Portrait d’Alexandre del Valle, un résistant trop souvent traité de « fasciste » par les complices de l’islam

Publié le 6 décembre 2010 - par - 445 vues
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Le marché de la vérité ou, à propos d’Alexandre del Valle une illustration de « qui sont les fascistes »

Le piège du politiquement correct se referme sur les honnêtes hommes, (Zemmour, Goldnadel, Del Valle, Finkielkraut, Taguieff, Millère ……etc) vilipendées à coups de mensonges, d’approximations et avec une imagination sans borne pour les travestir en « réactionnaire, d’ultra-droite, en « fascistes », ex, etc. Ceci a été le cas d’Eric Zémour récemment, de Christian Jelen ou William Goldnadel ou même de Guy Millère, sans oublier Alexandre del Valle.

Comme le prévoyait le philosophe juif allemand Léo Strauss en 1953 dans son ouvrage Droit Naturel et Histoire, la reductio ad hitlerum permet de diaboliser tous ceux qui s’interrogent honnêtement, sans hurlements hystériques et envisagent la complexité des problèmes comme l’identité, l’immigration ou l’insécurité.

Avec celui d’Eric Zémmour, le cas d’Alexandre Del Valle est emblématique de la curée des petits «bonhommes « qui, comme Amiel dans son journal, écrivent dans leur chambre des parcours politiques imaginaires , mais qui les font rêver. Le seul problème c’est que leur rêve devient le cauchemar des honnêtes gens. Comme le disait Jean-Pierre Faye « le fascisme c’est la langue « c’est la meilleure définition du politiquement correct.

Pour illustrer Léo Strauss le mieux est de faire un portrait d’Alexandre Del Valle. Portrait qui pourrait être le blason de tous ceux que les des Rouges-Bruns-Verts voudraient voir jeter en prison à défaut des oubliettes de l’histoire.

Alexandre del Valle fut proche du Mouvement des citoyens de Jean Pierre Chevènement, et avec le regrettés Christian Jelen, et d’autres, il participa au montage de la pétition pour défendre les lois Pasqua sur l’immigration, pétition qui dans le journal Marianne s’intitula « l’autre pétition ». C’est de cette cette initiative que naquit la fondation Marc Bloch.

Mais revenons à moutons et en particulier à l’ouvrage d’Alexandre del Valle publié il y a quelques mois en Italie (hélas pas encore en France où l’auteur est boycotté : » Verdi Rossi Neri, l’Alleanza degli estremisti opposti anti-occidentali, Lindau, Torino, 2010 (« Rouges, Bruns, Verts, l’alliance des extrémismes opposés anti-occicentaux »). Outre le fait que ce titre a de quoi énerver beaucoup de totalitaires, il décrit bien le système totalitaire multiforme qui a déclaré la guerre de l’extérieur et de l’intérieur à l’Occident et aux Libres penseurs ou aux patriotes.

Dans « Rouges, Bruns, Verts, Del Valle analyse le monde inquiétant de l’Après guerre froide caractérisé par la montée de la haine envers l’Occident. Un occident qui se résume pour ses ennemis à la vieille Europe affaiblie, à l’Etat d’Israël, de plus en plus isolé, et aux Etats-Unis.
Un Empire occidental plus contesté et diabolisé que jamais. Cette haine a pris une dimension apocalyptique lorsqu’une une partie de l’Humanité a célébré la catastrophe du 11 septembre. Depuis le déclenchement de la seconde Intifada Al Aqsa, en septembre 2000, le 11 septembre 2001, et depuis les guerres anglo-américaines en Afghanistan et en Irak, on constate partout, l’émergence d’un axe rouge-vert-brun, dont le ciment est la haine envers l’Occident et le Monde Libre (le Rouge de l’extrême gauche révolutionnaire ou No Global, le Brun de l’ultranationalisme néo fascisant ou indigéniste, et le Vert de l’islamisme radical et/ou terroriste). Cette « Internationale de la Haine », fondée sur le ressentiment, réunit contre l’Amérique, Israël, la civilisation judéo-chrétienne, et les démocraties libérales dans leur ensemble, les « perdants radicaux » de l’Histoire,

Ce sont les extrémistes de tous bords : intégristes islamistes, ultranationalistes du Sud ou d’Ex-Urss, dernières dictatures communistes de la planète, nationalistes indigénistes anti blancs et révolutionnaires d’Amérique latine ou d’Afrique, etc.

Le seul point commun entre ces trois couleurs de la Haine – mais non des moindres, est l’esprit de revanche, le ressentiment, le rejet global d’un empire occidental diabolisé. Le ressentiment antioccidental et cette nouvelle forme de fascisme et de racisme du Sud exprimé au nom des « opprimés » supposés ou réels réunit ainsi les acteurs les plus divers, souvent opposés idéologiquement, mais décidés à en découdre définitivement avec le bouc émissaire euro occidental dominé par les Etats-Unis et complice du Satan israélien. D’où le rapprochement toujours plus significatif entre, d’une part, les nostalgiques des deux premiers totalitarismes – bruns et rouges – et, d’autre part, les protagonistes du totalitarisme vert, l’islamisme révolutionnaire, obscurantiste et revanchard.

Parallèlement, alors que le discours des terroristes marxistes ou de certains néo-nazis s’islamise, la rhétorique de Ben Laden en particulier et des islamistes en général se « marxise » et se tiers-mondise à son tour empruntant (sans d’ailleurs trop se forcer) la vulgate antisémite d’extrême droite la plus extrême.

Qu’il s’agisse du Hezbollah libanais, du Hamas palestinien, des combattants d’Al Qaïda ou des « résistants » irakiens et palestiniens, force est de reconnaître que, sur le marché révolutionnaire mondial, les islamistes sont les plus farouches adversaires de l’« impérialisme israélo américain ». Ceux qui infligent le plus de dommages aux puissances « colonialistes » et « capitalistes ».

D’évidence, cette « Internationale de la Haine » rouge-verte-brune s’est renforcée depuis la chute de l’Union soviétique et les guerres « antimusulmanes » américaines consécutives au 11 septembre. Cette accélération de l’Histoire et la convergence des forces du ressentiment contre l’ennemi commun judéo-chrétien occidental expliquent pourquoi le réactionnaire et impérialiste Oussama Ben Laden tente de séduire les progressistes et anti-impérialistes de gauche, écolos et No Global, saluant – dans des discours surréalistes – le trotskiste No Global Noam Chomsky et accusant les Etats-Unis d’avoir « fait échouer Kyoto et Copenhague » et de polluer la planète, « provoquant la mort de millions d’être humains ».

Cela explique aussi pourquoi, en France, le comique Dieudonné et ses séides, tel Alain Soral sont subitement passés du camp anti-Lepen et « antiraciste » à celui des défenseurs du FN, de l’Iran d’Ahmadinéjad, des islamistes du Hamas et du Hezbollah et des Révisionnistes pro-nazis qui nient la Shoah et dénoncent le « lobby juif » dans les banlieues radicalisées employant les mêmes mots qu’à Téhéran ou Caracas.

Véritable bombe géopolitique et civilisationnelle, la convergence des extrémismes anti-occidentaux rouges, bruns et verts risque d’embraser le monde et de conforter le clash des civilisations entre, d’une part, l’Islam radicalisé et l’Occident, et, d’autre part, entre l’Occident et le reste du monde, séduit par la revanche sur l’histoire dont les islamistes seraient le bras armé.

En réponse aux haines de soi ou aux haines de l’Autre qui caractérisent le Politiquement correct et le terrorisme intellectuel antioccidental qui culpabilise et accable l’Europe, qui accuse la France de Nicolas Sarkozy de « génocider des Roms » de façon absurde, Alexandre del Valle propose de diffuser une culture de l’estime de soi et du « patriotisme intégrateur », afin que les Européens et les Occidentaux – culpabilisés alors que leur civilisation n’est pas pire (sinon meilleure) que les autres – retrouvent confiance en eux et répondent tant à « l’Internationale de la Haine » au niveau mondial, qu’aux défis de l’assimilation des populations extra-européennes au niveau national.

Essayiste, Journaliste et chroniqueur, géopolitologue, co-fondateur de l’Observatoire géopolitique de la Méditerranée ; enseignant à l’Université de Rome et Directeur de l’Institut Choiseul à Bruxelles; Alexandre Del Valle inscrit toutes ses interventions et écrits dans le cadre de la démarche géopolitique qui consiste à étudier « les rivalités de pouvoirs autour des territoires ou ressources », ainsi que les « représentations » développées par les acteurs en lice. Après avoir été formé au contact de stratégistes comme André Martel (CR), les généraux Pierre Marie Gallois (CR) Henri Paris(CR) et Jean Salvan (CR) puis le géographe Yves Lacoste (Paris VIII), del Valle a rejoint l’équipe de recherches doctorales de Jacques Soppelsa (La Sorbonne). Ayant découvert le Liban au début des années 90 dans le cadre de missions humanitaires et d’études, il a commencé à écrire sur le conflit libanais et les minorités juives et chrétiennes en Terre d’Islam avant de se pencher sur la montée de l’Islamisme radical dont il fut un des premiers à souligner la menace dans le cadre du monde de l’Après Guerre froide. Depuis quelques années, ses travaux sont consacrés à l’étude des mouvements révolutionnaires et totalitaires, du terrorisme, de la Turquie et des grands phénomènes de Désinformation géopolitique (« Guerre des Représentations »).

Il débute son action aux côtés de Résistants illustres comme Jean Mattéoli, ancien Ministre et Président du Conseil Economique et Social, Alain Griotterray (fondateur du premier réseau de résistants de droite gaulliste en 1940), et bien sûr le Général (CR) Pierre Marie Gallois, son maître en géopolitique, l’un des premiers volontaires anti-nazis engagés à Londres dans la Royale Air Force, père de la Géopolitique française et ancien conseiller nucléaire du général De Gaulle.

Ami de Gabriel Kaspeireit, résistant puis combattant de la deuxième DB, ancien maire du 9ème arrondissement, il participa à ses cotés à de nombreuses réunions publiques sur la Serbie et les guerres en Ex-Yougoslavie, sujets d’étude de ses deux premiers livres « Guerres contre l’Europe » et « Islamisme et Etats-Unis », puis par celle du Général Jean Salvan, ancien de l’Etat Major, professeur de Stratégie à Science Po Bordeaux, et Président des Gueules Cassées. A cette même époque, où il s’oppose aux guerres américaines contre l’Ex-Yougoslavie, la Serbie et l’Irak (années 1990), il se lie d’amitié avec l’ancien secrétaire de J.P Sartre, Louis Dalmas, directeur de « Balkans Info », homme de gauche, chevènementiste et patriote comme P.M. Gallois.

La presse a réduit ce chercheur à la Droite souverainiste ou la droite dure, mais ses ennemis ou détracteurs auraient tout autant pu désinformer en faisant croire à un Del Valle issu de la Gauche tant il est complexe et inclassable : Dès les années 1990, proche des Gaullistes historiques précités, il est le disciple de deux personnes qui ont commencé à gauche, en premier lieu, le général Gallois, chevènementiste de toujours, puis Jean Pierre Péroncel Hugoz, ancien Grand Reporter du Monde spécialiste du Proche Orient, qui lui préfacent et postfacent son premier ouvrage, marqué par moult citations des déclarations et ouvrages de Gallois et Chevènement. Il se rapproche de Rachid Kaci à la fin des années 1990, et avec ce dernier créer en 2002 , la Droite Libre, au sein de l’UMP,. Le but de ce mouvement étant de défendre les valeurs républicaines et occidentales face au communautarisme et aux intégrismes.

Comme homme libre, il a toujours continué à soutenir les positions politiques patriotiques, tels Jean Pierre Chevènement, pour qui il a appelé à voter deux fois dans les colonnes du Figaro et ailleurs, ou encore des Mouvements laïques tels Ni Putes Ni Soumises, Démocraties (dirigé par le Général Henri Paris, et auquel il a adhéré et en a été membre actif de 1997 à 2000) ou encore le Mouvement des Maghrébins Laïques de France (Jbil Kébir).

Ce petit portrait n’est pas une vision hagiographique d’Alexandre del Valle, mais l’illustration d’une vie politique qui fut celle de millions de Français qui furent tiraillés entre leur profond attachement au Général De Gaulle et leur vote pour le parti communiste français.

C’est ce qu’illustre parfaitement le Marx de « l’idéologie allemande » : » les chemins épars de la recherche de la vérité sont plus importants que la vérité elle-même.» et à travers Alexandre del Valle nous pouvons mesurer les petites bassesses de ceux qui réduisent les femmes et les hommes pour les faire rentrer dans leur entonnoir de la « réductio ad hitlérum ».

Cette « réductio ad hitlérum » est le seul argument des antiracistes de métier, des écrivaillons à 2 balles et des petits débiles universitaires qui compensent leur absence de talent par la médiocrité de leurs attaques politiques (cf. la pétition des historiens contre Sylvain Gouguenheim et contre la maison de l’histoire).

C’est d’ailleurs dans leur entonnoir de la « réductio ad hitlérum » que ces petits bonhommes, « collabos de l’islamisme » voudrait faire entrer « Riposte Laïque ».

Lazare Zylbergleitt

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