Pourquoi j’ai aimé « Fitna »

Publié le 1 avril 2008 - par - 211 vues
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Je viens de visionner « Fitna ». Emouvant. Remarquable. Efficace. Terrible.

Partant du postulat que l’islam, contrairement aux autres religions du livre, qui ont depuis longtemps fait basculer la Bible dans un passé historique ou mythique, n’a pris aucune distance avec le Coran, avec la vie et les paroles de Mahomet, que de nombreux imams et fidèles appliquent sans discernement, ce qui donne, hélas, à certains versets valeur prescriptive, Geert Wilders, en quinze minutes, fait un beau travail pédagogique, avec de beaux « champ contre champ » : page de gauche, des sourates et versets du Coran appelant à tuer infidèles, juifs, apostats, ennemis de l’islam en tous genres et, sur la page de droite, les applications pratiques de ces dernières années : le 11 septembre 2001, attentats, manifestations avec pancartes appelant au meurtre et au Jehad de mort contre Rushdie, discours haineux du Président iranien Ahmadinejad, pancartes favorables à Hitler, discours martelant la prétention de l’islam de régenter et d’envahir les Etats-Unis et l’Europe, discours d’intégristes aux Pays-Bas invitant à lapider les femmes adultères ou à tuer les homosexuels …

La grande force du film est qu’il n’invente rien, c’est un simple montage d’évènements réels. Le spectateur ne peut que s’élever contre ces messages de haine et de mort. Enfin, le but est de faire naître l’islamophobie, c’est réussi et justifié : comment ne pas avoir peur de l’islam devant ces images de violence et de mort ??? On rappellera en passant que l’islamophobie n’a rien à voir avec du racisme (contrairement aux affirmations de Nicolas Sarkozy) parce qu’il n’est pas interdit dans la loi française d’avoir peur d’une religion.

La balle est dans le camp des musulmans. Seule une minorité d’entre eux est intégriste et prête à appliquer tous les préceptes coraniques, c’est donc à la majorité silencieuse de se révolter, d’imposer sa loi et de se battre pour prouver que l’on peut faire évoluer l’islam, que l’on peut l’adapter à l’évolution de la société et au respect des droits de l’homme et de ceux des femmes.

Le film de Geert Wilders n’est pas raciste, il n’appelle pas à la haine ni au rejet des musulmans. Il tire la sonnette d’alarme. Il dit, en quelques minutes, les inquiétudes des laïques, les inquiétudes de ceux qui respectent les femmes, les inquiétudes de ceux qui n’acceptent pas le terrorisme, les inquiétudes de ceux qui refusent de vivre en théocratie, les inquiétudes de ceux qui sont attachés à la liberté d’expression.
On me dira qu’il ne propose pas de solutions : ce n’est pas le but, et comment serait-ce possible en quinze minutes ? Non, il dit qu’il y a un danger, que les citoyens et les hommes politiques doivent en prendre conscience ; ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas, c’est à eux de trouver des solutions, de mettre en place les mesures nécessaires.

On me dira que quand Geert Wilders montre une carte postale avec une mosquée, cela évoquerait le refus d’un pays chrétien de devenir musulman ; j’y vois, quant à moi, la mosquée comme symbole, coercitif, de l’occupation de l’espace et des esprits par l’islam politique et comme une négation historique de notre évolution : les églises, peu ou prou abandonnées par leurs fidèles, sont devenues des témoignages de notre passé, des monuments architecturaux capables de faire naître le sentiment de la beauté, l’émerveillement de nous sentir hommes, en pleine liberté religieuse ; la mosquée, elle, est le symbole d’une religion vivante et très minoritaire (les musulmans ne représentent que 5 à 10 % des habitants des pays européens et seuls un quart d’entre eux sont pratiquants), qui laisse peu de place à la liberté de l’individu (qui n’a ni le droit de ne pas croire, ni celui de changer de religion ni de ne pas respecter les préceptes islamiques, comme les pauvres filles obligées de se voiler et de respecter le jeûne du Ramadan quoi qu’elles en aient), elle ne peut être centrale dans nos pays. Nos arrière-grands-parents ont suffisamment lutté, suffisamment souffert pour obtenir la liberté de conscience, d’expression et l’égalité homme-femme pour que l’on n’accepte pas de bon gré, au nom de la tolérance et du relativisme culturel, de renoncer à tout cela !

Ce n’est pas à l’Europe des lumières d’accepter le retour à l’obscurantisme et à la barbarie dont elle a eu tant de mal à se débarrasser. Et que les bobos/gogos de la gauche compassionnelle ne viennent pas nous tenir des discours du type « il faut comprendre », « il y a l’histoire » etc. Rien ne justifie la négation des droits de l’homme (et de la femme !), ni de la liberté d’expression. Rien ne justifie qu’une religion que chacun, en Occident, s’attache à laisser vivre (voire encourage !) réponde par des massacres. Rien ne justifie un système fasciste.

Christine Tasin

http://christinetasin.over-blog.fr

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