Politique-fiction : nous sommes en 1939, le politiquement correct nous dit : halte à la naziphobie !

Publié le 19 octobre 2009 - par
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Nous sommes en juillet ou août 1939 (il y a juste 70 ans !) et il y a en Europe de l’ouest quelques millions d’Allemands qui vivent dans nos pays (grâce, souvent, à nos aides sociales), certains ayant même la double nationalité, allemande et celle de leur pays de résidence. Certes, ils ne sont pas tous acquis au national-socialisme, mais, sauf rares exceptions, ils ne peuvent trop en médire, vivant sous l’œil vigilant des agents hitlériens infiltrés chez nous, voire que nous recevons à bras ouverts, car, nous, nous sommes des démocrates.

En cas de mobilisation générale, nombre d’entre eux seraient appelés sous les drapeaux (français, belges, néerlandais, etc.) ? Ne leur faisons pas d’avance un procès d’intention. Vous verrez, si cela s’avérait nécessaire (mais avec la politique que nous menons, jamais il n’y aura la guerre) ils seront loyaux à l’égard de leur nouvelle patrie. Quant à ceux qui ne voudront pas se battre, il suffira de les affecter dans les services auxiliaires, ou, tout simplement, de les réformer ; on trouvera bien un prétexte.

L’important, c’est d’éviter toute critique du national-socialisme. Il faut respecter cette doctrine qui prêche la prospérité pour tous. Certains se prétendent nazis et prônent la violence et toute sorte d’excès, mais ils sont l’exception et interprètent mal les textes fondateurs comme Mein Kampf, par exemple, qui ne revendique que le bonheur pour la nation germanique et la fraternité de tous les peuples européens. Il y a des excès, mais nous les condamnons. Le militarisme, c’est mal, les camps d’extermination c’est mal, la politique eugéniste, c’est mal, l’exaltation de la «race» aryenne, c’est mal, etc. mais le national-socialisme, c’est bien ! N’en disons pas de mal. D’ailleurs, c’est interdit. Il ne faut pas se livrer à de la naziphobie primaire, qui n’est, finalement, que du racisme déguisé.

Hitler exagère un peu, c’est vrai, mais il ne faut pas oublier les quelques dizaines de millions d’Allemands doux, pacifiques, cultivés, qui ne rêvent pas que de plaies et bosses ! Alors, pour une poignée d’individus excités, comme Hitler, Göring, Goebbels, Himmler et quelques autres (une poignée de gens, c’est tout !) va-t-on rejeter tout un peuple pacifique qui ne veut que vivre en harmonie avec nous ? Il ne faut pas faire d’amalgame : tous les Allemands ne sont pas nazis, loin de là ! N’injurions pas tout le peuple allemand à cause d’une infime minorité d’excités.

Dire du mal des idées et des propos du Führer, et plaider pour une certaine méfiance envers son pays, susciter la crainte qu’Hitler envoie tous ces braves Allemands à l’assaut de notre pays, oui c’est du racisme, car c’est jeter l’opprobre sur tout un peuple dans son ensemble en raison des égarements de quelques uns. Un tel comportement est, de plus, criminel : en effet, imaginer des troupes allemandes et nazies envahissant l’Europe est injurieux pour la grande masse des Allemands, pour le peuple de Goethe, de Schiller et de Wagner, peuple romantique et cultivé, qui n’est certainement pas belliqueux ; ce serait prêter à ce peuple, de façon arbitraire, des intentions qui ne sont pas les siennes. Il ne faut pas faire d’amalgame avec la clique de dévoyés qui entoure le Führer et qui ne représentent qu’eux-mêmes. Cela pourrait vexer les Allemands (et à juste titre !) de s’entendre « amalgamés » à ces extrémistes. Cela pourrait les conduire à se radicaliser, donc à suivre les dirigeants hitlériens dont, pourtant, ils ne partagent pas toutes les idées.

La naziphobie mène à la guerre. Au contraire, il faut poursuivre dans l’esprit de Münich, aller plus loin encore sur le chemin de la paix et de l’amitié entre les peuples. Ainsi, par exemple, répondons favorablement à la requête présentée par l’association de jeunesse « Europe-Thulé » de financer des camps de vacances pour les Jeunesses hitlériennes sur les territoires de nos pays, où ces garçons sains et vigoureux pourront recevoir un entraînement sportif (et accessoirement militaire). Incitons nos jeunes à les rencontrer et à les écouter. Ce sera une occasion d’échanges et d’enrichissement réciproque. Ainsi, disparaîtra la haine absurde qui ronge nos peuples depuis 1871 ! Il est temps d’en finir avec cette plaie ! Exaltons l’amitié avec l’Allemagne, fût-elle nazie, et pour bien prouver notre sincérité, supprimons quelques divisions et taillons dans ces improductives dépenses militaires qui ne servent à rien, puisque nous nous aimons tant. Tant de gentillesse et de complaisance envers le Führer finira bien par le désarmer, dans tous les sens du terme. C’est la seule voie possible.

Et si Hitler attaque quand même ? Dans le cas où cette hypothèse, au demeurant absurde, se réalisait, il suffirait de capituler sans attendre et de signer un armistice, et plus une goutte de sang ne coulerait. C.Q.F.D. Et, au moins, il ne se trouverait pas un seul imbécile pour poursuivre les hostilités au nom d’une prétendue Résistance.

Dix ans plus tard, nous aurions de belles autobahn et, accessoirement, nous serions débarrassés des Juifs. Que souhaiter de mieux ? Tout va bien.

Jean Robin

Extraits de La nouvelle extrême droite

http://tatamis.blogspot.com/2009/09/la-nouvelle-extreme-droite-livre.html

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