les tableaux de nus ; voilerait La Joconde et les poupées ; fermerait les clubs mixtes, y compris les clubs de danse ; supprimerait les épreuves féminines de natation, de gymnastique, d’athlétisme, de cyclisme, de tennis… ; bannirait le patinage artistique ; n’accepterait nulle fantaisie publicitaire et s’empresserait de ranger la démocratie et la liberté au nombre des « poisons » destinés à corrompre le monde !

Comprenons surtout que cela même que nous dénonçons, l’islam l’annonce comme une évidence salutaire dans un rapport à l’autre où l’un se nie et concède, et c’est l’Europe, et où l’autre s’affirme sans concession, et c’est l’islam. Tout musulman qui adopte cette unilatéralité intramondaine le fait au nom de son être même – qu’il ne saurait dissocier de ce que le monde politique ou spirituel a de grand. Chez lui, l’interne justifie l’externe et le rejoint dans une communion de chaque instant, de telle sorte que la recherche d’une politique ou d’une spiritualité autre ne se présente jamais comme une chance d’ouverture ou de questionnement mais comme un renoncement à ce qu’il a de plus cher, c’est-à-dire à ce qu’il est.

Par conséquent, nous devons savoir qu’en acceptant toujours plus d’islam en Europe, nous construisons un nouvel espace dans lequel la sacralisation du politique est en train de devenir la spécificité d’un comportement personnel fondé sur la notion de sacralisation suprême, elle-même inhérente à l’Etre suprême dont il détient sa propre sacralisation !

Le musulman se voit donc investi du devoir religieux par excellence, nul ne pouvant développer en dehors de Dieu l’excellence qu’il tient de Dieu. Et comme cet être d’excellence appartient autant à Dieu qu’appartiennent à Dieu les êtres de ce monde, le musulman a vocation d’islamiser tous les êtres humains de ce monde, les non-musulmans qui se disent « croyants » n’étant pas des « croyants » mais des « incroyants » ou encore des « mécréants », qu’il faut, aujourd’hui comme hier, convertir ou soumettre !

Maurice Vidal

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