Quelques idées pour lutter contre la progression du commerce halal

Publié le 15 mars 2010 - par - 843 vues
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L’économie halâl est un des mécanismes à très longue détente que l’idéologie islamique a mis en place dès sa création pour soumettre le monde aux lois d’Allah.

Ce mécanisme vise l’ensemble des membres d’une société (non musulmans compris). Il contribue à affaiblir très progressivement les sociétés émancipées des tutelles religieuses aussi bien par les décisions d’investissement de la toute jeune finance islamique que par la dîme religieuse collectée traditionnellement.

Face à l’offensive de l’économie halâl que nous subissons depuis plusieurs dizaines d’années en France, il y a urgence à réagir et à proposer une stratégie de résistance.

On peut d’abord, comme Djamila Gérard (http://www.ripostelaique.com/La-viande-halal-exploitation.html), considérer que la dénonciation des croyances magiques à l’origine du caractère sacré d’une viande est inconséquent et mérite dénonciation.

On peut souhaitez aussi de ses vœux, comme André Vianes (http://www.ripostelaique.com/Quelques-questions-juridiques.html) et Hubert Sage (http://www.ripostelaique.com/L-affaire-Quick-est-un-trouble-a-l.html), une réglementation plus restrictive concernant la délivrance de nourritures confessionnelles.
Je suis bien entendu en total accord avec ces deux approches.
Cependant, j’ai une observation à faire à chacune qui m’amène à proposer une troisième stratégie complémentaire des deux autres.

Pour ce qui est de la critique de fond de la posture magique fondant la croyance dans le halâl, il faut voir qu’elle n’aborde que l’aspect croyance du halâl.

Cependant, le PDG de Quick qui décide de « tester » certains restaurants « en tout halâl » n’est sans doute pas musulman, partage peut être la position de Djamila sur le plan personnel mais ne voit dans ce commerce qu’une façon de faire plus d’argent en amenant à lui plus de clients musulmans sans effaroucher les clients non musulmans (d’où l’expérimentation lancée sans bruit jusqu’à ce que le F.N. ne révèle le pot aux roses). De même, une bonne part des clients de nourritures halâl ne voit, dans ce qu’ils achètent, qu’un moyen de se nourrir.

Ainsi, lutter contre le halâl, c’est à la fois affaiblir la crédulité des musulmans (approche de Djamila) mais aussi lutter contre la pression sociale de ceux qui (musulman ou non) ne voient pas où est le mal et apportent ainsi leur financement à l’économie de guerre contre le monde non encore islamisé que le commerce halâl permet de financer. Il y a donc à réaliser un effort d’information audible par tous les français. Il est évident que la posture de lutte contre une croyance que propose Djamila peut parasiter la réception du discours pour certains destinataires. Je pense notamment aux croyants (musulmans ou non) prenant ce type d’opposition à ces commerces halâl comme une agression des athées dépourvus de toute spiritualité contre les religions dont on sait tous ce que nous leur devons (vous mettrez ce que vous voudrez derrière cette fin de phrase …). Je pense aussi à nos compatriotes, sans aucune culture religieuse et sans attirance particulière pour une spiritualité particulière, mais qui par souci de tolérance, de paix ou de respect des cultures, accepte tous les comportements sitôt qu’ils sont revendiqués au nom d’une religion.

La stratégie d’Hubert Sage et André Vianes préconisant une loi restreignant la vente de produits religieux à des lieux associatifs confessionnels serait l’idéal et remettrait l’état laïque maître chez lui. Cependant, je ne pense pas que nos contemporains soient capables de concevoir actuellement toute nourriture halâl comme une nourriture confessionnelle ayant pour objectif le financement de l’islamisation du monde. Il n’y a qu’à écouter les micro trottoir ou demander autour de soi : on fait facilement le lien halâl/rituel ou halâl/tradition. En revanche, le lien halâl et religieux, halâl et économique, halâl et financement de culte ou halâl et financement de l’islamisation est ignoré ou négligé par la plupart de nos contemporains.

N’espérons rien de la part de nos politiques, sans doute bien mieux informés que « le français moyen», qui, pour la plupart ne chercheront surtout pas à éclairer non concitoyens trop occuper qu’ils sont à passer auprès des médias pour « tolérant », « opposé à toute discrimination », respectueux de la liberté individuelle (et surtout de celle de « manifester sa religion ») ou préoccupés d’un « vivre ensemble » sans contrainte pour les tenants d’idéologies religieuses.

Ainsi, si l’idée de clairement reléguer le commerce de nourritures confessionnelles hors de l’espace public serait la meilleure des façons de traiter ce type d’activité économique, elle me semble difficile à mettre en œuvre :

 parce que je doute qu’il se trouve une majorité politique pour voter ces dispositions,

 parce que sans doute peu de français se mobiliseraient pour soutenir une telle position sur un sujet qu’ils connaissent si mal et

 parce que ce réveil arrive dans un contexte très défavorable (comment du jour au lendemain faire rentrer dans l’espace privé toutes ces officines qui nous proposent du halâl à chaque coin de rue).

Ce type de loi ne pourra s’imposer naturellement à tous (musulmans compris) que quand l’immense majorité des français considèreront tout commerce de nourriture halâl comme une façon de quêter en faveur d’un culte, toute consommation de nourriture halâl comme un encouragement à faire souffrir inutilement des animaux et tout achat de nourritures halâl comme un moyen politique de déstabiliser nos sociétés laïques par l’islam politique.

On en est malheureusement fort loin …

Ma proposition est donc d’insister sur le droit à l’information du consommateur quel que soit le domaine de consommation (finance ou alimentaire).

Pour ce qui est du domaine alimentaire, et en raison des caractéristiques même revendiquées pour distinguer les viandes confessionnelles des autres, il me semble pertinent de réclamer au législateur d’imposer l’affichage d’information portant sur :

• Le mode d’abattage (égorgement à vif ou après étourdissement)

• L’établissement religieux qui engage son autorité pour garantir le caractère prétendument sacralisé des nourritures,

• La ou les associations para religieuses qui se chargent de vérifier le respect des lois religieuses tout au long de la production alimentaire.

Cette proposition apporte au non croyant comme au croyant des informations lui permettant de savoir s’il viole ou pas ses principes en consommant la nourriture proposée.

• En effet, comme Brigitte Bardot l’a obtenu de Dalil Boubakeur, rien n’exige que l’animal soit conscient lors de son égorgement. Il peut y avoir des mangeurs de nourritures confessionnelles par ailleurs épris de respect de la vie animale et préférant consommer la chair d’un animal n’ayant pas souffert inutilement.

• D’autre part, les informations identificatoires des institutions religieuses ou para religieuses permettraient aux croyants dans les bienfaits du halâl de vérifier la traçabilité des autorisations,

• Ces mêmes informations permettraient de rendre tout à fait évident pour tous que les produits vendus sous le « label » halâl profitent en partie à des associations para religieuses et des institutions religieuses.

Une fois le problème bien posé en terme laïque, il sera possible d’expliquer en quoi il est contre productif pour chaque citoyen, un tant soi peu attaché au bien commun, d’alimenter une économie parallèle appuyée sur des mosquées et des associations religieuses.

Bien entendu, il ne s’agirait pas de la part des agents de l’état de vérifier si l’affichage est fondé ou pas en droit musulman (ou hébraïque pour le label casher) mais seulement de vérifier que, lorsqu’un restaurateur arbore le logo halâl (car quelquefois rien n’est écrit en français …), il affiche également aussi visiblement le mode d’abattage de ses animaux, la mosquée ou la synagogue et le certificateur bénéficiaires d’une partie des ventes.

Je vois dans cette imposition de transparence faite à la vente de nourriture confessionnelle les avantages suivants :

 Cette mesure concerne toutes les ventes de nourritures confessionnelles (donc pas de stigmatisation quelconque)

 Cette mesure ne concerne spécifiquement que les nourritures confessionnelles en raison même des caractéristiques qu’elles revendiquent auprès des consommateurs

 Cette mesure ne peut que combler les vœux du consommateur voulant en toute connaissance de cause consommer ce type de nourriture ou financer ce type d’organisations,

 Cette mesure ne peut que difficilement être combattu par les revendeurs de viande halâl au risque de les faire suspecter par leur propre communauté de vouloir magouiller,

 Cette mesure ne peut qu’être soutenu par les institutions de certification (association de tout poil) dans la mesure où cette disposition contribue à leur reconnaissance par les consommateurs

 Cette mesure ne peut qu’être soutenu par les non croyants puisqu’elle leur permet de savoir où va réellement leur argent (et je l’espère d’éviter de le distribuer à n’importe qui)

 Cette mesure peut être considérée comme une mesure de défense du consommateur en lui donnant des informations qu’il pourra utiliser pour éclairer son acte d’achat,

 Cette mesure permettrait aux agents chargés du contrôle sanitaire de s’intéresser (cerise sur le gâteau) à la lisibilité en français de l’affichage du logo.

L’état jouerait son rôle de garant d’une information claire pour tous les citoyens quelle que soit leur connaissance de la culture ou de la religion musulmane ou hébraïque. Ainsi, cette mesure contribueraient par l’action de l’Etat à moins de discrimination (affichage en toute lettre du terme halâl en lieu et place du mot en arabe, affichage des 3 caractéristiques évoquées ci-dessus concernant la nourriture confessionnelle).

Par ailleurs, comme je le disais plus haut une fois les choses clairement établies entre commerce courant et confessionnel auprès de nos contemporains, il sera plus simple :

 pour tous de choisir où et quoi manger et

 pour ceux qui le désirent d’argumenter pour faire prendre conscience à tous des conséquences d’un tel commerce religieux.

Je serai très preneur d’avis sur cette initiative.

Selda

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