RL défend une République laïque aujourd’hui menacée par un péril mortel : l’islam

Publié le 8 janvier 2010 - par - 632 vues
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Qu’est-ce que RL ? Un journal de combat en faveur de la laïcité qui ne fait aucun compromis et n’élude aucune question sous le prétexte qu’il faudrait apparaître fréquentable. C’est un outil contre le communautarisme et contre le retour du religieux comme instrument de réencadrement des sociétés dont l’islam est le cheval de Troie.

Ce qu’on ne veut pas dire sur le péril mortel qu’est l’islam pour notre République

Nous sommes un journal de convictions. Nous ne craignons pas de dire toute notre pensée en sachant que cela peut parfois heurter. Mais c’est la rançon de cette indépendance d’esprit si précieuse qui caractérise la liberté de l’Homme. Nous ne sommes affiliés à personne et tenons à le rester. C’est ainsi que nous serons en situation de jouer notre rôle d’alerte et de combat vis-à-vis des risques que la religion peut faire courir à nos plus précieux acquis, qui ont fait passer l’Humanité du Moyen-âge à la modernité.

Le problème n’est pas de savoir si les musulmans sont gentils ou pas, mais ce que l’islam du revoilement, qui domine aujourd’hui, comprend comme dangers pour l’ensemble des citoyens, y compris, les musulmans eux-mêmes. Ce revoilement est le porte-drapeau de l’islam politique, qui confessionnalise de façon militante l’espace public pour imposer des concessions, tout en pesant sur les décisions collectives et sur nos lois. Tout cela vise à donner à la religion un poids qui est inacceptable pour nos libertés, que cette religion, fondamentalement, ne supporte pas.

Les pays où domine l’islam n’ont pas connu cette histoire qui a été la nôtre, faite de révolutions portées par le peuple, ayant amené à l’égalité des droits et à l’avènement de la législation sociale. Ils ignorent tout de la séparation des Eglises et de l’Etat qui découlait nécessairement de ce mouvement où la citoyenneté devenait le premier des biens, dont nous pouvons être fiers et dont nous devons défendre l’héritage capital.

Le retour à la religion qui s’opère chez les musulmans en France et dans le monde se réalise ainsi à partir de la situation que l’histoire a laissée telle qu’elle était à son origine. Les vaines tentatives marginales d’évolution, à laquelle est attaché le nom d’Averroès, qu’elle a connues au Moyen-âge, n’y ont rien changé. Elle n’est pas prête à faire son aggiornamento, bien au contraire. Ce retour à un islam pratiquant que l’on connait partout se fait par une lecture littérale du Coran ultraconservatrice. Une religion marquée tout particulièrement par son origine patriarcale avec ses archaïsmes, dont un statut juridique inférieur de la femme.

Cette religion ne laisse aucune place autre qu’à Dieu. Elle ignore l’individualité qu’elle aliène, elle n’ignore pas seulement les droits des femmes elle va jusqu’à faire d’elle des choses, moins que des ombres. Le mot égalité est pour elle un mot à tuer. Elle est porteuse de barbarie comme le terrorisme qui sévit en son nom l’a montré et le montre encore chaque jour à travers l’actualité. Elle est le reflet de ce qu’elle fait dans la plupart des pays qu’elle domine, comme en Egypte avec ses près de 90 pour cent de femmes excisées, une abjection !

Ignorer cela, c’est laisser une voie d’eau dans la bataille politique contre ce péril mortel pour tout ce qui fait notre culture humaniste. On n’a pas le droit ici de se tromper, car l’enjeu de société est à la mesure du risque. C’est une république islamique que sous-tend comme projet cet islam du voile communautariste avec charia à la clé. Il nous considère comme des ennemis à abattre. Je préférerais voir beaucoup de gentils musulmans qui s’opposent à ce projet. Mais derrière des meneurs liberticides, trop de suivistes leur emboîtent le pas, adossés à un sentiment anti-français qui ressemble comme deux gouttes d’eau au sentiment raciste de celui qui à l’extrême-droite se trompe de colère.

La classe politique, du PS à Le Pen, complice du complot contre la laïcité et le peuple

En même temps que le retour de Jospin dans la vie politique, le temps de parler de ses mémoires, le Parti socialiste se déclare contre une loi pour interdire la burqa, jugeant que ce n’est pas la bonne méthode. Sans doute la méthode idéale est-elle celle de Mme Aubry, qui préside aux destinées du PS. Dans sa bonne vieille ville de Lille, elle pratique l’encouragement au communautarisme en réservant à la piscine municipale des horaires spéciaux aux femmes musulmanes avec personnel exclusivement féminin et hublots masqués…

Elle contribue ainsi à poser le cadre de l’enfermement des jeunes filles issues de l’immigration maghrébine dans une soumission à un islam pratiquant et enfermant qui impose un statut inférieur aux femmes au nom de la religion. C’est en France que ça se passe, dans une ville de gauche, et pas que dans celle-là. En réalité, il y a ici une continuité évidente entre la politique de Jospin qui entendait gouverner en entretenant un lien régulier avec les instances religieuses. Ce grand laïque ne voyait aucun problème dans le fait que des jeunes filles portent le voile à l’école publique !

Il y a mieux encore. A propos du débat sur l’identité nationale, dans l’émission de Guillaume Durand « L’Objet du Scandale » sur France 2 du mercredi 6 janvier, Malek Boutih, dirigeant du Parti socialiste, ne voit pas de problèmes avec l’islam. Il explique que le danger, à propos du vote suisse sur les minarets, c’est le référendum, l’expression populaire. Quel mépris ! Le peuple, ce serait lui le problème et non l’islam. Ainsi Boutih, qu’on a connu plus inspiré, laisse-t-il entendre que les citoyens de notre pays seraient porteurs d’un danger xénophobe, qui justifierait d’interdire qu’ils s’expriment ! Mais que le Conseil Français du Culte musulman soit dominé par l’UOIF qui est en bonne intelligence avec les Dieudonné, Ramadan ou Le Pen (qui est favorable à la charia et ne condamne aucun des crimes commis par fait de terrorisme au nom d’Allah), ne le choque pas !

Une attitude en continuité avec le traitement qui avait été réservé au résultat du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen où tous les éditorialistes étaient pour le Oui et s’étaient lâchés le soir de la révélation d’une majorité de Non. Ils osaient dire et écrire que ce résultat était le fait d’un peuple qui n’avait rien compris ou tombait dans une dérive nationaliste aux relents racistes. Selon eux, on n’aurait pas dû lui demander son avis mais en passer par la voie parlementaire, ce qu’a fait ensuite Sarkozy, avec la bénédiction du PS. Ceux qui présentent le peuple ainsi ne sont-ils pas plus proche des trahisons qui préparent de tous temps le terrain au fascisme en tournant le dos à la défense du bien commun ? Le PS est disqualifié pour représenter les intérêts du peuple, il ne sait que l’utiliser. Quand il n’y parvient pas, il l’insulte. Il mérite de connaître aux prochaines élections une descente aux Enfers, car ce parti ne sert plus qu’à justifier toutes les lâchetés et les renoncements et à faire les carrières de quelques-uns.

On apprend ces deniers jours que le parti présidentiel, quant à lui, préfère maintenant des mesures règlementaires à une loi, dans un contexte de reculades invraisemblables. Tout cela pour tenter d’obtenir une large majorité de votes sur le sujet à l’Assemblée nationale, selon un montage dans la plus pure tradition politicienne. La coupure s’aggrave avec les citoyens, qui ne se reconnaissent plus dans leur représentation politique. La réalité, c’est que le libéralisme a besoin du communautarisme pour diviser le peuple, avec la laïcité comme obstacle à abattre.

Nous savons que des électeurs, écoeurés par le spectacle politicien qui leur est offert, utilisent le vote Front national, comme le 21 avril 2002, comme signal protestataire. En ce moment, pour nous intimider, on nous refait le coup de la grande peur en agitant le chiffon rouge du FN qui serait en mesure, pour la première fois depuis deux ans, de repasser au niveau national au-dessus des 10% selon des sondages. Ceux-ci tombent à pic pour alimenter le discours de victimisation de l’islam, tout en identifiant toute critique de celui-ci à la participation du renforcement de l’extrême-droite. Précisément, de son côté, Jean-Marie Le Pen a estimé que “les règlements de police suffisaient”et qu’il n’y avait donc pas nécessité de légiférer sur la burqa. “Il est interdit de se promener masqué dans les rues et les espaces publics en France” ; “cela s’applique aussi à la burqa”, a tranché le leader du Front national.

Une façon de montrer ce qu’est vraiment le FN qui, s’il sait utiliser le thème de l’étranger sur un versant à tendance raciale, en cherchant la stigmatisation, la désignation du bouc-émissaire dans la plus pure tradition de l’extrême-droite nationaliste, soutient toutes les dictatures fascistes fondées sur l’islam comme l‘Iran. Un pays qui n’a pas manqué d’inviter Le Pen pour le trentième anniversaire de la Révolution islamique, où cet individu exprimait soutenir ce pays, gouverné dans le sang, dans sa volonté de se doter de l’arme nucléaire. Le Pen comme au temps de Mitterrand est utilisé sans vergogne comme un épouvantail et le cas échéant comme rabatteur de voix. En même temps, il profite de la situation pour se remettre dans le jeu par cette promotion médiatique inattendue.

Si on veut empêcher que le racisme ne devienne un programme politique, il faut contrecarrer cette volonté de faire taire les voix qui s’élèvent dans notre société. Il faut dénoncer cet islam qui dans son mode d’existence devient de plus en plus étranger à la place que réserve notre République aux religions, pour qu’elles vivent en bonne intelligence avec cette dernière et entre elles.

Un combat sans concession contre les religions quand elles s’attaquent à notre République

Nous, citoyens de France, ne devons pas avoir peur de notre ombre sur ce chemin qui est celui d’une résistance sans le moindre tremblement, face au risque objectif de la déchéance des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Il n’y a pas de meilleure façon de respecter la personne humaine que de ne pas faire de compromis sur la défense de la laïcité, cette merveilleuse invention qui réunit tous les hommes dans l’égalité des droits et l’idée du bien commun, de l‘intérêt général porté au-dessus des différences, qui seul permet le mélange au lieu des mises à part.

Nous sommes pour la liberté de conscience et de culte mais nous nous interrogeons sur la multiplication des constructions de mosquées, qui se font trop souvent avec le soutien de la puissance publique. C’est un facteur et de communautarisation d’une partie de notre société et de trouble à l’ordre public (républicain), masqué sous prétexte de droit au libre exercice du culte, empoisonnant le vivre ensemble. Nous ne nous reconnaissons pas dans des modèles autoritaires, qui ont persécuté des citoyens pour leurs convictions religieuses. Mais nous sommes pour un espace public libéré de tout signe religieux et souhaitons que la religion demeure uniquement une question privée, de for intérieur. Cela fait partie de notre combat aussi. Nous n’avons pas de programme mais une ligne de force, le combat contre toute tentative, de quelque religion que ce soit, de mettre en cause la laïcité, ce pilier de notre République et de nos libertés.

Sur la question de l’immigration aussi, nous sommes clairs face à ceux qui expliquent que la nouvelle grande cause serait la libre installation des immigrés en France au nom d’un devoir humanitaire. Selon eux, si on s’oppose à cela, on ne serait que des racistes, alors qu’au contraire, il faut moins d’immigration pour plus d’intégration. C’est une question au cœur de l’identité nationale, si on considère que défendre le modèle social français est un devoir, car il ne survivra pas à une immigration massive favorisant la communautarisation de notre société, mettant en place la discrimination positive et vidant les caisses, forcément.

Si la position défendue ici peut paraitre aux yeux de certains difficile à tenir, c’est non du point de vue argumentaire mais de la bien pensance qui domine médias et politiques et intimide la réflexion, l’analyse, ce à quoi précisément il s’agit de ne pas céder. En résistant à la généralisation de l’immigration sans frontières on mène un combat qui consiste, tout simplement, à défendre notre modèle républicain, pour le bien, aussi, des immigrés installés légalement.

Pour un rassemblement sur un socle laïque et républicain irréductible !

Nous ne sommes pas des sectaires qui ne veulent travailler qu’avec ceux qui sont d’accord sur tout ce qu’ils disent. Nous sommes ouverts à tous les débats. Mais nous ne nous laisserons jamais intimider par un angélisme qui n’a pas lieu d’être lorsqu’il est question de savoir si on doit ou pas faire des compromis avec ceux qui rêvent d’assassiner la démocratie et la République en détruisant la laïcité ! L’existence de Riposte Laïque n’a de sens qu’a travers cette intransigeance, cette intégrité de l’engagement. Ce que nous affrontons, ce sont des ennemis mortels de tout ce qui fait la condition de l’humanisme. En ce nom, certains nous invitent à la faiblesse en cédant aux intimidations pour tomber dans le compromis qui conduit à la défaite, mais nous avons l’ambition de gagner ce combat. Notre combat est révolutionnaire !

Il y a un socle républicain irréductible en deçà duquel, on perdrait non seulement la laïcité, mais des services publics qui seraient sans fondement sans elle, notre protection sociale égalitaire s’effondrant avec eux.

C’est un enjeu de civilisation auquel nous nous confrontons, une question de sens de l’histoire. C’est sur ce socle qu’un large rassemblement peut et doit avoir lieu qui fasse toute sa place à la voix du peuple, sans distinction d’origine, de race ou de religion, comme le dit l’article 1er de notre constitution.

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