Quelques commentaires sur les clandestins africains et la CGT, suite à l’article de Pierre Cassen

Publié le 6 juillet 2009 - par
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Cher Pierre Cassen

Je pense aussi que la CGT a eu raison de récupérer ses locaux mais j’aurais souhaité que la manière en fut plus douce.

http://www.ripostelaique.com/La-CGT-a-eu-raison-de-deloger-les.html

Je souhaite ajouter mon témoignage sur l’action de la CGT que j’ai vue à l’oeuvre dans des CE et CHSCT où elle défendait avec science, fermeté et égalité des travailleurs étrangers de toutes origines.
Il y a 20 ans, visitant les locaux de Montreuil, j’avais observé dans ces bâtiments neufs des toilettes à la turque, équipées d’un tuyau pour satisfaire aux coutumes musulmanes…Marque évidente d’hospitalité…

Je voudrais ajouter à tes arguments mon observation personnelle sur les clandestins africains qui font si souvent parler d’eux pour réclamer spectaculairement des papiers et des logements.

Je suis passée récemment plusieurs fois devant la Bourse du travail occupée par des Africains qui distribuaient des tracts sur le trottoir, appelant au soutien de la population. Par la porte entrouverte et bien surveillée, j’avais pu voir une cour encombrée de détritus, de stands de vente de nourritures et produits d’hygiène, et une foule d’hommes, de femmes et d’enfants, tous d’origine africaine. Pour ce que j’en sais, majoritairement maliens et sénégalais.

Je pense que l’immigration africaine est parfaitement organisée par les Africains eux-mêmes, respectant leurs systèmes communautaires soudés autour de leur village d’origine et de leur famille élargie -avec la polygamie, ça fait du monde !-

L’immigration africaine profite de l’ignorance ethnologique des petits fonctionnaires français pour utiliser à plusieurs le même passeport, la même carte d’identité ou de sécurité sociale, voire de transports quand ils les payent (je les vois souvent sauter par dessus les tourniquets).

Ainsi, alors que la polygamie est interdite en France, beaucoup d’Africains font venir leur seconde ou troisième épouse et les nombreux enfants qu’elles lui ont donnés. Tout le monde émarge à la CAF sous le nom de l’homme et de la première épouse.

J’ai même eu à connaître le cas d’une énième épouse analphabète qui avait accouché sous le nom d’une autre femme et n’était donc pas légalement mère de son enfant …

Et comme ils se retrouvent bientôt à 19 dans 6 pièces, les femmes vont pleurer dans les mairies pour obtenir des logements sociaux ou bien campent dans les lieux publics ou squattent des locaux comme ceux de la CGT.

Comme tout ce petit monde est analphabète, au mieux illétré, les chances de trouver du travail sont hypothétiques, heureusement qu’il y a nos bons services sociaux pour les pallier. D’ailleurs, très souvent les pères sont beaucoup plus âgés que leurs épouses et retraités ou en invalidité quand de nouveaux enfants naissent encore. Merci la CAF, la Cnav, la Caisse des dépôts et la Cotorep!

Le plus grave, c’est la situation des enfants qui sont obligés de passer leur temps dehors pour échapper aux disputes et coups entre leur père et leur mère, entre leur mère et une autre épouse, entre eux et les enfants des autres lits. Un enfer auquel succède celui de la rue qui n’est pas, comme on le sait, la meilleure école.

De plus, autorité patriarcale oblige, le patriarche contraint tout le monde à parler le dialecte d’origine à la maison, culpabilisant le parler français et réduisant à néant la chance de ses enfants de s’insérer dans notre pays autrement que dans la délinquance, la marginalisation et la précarité. Ce désastreux résultat étant bien entendu imputé au racisme et à la discrimination pratiqués par ces cochons de post coloniaux de gaulois.

Les mafias sénégalaises et maliennes controlent les foyers pour immigrés, font le plus gros des marchands de sommeil qui louent des taudis à leurs compatriotes et le petit commerce établi sur les marchés, dans les rues, dans les foyers et partout où il y a de la chalandise communautaire.

La plupart des revenus vont au village, aux enfants, femmes, et autres parents restés au pays. Ils permettent même éventuellement de financer les filières clandestines d’immigration…

Ce communautarisme est soudé par des pathologies psychiatriques mises en évidence par l’ethnopsychiatre Georges Devereux et son école. Beaucoup d’Africains se pensent maraboutés au point d’en ressentir de véritables sensations physiques handicapantes et font l’objet d’un autre petit commerce mafieux très rentable, celui des marabouts. Et puis, s’il le faut, il y a toujours l’AME (Aide médicale d’Etat réservée aux sans papiers) ou les French doctors.

La misère matérielle, physique, intellectuelle et psychologique des immigrés africains est réelle et mérite toute notre solidarité et notre attention. Mais nous n’en sommes pas totalement responsables comme on voudrait nous en persuader et, les aider aveuglément et sans condition, c’est comme poser un cautère sur une jambe en bois.

Sauf à penser que les Français doivent entretenir les Africains pour crime colonial, ou que les Africains sont pour nous une richesse culturelle, que nous apportent-ils ?
Nous, nous savons ce que nous leur apportons …

Alors le coup de balai de la CGT, même si c’est pas joli, c’est encore une occasion pour nos responsables irresponsables de montrer l’arbre qui cache la forêt.

Rose Martin

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