Pourquoi Le Parisien discrédite-t-il sans arrêt les initiatives de RL ou de RR ?

Publié le 11 octobre 2010 - par
Share

A Madame Marie-Odile Amaury (Directeur de la Publication du Parisien)
A Stéphane Albouy (Rédacteur en Chef Adjoint)

Madame et Monsieur,

Vous relayez dans votre édition du samedi 25/09/10 la menace de mort qui a été proférée contre Mme Géraldine Madounari et ses enfants. Le mobile de cette menace de mort semble être le racisme. La photo que vous reproduisez dans la version papier du Parisien nous montre que Mme Madounari est noire de peau. On apprend aussi que cette personne est une élue municipale par ailleurs militante au MRAP et à la LDH.

Cette menace de mort est totalement scandaleuse aussi bien parce qu’elle s’inspire de thèses racistes que parce qu’elle vise une représentante du peuple et sa famille.

Dans le même ordre d’idée, des menaces de mort ont été également prononcé à l’encontre d’une autre femme française il y a quelques jours et cela à plusieurs reprises. Cette personne a d’ailleurs fait une conférence de presse le 11/09/10 à Issy Les Moulineaux pour rendre public sa situation. Il lui est reproché par le même type de fasciste du XXIème siècle qui a sévit contre Mme Madounari d’utiliser sa liberté de conscience et d’expression pour critiquer un dogme religieux qui érige en loi divine la supériorité de la communauté des croyants en l’islam sur tout autre humain sur terre.

Si les situations sont proches, votre traitement journalistique est fort différent : dans un cas une photo et 3 colonnes de texte ; dans l’autre, rien, pas un mot sur les menaces de mort destinées à Christine Tasin (présidente de Résistance Républicaine) …

Pourtant, dans les deux cas, une femme est menacée de mort ; dans les deux cas, on veut la faire taire et l’empêcher de participer au débat public.

Il y a néanmoins trois différences entre ces deux situations qui pourraient expliquer votre différence de traitement :

1. Dans un cas, vous parlez d’une femme noire de peau ; il est vrai que Christine Tasin est née blanche de peau. Malgré le racisme que vous semblez dénoncer, pratiqueriez-vous la discrimination raciale en décidant de ne parler d’une menace de mort que quand la victime est issue d’une « minorité visible » (tournure journalistique tendant à légitimer dans le corps social l’idée de catégories de français fondées sur l’apparence physique ou des comportements religieux ostentatoires) ?

2. Dans un cas, le mobile de la menace de mort semble être le racisme, dans l’autre le blasphème ou la condamnation de la liberté d’expression et de conscience. Le journal le Parisien serait-il plus attaché à la lutte contre le racisme qu’à celle en faveur de la liberté d’expression pour choisir de ne médiatiser que l’une de ces deux menaces de mort ?

3. Dans un cas, Christine Tasin ose critiquer les religions, pas seulement le christianisme (ce qui est très fréquent de nos jours et ne coûte la vie à personne) mais l’islam, religion d’amour et de tolérance, qui le prouve régulièrement en assassinant ou menaçant de mort ceux qui la quittent ou la critiquent. Le Parisien serait-il devenu un journal halal défendant l’ordre moral et juridique de la charia en laissant volontairement dans l’ombre toute critique de la religion mahométane ?

Qu’est-ce qui provoque donc votre différence de traitement éditorial entre ces deux femmes pareillement menacées de mort par un fasciste ?
Qu’est-ce qui vous amène à oublier le principe le plus élémentaire de votre profession : à savoir, en l’espèce, rapporter ces faits de menace de mort dans un cas comme dans l’autre ?
Est-ce votre volonté de protéger l’islam de toute critique, votre penchant à victimiser ce qu’on appelle dans le milieu médiatique les « minorités visibles » au risque d’oublier le principe de liberté d’expression qui devrait être chère à tout organe de presse ?

A la réflexion, une quatrième explication à vos choix éditoriaux me semble s’imposer si l’on considère, qu’à la différence de Mme Madounari, Mme Tasin n’est pas une inconnue pour vous comme pour vos lecteurs.
En effet, Mme Tasin fut une des personnes à l’origine de l’apéro géant interdit à la Goutte d’Or le 18 juin, puis du rassemblement place de l’Étoile autorisé le même jour pour appeler à la résistance républicaine contre l’islamisation de la France.

Cette manifestation, organisée par deux organisations de gauche (Riposte Laïque et Résistance Républicaine) et par le Bloc Identitaire, à qui se rallia 24 autres associations (gaullistes, féministes, laïques, etc …) fut l’occasion pour vos journalistes de manipuler les faits afin de faire passer ce rassemblement pour un attroupement de xénophobes, racistes d’extrême droite. Ainsi, vos journalistes n’évoquèrent au cours du rassemblement que la prise de parole du représentant du Bloc Identitaire et passa sous silence celles réalisées au nom de Riposte Laïque et de Résistance Républicaine.

Bien entendu, il ne fut pas relevé aussi par vos « journalistes » que la Marseillaise fut chantée point levé par une bonne partie de l’assemblée (ce qui n’est pas jusqu’à présent un signe de ralliement de l’extrême droite …).
Ces arrangements avec la réalité des faits (par ailleurs filmés par plusieurs participants et mis en ligne) ont permis à vos « journalistes » de dénaturer pour leurs lecteurs ce mouvement de résistance composé de membres provenant d’horizon politiques différents mais tous opposés à l’instauration d’une dictature religieuse déjà bien présente dans nos quartiers.

Mme Tasin fut aussi cité dans vos colonnes à l’occasion de la manifestation du 4 septembre place de la Bourse qui appelait à lutter contre l’offensive de l’islam politique et juridique (la charia) pour sauvegarder les principes de notre république laïque. En l’absence du Bloc Identitaire, la couverture médiatique fut beaucoup plus légère et essentiellement l’occasion pour vos « journalistes » …. de rappeler la présence du Bloc Identitaire à la première manifestation co organisée par C. Tasin.

Ainsi, à considérer la place médiatique surdimensionnée accordée par votre journal au Bloc Identitaire dans la première manifestation où il n’était qu’un des organisateurs puis à la deuxième où il n’était même pas présent, on peut légitimement s’interroger : Faut-il que vos journalistes puissent parler d’extrême droite et de xénophobie d’une façon ou d’une autre pour évoquer une manifestation sur les dangers que courent la République et la laïcité face à l’instauration progressive de la charia sur notre territoire ?

L’actualité récente ne fait que me conforter dans ce sens.
En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’un débat qui aurait du se tenir à l’Assemblée Nationale le 30/09/10 entre un député, un maire, C. Tasin, l’imam de Drancy, etc … fut interdit par le quatrième personnage de l’Etat quelques heures après que le CFCM le lui ai publiquement demandé au motif que les participants invités ne lui convenait pas.

Votre journal, fidèle à la ligne de conduite que j’évoquais plus haut, n’a pas dit un mot de ce recul de la liberté d’expression suite à des pressions de représentants de la communauté religieuse musulmane.
Il est vrai que les « journalistes » qui auraient couvert l’évènement n’auraient pas pu y venir parler de racisme ou d’extrême droite. Il est vrai aussi que le thème de ce colloque centré sur les dangers que font courir à la France l’immigration et l’islamisme qu’elle importe avec elle avait de quoi les faire reculer : rendez-vous compte, on allait parler de l’islam, des questions qu’il doit régler pour être pleinement accepté dans notre société et de comment réduire les dangers que fait peser l’islamisme sur notre société !!!
Blasphème xénophobes et franchouillard que tout cela ? Mais sans représentation de l’extrême droite, comment le dénoncer ?

En tant que lecteurs fréquents du Parisien, les faits que j’évoque plus haut :

1. Le traitement tendancieux de la manifestation du 18 juin place de l’Étoile,

2. La couverture minimale de la manifestation du 4 septembre sans l’attrait que semble représenter le Bloc Identitaire pour Le Parisien

3. Le silence sur les menaces de mort subies par C. Tasin,

4. Le silence sur la suppression d’un débat public à l’Assemblée Nationale sur pression religieuse, provoquent chez moi une certaine inquiétude.

Quel qu’en soit les raisons, vos choix éditoriaux comme la manière de traiter certains de vos sujets relèvent de plus en plus d’une censure de fait aboutissant au boycott pur et simple de certains évènements.

On pense habituellement que la censure est une contrainte imposée par un pouvoir sur des journalistes.

Par vos choix éditoriaux et vos traitements « journalistiques », vous démontrez avec brio que la censure est maintenant directement imposée par les journalistes à leurs lecteurs sans pression d’un quelconque pouvoir voire peut être même justement pour éviter de donner prise à une quelconque pression d’un pouvoir politique dominant (UMP, PS, PC, Verts, …) ou d’une association bien pensante cultivant de façon perverse l’opposition entre les français (SOS Racisme, LDH, MRAP, …).

J’espère seulement que ces faits de censure et de traitement des informations contraires à la réalité ne sont dus qu’à une absence répétée de professionnalisme et pas à une posture politique anticipant la mise en place rampante d’un régime politico religieux tel que préfiguré par l’annulation du colloque du 30/09/10 à l’Assemblée Nationale dont vous n’avez pas informée vos lecteurs.

En espérant que l’action de tous les républicains laïques soit en mesure de contrarier la pente liberticide à laquelle vous semblez déjà vous être adapté, veuillez agréer Madame et Monsieur, mes salutations les plus distinguées.

Selda

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.