Prières musulmanes : Aucun des pourfendeurs de Marine Le Pen n’a réussi à démontrer qu’elle avait tort !

Publié le 14 décembre 2010 - par
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La levée de bouclier de la classe politique, médiatique et « antiraciste » sur les propos de Marine Le Pen à Lyon vendredi soir – à propos de l’occupation de rues le vendredi pour la prière musulmane – est totalement surréaliste !

Ces réactions ont été longuement décortiquées ici, je n’y reviens pas. Mais ce concert pavlovien depuis l’extrême gauche jusqu’à l’UMP est tout de même curieux. Qui a donné le coup d’envoi, alors que cela fait des mois et des mois que Marine Le Pen dénonçait ces occupations illégales ? Et pourquoi aucun des donneurs de leçons n’a-t-il dénoncé l’illégalité des prieurs du vendredi et ne réclame-t-il pas leur condamnation ?

Marine Le Pen n’a fait qu’exposer objectivement des faits, connus depuis plus d’un an par les lecteurs de Riposte Laïque grâce aux vidéos de Maxime Lépante et de quelques autres personnes. (Et sans doute que Marine Le Pen s’est largement inspirée de nos travaux…) La caste politico-médiatique s’est soudainement emparée d’une ou deux phrases discours aux militants lyonnais du Front National, pour en déformer totalement le sens.

On a pu lire des titres comme « Marine Le Pen compare les prières des musulmans à l’Occupation » (avec un grand « O » et sans mentionner qu’il s’agissait de prières publiques illégales) ou carrément « à l’occupation allemande » ou « nazie ». C’est évidemment un mensonge total, consistant à détourner le problème évoqué par Marine Le Pen pour la faire passer pour une raciste qui oserait comparer tous les musulmans aux nazis. Le procédé est d’une totale abjection.

Et dire que ce sont les mêmes désinformateurs qui « nazifient » à tour de bras… la même Marine Le Pen ! Il faudrait tout de même savoir : si la comparaison qu’ils lui prêtent était fondée, alors ce serait une preuve supplémentaire que Marine Le Pen condamne le nazisme, ce qu’elle n’a jamais manqué de faire. Dès lors, on ne peut lui reprocher une chose et son contraire. On retrouve là toute l’imbécillité de ceux qui pratiquent la « reductio ad hitlerum » contre Riposte Laïque, par exemple à l’occasion de l’apéro du 18 juin qui se réclamait… de l’appel du Général De Gaulle !

Lundi, Marine Le Pen a tenu une conférence de presse au siège du Front National à Nanterre. Elle a passé 19 minutes à expliquer ses propos de vendredi dernier, à les étayer par des faits objectifs, et à démonter point par point les mensonges, les manipulations et la mauvaise foi de ses contradicteurs :

http://www.dailymotion.com/video/xg3wdw_conference-de-presse-de-marine-le-pen_news

Dans les journaux télévisés qui ont suivi, cette conférence de presse a tout simplement été ignorée, ou alors on n’en retenait que quelques secondes pour pouvoir affirmer que « Marine Le Pen persiste et signe », en éludant volontairement tous les arguments apportés. On s’est également bien gardé de diffuser les vidéos des prières publiques réalisées par Riposte Laïque, alors qu’elles sont relayées par des chaînes de télévision américaines et russes ! Et évidemment, aucun de ceux qui avaient participé auparavant à l’hallali n’ont apporté la moindre contradiction factuelle aux arguments de la conférence de presse de Marine Le Pen, ou ont tenté de démontrer sérieusement qu’elle avait tort.

Je vous invite à écouter cette conférence de presse de lundi (ou à la lire ici : http://www.frontnational.com/pdf/CDP-MLP-13122010.pdf) parce que d’une part il est dégueulasse de faire de tels procès d’intention sans donner la parole à l’accusée pour qu’elle s’explique complètement, et d’autre part, cette déclaration constitue un véritable « appel du 18 juin » qui va bien au-delà d’une simple campagne interne au Front National.

Dès ce mardi matin, la preuve de la mauvaise foi était apportée par Jean-Pierre Elkabbach qui interviewait Marine Le Pen sur Europe 1 : http://www.dailymotion.com/video/xg46pc_marine-le-pen-persiste-et-signe_news

On voit que le journaliste – qui a pourtant dû lire ou écouter la conférence de presse de la veille – n’agit pas en journaliste interrogeant une invitée et l’invitant à exposer un point de vue, mais en véritable procureur stalinien chargé de marteler tout au long de l’entretien que Marine Le Pen est « raciste » et « xénophobe », sans écouter le moins du monde ses réponses. Piteuse prestation d’un préposé à l’Inquisition dont on se demande qui est le commanditaire !

Dans sa conférence de presse, Marine Le Pen fait remarquer – entre autres – qu’elle est victime d’une chasse aux sorcières de la part de la « classe politique UMPS » (auquel elle ajoute le lobby « antiraciste » avec une mention particulière et savoureuse pour Mouloud Aounit !) mais pas du tout de la part des Français. Elle en prend pour preuve les réactions des internautes sur les sites d’information, très majoritairement d’accord avec elle sur ces histoires de prières publiques.

Nous aussi, à Riposte Laïque, avons constaté ce même phénomène, que ce soit sur les propos de Marine Le Pen vendredi dernier ou sur notre apéro saucisson-pinard du 18 juin. C’est la règle des 80-20 : 80% de la caste politico-médiatique martèle une propagande mensongère monstrueuse alors que 80% des commentaires d’internautes en réaction à leurs tribunes vidéo, audio ou écrites ont une opinion contraire à eux et s’insurgent contre cette propagande.

Je l’ai vérifié sur les premiers articles « dénonçant » le « dérapage » de Marine Le Pen : sur lefigaro.fr, 98% des réactions étaient contraires à l’avis exprimé par l’auteur de l’article, 90% chez orange.fr, 80% sur lemonde.fr (où pourtant seuls les abonnés peuvent s’exprimer…) et même 60% sur liberation.fr.

Seuls de très rares journalistes remarquent timidement cette opposition frontale entre le discours officiel et dominant des politiques, des « antiracistes » et des journalistes d’une part, et les Français d’autre part. Par exemple Anne Fulda dans Le Figaro : « Signe intéressant : dans le même temps que la classe politique fustige comme un seul homme les propos de la fille de Jean-Marie Le Pen, les sites de beaucoup de médias sont inondés de témoignages de citoyens affirmant, sans être pour autant proches du FN, ne pas être choqués par ces propos. »

http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2010/12/12/10001-20101212ARTFIG00179-decalage.php

En résumé, tout cela donne finalement raison à Marine Le Pen, non seulement sur l’histoire des prières publiques illégales, mais également sur son constat d’une nomenkatura résolument anti-républicaine et anti-démocratique, voulant exercer une véritable police de la pensée comme au temps de Staline en URSS ou comme dans une quelconque tyrannie sous-développée. « Raciste ! Fasciste ! Nazi ! », tel est le grotesque slogan miracle qu’il faut matraquer jusqu’à plus soif sur les ondes et dans les journaux. Et quand ça ne suffit pas pour faire taire les hérétiques – et ça suffit de moins en moins –, on sous-traite à des officines subventionnées par l’argent public (Mrap, SOS-Racisme, Licra, LDH, etc.) la tâche ingrate de traîner les dissidents devant les tribunaux. Heureusement, malgré tout ce totalitarisme « soft », ça ne marche plus, mais alors plus du tout, comme le prouvent les réactions d’internautes ou d’auditeurs.

Cette situation ne peut déboucher que sur deux issues : soit la dictature, soit la révolution.

En effet, la troisième voie, celle d’un retournement de veste de nos dirigeants politiques et de leurs relais médiatiques et associatifs, me semble désormais tout simplement exclue parce malgré le « choc de 2002 », malgré le « non » au TCE, malgré les faits de plus en plus probants, malgré la réprobation populaire, l’UMPS continue de plus belle et en chœur comme vient de nous le prouver cette dernière affaire concernant Marine Le Pen. La troisième voie est également utopique tant que l’UMP et le PS travailleront de concert pour barrer la route – par exemple grâce aux modes de scrutin ou au refus de référendum d’initiative populaire – à toute représentation et expression politiques véritables du peuple de France hors de leur arrangement.

Dictature ou révolution : dans les deux cas, le temps est venu de se préparer au pire. Dans les deux cas, Martine Aubry, Nicolas Sarkozy, Dominique Sopo, Jean-Pierre Elkabbach et tous les autres responsables de ce désastre devront rendre des comptes devant le tribunal de l’Histoire, et peut-être même devant les tribunaux démocratiques de la République.

Roger Heurtebise

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