Que devient le procès de Fanny Truchelut ?

Ce mercredi 25 juin, toute la presse locale était sur le pied de guerre, au tribunal de grande instance de Nancy. Les avocats du Mrap et de la LDH étaient présents, ainsi que la désormais célèbre Horia Demiati, militante du voile dans l’entreprise, et partout où cela est possible, gîte de montagne compris. Selon nos informations, la Licra, qui s’était laissé embarquer dans le premier procès, aurait revu sa position.

Venus de Paris pour quelques-uns d’entre eux, ils avaient l’air d’attendre avec impatience cette deuxième manche. Egal à lui-même, le Mrap avait envoyé un communiqué, disant que le premier verdict (4 mois de prison avec sursis, et 8.490 euros d’amende, TTC) l’avait entièrement satisfait, et qu’il voulait qu’il en soit de même lors de cet appel.
Ces braves gens avaient juste oublié un détail. Prévenu une petite quinzaine avant ce deuxième procès, l’avocat de Fanny plaidait, ce jour là, à Paris, et avait donc demandé à repousser la date de cet appel. Il paraît, si on en croit la presse locale, qu’il en prit pour son grade, et que la tradition judiciaire serait qu’il aurait dû alerter ses confrères, ce qu’il n’aurait pas fait. Ce n’est pas bien.
Donc, Fanny, que la loi obligeait à être présente, ce jour là, au tribunal, put rentrer chez elle, après s’être entendu notifier que la date du nouveau procès serait le 3 septembre. Toute la presse a donc annoncé cette date, qui, entre nous, ne favorise pas une mobilisation pour soutenir l’ancienne propriétaire du gîte, aujourd’hui ruinée, à cause d’un « verdict sévère, qu’il nous faut accepter », selon les propos d’une célèbre journaliste laique.
Il se trouve, sans vouloir remettre en cause l’efficacité de notre justice, que cette date faisait justement partie des impossibilités remises au tribunal de la disponibilité de l’avocat de Fanny, Alexandre Varaut. Mais, sans doute excédé par la situation, le président du tribunal a confondu disponibilité et indisponibilité, et a donc donné cette date, qui a été annoncée partout.
On attend donc avec impatience la suite des événements, et, malgré les difficultés d’une telle date, nous ferons tout, bien sûr, quand cela sera officiel, pour informer nos lecteurs de la situation, et surtout leur donner les moyens d’aider Fanny, dans un procès qui devrait faire date, et qui permettra à chacun de se positionner.
Jeanne Bourdillon
La photo n’est pas celle d’Horia Demiati, mais d’une candidate à l’élection de Miss Danemark

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