Quelle est la différence entre un résistant en 1940 et un résistant en 2010 ?

Publié le 19 juin 2010 - par
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Celui de 1940 était à Londres, alors que celui de 2010 manifeste sur la place de l’Étoile, tandis qu’à Londres se trouvent ceux qui ont une lutte anti-fasciste de retard.

Avec 70 ans de recul, on se demande pourquoi il y avait si peu de résistants à Londres en 1940. 2000 âmes le 14 juillet à Londres, ça fait pas lourd.

N’y avait-il pas l’Allemagne nazie en face ? Ne s’agissait-il pas de combattre Hitler, et de défendre la France ? Si.

Ce que les belles âmes ont oublié, c’est la pression morale et physique qui pesait sur les résistants. Ce sont les risques qu’ils prenaient, pour eux et leur famille. « Moi j’en aurais été », « il fallait faire ci ou ça », entend-on de la part de bons bourgeois qui nous parlent dans le poste, tranquillement assis et dûment maquillés.
Facile à dire, difficile à faire.

Mais le plus difficile à faire, au-delà même des contingences matérielles ou physiques, c’était le choix. Le choix d’y aller. Le choix de trancher.
Si la réflexion doit être le règne de la nuance, l’action ne peut être que le domaine du manichéisme. En juin 40, le pays était certes occupé, mais il n’était pas aisé de choisir de Gaulle, et la Résistance. D’une, le général était inconnu. De deux, être anti-nazi ou anti-boche revenait automatiquement à être anti-communiste (à cause du Pacte d’Acier) mais aussi à se retrouver dans le même camp que d’autres anti-nazis très différents de soi, voire radicalement opposés. La résistance des débuts était surtout constituée de juifs et d’antisémites, de catholiques et d’athées, de franc-maçons et d’anti-franc-maçons. Des royalistes par exemple avaient dû choisir entre leur antisémitisme et leur anti-pangermanisme, entre leur haine de la République et leur patriotisme. Beaucoup choisirent la résistance, tandis que nombre d’antiracistes de la LICA basculaient dans la collaboration, et l’antisémitisme, comme l’historien Simon Epstein l’a bien démontré.

Comme l’Histoire se répète, et à la même date qui plus est. J’écris ce texte un 17 juin, au lendemain de l’interdiction par la Préfecture d’un apéro saucisson pinard à la Goutte d’Or, où ont lieu depuis des années des prières musulmanes dans la rue, bloquant complètement celles-ci à la circulation. Certes, nous ne sommes pas occupés comme en juin 40.

En tout cas ce n’est nullement comparable, nous serons tous d’accord là-dessus. Toutefois, certaines de nos rues sont occupées, et c’est très symbolique du genre d’occupation moderne à laquelle nous faisons face.

Une occupation des esprits, avec l’antiracisme qui voit dans tout musulman un homme naturellement bon et en tout Français de souche un homme naturellement mauvais. Une occupation des cœurs, avec le sentimentalisme qui empêche de regarder les faits en face, et qui préfère les remplacer par des émotions, pourtant sources d’aveuglement la plupart du temps. Les héritiers de la LICA, à savoir SOS Racisme, le MRAP et la LICRA, condamnent l’apéro saucisson et pinard, mais pas les prières musulmanes dans la rue. Là aussi l’Histoire semble se répéter…

L’avantage par rapport à 40, c’est que ceux qui manifesteront ce 18 juin 2010 à l’Arc de Triomphe ne seront ni menacés de mort, ni envoyés en camps de concentration.

Le désavantage par rapport à 40, c’est que la mort sociale les guette, « extrême-droite », « racisme », « fascisme », j’en passe et des pires.
La guerre a changé de terrain, elle est passée de la violence à l’information, elle n’en reste pas moins la guerre, avec ses morts et ses blessés.

Traiter d’extrême-droite un Français sincère, qui n’a pas envie que son pays aie le moindre risque de devenir un jour musulman, c’est blessant.
Traiter de raciste une Française libre, attachée à l’égalité homme-femme, au droit à l’avortement, et à la laïcité, c’est mortel.

Ne nous y trompons pas, en 2010 comme en 1940 l’extrême-droite et le racisme sont en face, dans la défense de l’islam, une idéologie indéfendable quand on est Français, européen et occidental et qu’on est attaché aux valeurs françaises, européennes et occidentales. Geert Wilders, Ayan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, Wafa Sultan, Anne-Marie Delcambre, le Père Samuel, Pierre Cassen, Fabrice Robert, l’ont dit et l’ont répété, Michel Onfray l’a résumé : le problème c’est l’islam.

Alors certes l’islam n’est pas le nazisme, aucun des organisateurs du 18 juin 2010 à l’Arc de Triomphe ne le dit ni ne le pense. Mais l’islam est un danger pour la France, y compris pour les musulmans de France car dès qu’il devient majoritaire l’islam se déchaîne contre eux et contre les non-musulmans, comme on l’a vu partout depuis 1400 ans que cette idéologie existe. Or l’islam est déjà majoritaire dans certains quartiers, et dans certaines villes de France, où il a la fâcheuse tendance à imposer sa loi, la charia. Beaucoup de nos compatriotes l’ignorent encore. La méconnaissance actuelle de l’islam équivaut à la méconnaissance du nazisme en 1940. Les Français n’avaient pas lu Mein Kampf en 40, ils n’ont pas lu le Coran en 2010.

Mais comme en 1940, c’est une guerre mondiale qui est déclarée par l’islam contre l’Occident, et c’est pourquoi l’Occident tout entier est en train de s’unir progressivement contre l’islam. Même ceux qui n’en étaient pas ce 18 juin 2010 et qui sont profondément Français en seront bientôt. L’annulation de l’apéro saucisson pinard par les autorités françaises tandis qu’elles autorisent des prières musulmanes dans les rues démontre que la France musulmane imaginée par une auteur russe pour 2048 est déjà là, en partie, en 2010. Mais cette annulation est le signal du sursaut, car elle a généré bien d’autres apéros de ce type un peu partout en Europe, là où l’islam cherche à s’imposer aussi. Geert Wilders vient de remporter une victoire importante en Hollande. Et ce n’est qu’un début. Comme Malraux l’avait prédit en 1974, le réveil et l’unité de l’Europe a bien lieu contre un Islam sûr de lui-même et dominateur, et ce 18 juin est à nouveau historique, 70 ans après l’appel du Général de Gaulle. Gardons nos spécificités, y compris musulmanes, mais combattons tous ensemble la progression de l’islam. Nous repartirons sur nos querelles françaises quand la France sera à nouveau française.

Alors oui, ce 18 juin 2010 c’est reparti comme en 40.

Jean Robin

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