Paris : Un père menace de frapper quiconque proteste quand son gamin urine contre une boutique !

Publié le 17 août 2010 - par
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Excédé des propos de la pensée dominante sur les « jeunes » délinquants, la « délinquance des jeunes » ou à l’inverse, « l’insécurité ressentie », je vous rapporte l’incident suivant dont j’ai été témoin vendredi 6 août à 18h20, au 30 rue Madame, dans le 6ème arrondissement de Paris, où je passais :

Un enfant de quelques 8 ans (qui n’était pas touriste blond mais de peau noire : le mentionner me rend passible des tribunaux, mais… voir la suite en termes de culture/éducation) faisait longuement pipi sur le trottoir devant une boutique Procure sise à ce numéro. Pipi sur le trottoir, non pas au bord mais contre la façade et donc la porte de la boutique.

Un membre du personnel sort et lui dit : « ça ne te dérangerait pas d’aller faire pipi ailleurs que sur ma porte ?  »

Aussitôt, de la voiture garée devant, une grosse cylindrée flambant neuve et immatriculée dans le 94, sort le père, grosse carrure de boxeur qui s’avance menaçant vers l’employé : « comment, vous injuriez un enfant ? »

Réponse de l’employé : » je ne l’injurie pas, mais vous trouvez ça normal ? Vous pourriez éduquer votre fils ! »

Le père insiste, « vous injuriez un enfant! » et devient menaçant, se rapproche, gonfle le torse etc…

L’employé « quel sans gêne ! »…

Le père de plus en plus dominant et menaçant physiquement….

L’employé appelle le Commissariat : « ils sont en patrouille et n’ont pas d’effectif pour envoyer quelqu’un« .

Retourné le père devant sa grosse cylindrée téléphone lui aussi.

Puis il revient, toujours menaçant vers la porte de la boutique où l’employé est resté : « moi aussi, j’ai téléphoné aux flics et ils m’ont dit de t’en coller une« , poing avancé à l’appui.

L’employé lui répond : « Dites-moi, les tribunaux, vous connaissez ? »

Le père : « je m’en fous, vous injuriez un enfant… »

Présent, je dis que l’urine doit être nettoyée et qu’ils doivent aller chercher de l’eau pour nettoyer..

Je m’entends dire « tu veux que je t’en colle une à toi aussi ? »

La mère revient et ils partent, nous narguant et victorieux.

Pendant tout ce temps, l’enfant, rentré s’asseoir dans la voiture, n’a pas cessé de hurler – en digne ‘victime’.

Est-ce la nouvelle éducation en vigueur par le droit du plus fort (physiquement) en France, de la part d’ex-colonisés à qui on a fait cadeau de notre nationalité?

Justement, le samedi suivant, le 7 après-midi, j’étais invité, au Stade Brancion à une festivité organisée par l’ambassade de Bolivie à l’occasion de leur Fête nationale : sur les gradins, des jeunes gens boliviens, manifestement de condition ouvrière, me demandent poliment s’ils peuvent s’asseoir sur la place encore libre à côté de moi….
Juste avant, après l’hymne bolivien on avait joué la Marseillaise « en hommage au pays qui nous accueille »: tous ces latinos debout : ni sifflements ni injures…gratitude et politesse entre hôtes.

Il serait grand temps de revenir au bon sens et de considérer que 50 ans après les Indépendances, nos ex-colonisés (et les descendants des ex-esclaves) nous en veulent encore viscéralement (et cela peut se comprendre! ) et sont dans un état d’esprit et un comportement qui relèvent de la revanche.

Comprendre enfin, que continuer la FrançAfrique (en soutenant toujours des dictateurs corrompus) ou créer de fait la ‘Franco-maghrébie’ ont constitué une erreur politique majeure : celle de maintenir, après le divorce négocié par de Gaulle, une relation que les spécialistes appellent « toxique » – et à laquelle, pour les familles, entreprises, groupes etc…il est conseillé de mettre fin par une saine séparation.
Alors que nous aurions dû nous consacrer à la construction de l’Europe, à la diffusion des culture, contes, films, actualités des autres pays de la Communauté européenne, que la plupart de nos concitoyens connaissent si peu – trop occupés à des débats sur l’Islam et autres âneries moyennageuses et fascisantes.

La France se serait honorée aussi de réserver son accueil (à améliorer!)- à de vrais réfugiés politiques, victimes des fascismes et dictatures …. kurdes qui fuient les talibans par exemple, victimes du manque de liberté en Europe de l’Est ou encore tous les chrétiens persécutés dans les pays musulmans d’Afrique, du Proche et Moyen-Orient et d’ailleurs…

Sébastien Lamour

Post Scriptum : les agressés n’envisageaient pas de déposer une main courante.

Quant au Commissariat contacté ensuite, il ont estimé « que ça ne ser(vait) à rien ».

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