Réflexion sur l’islam et nous : quel est le vrai problème que l’islam nous pose ?

Publié le 15 novembre 2010 - par - 925 vues
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On rencontre de plus en plus d’articles critiques au sujet de l’islam. Mais, à vrai dire, elles m’étonnent toujours un peu. Elles me semblent se situer à un niveau qui ne caractérise pas uniquement l’islam mais toutes les religions : pratique, morale, ascèse, etc.

On dit, par exemple, que le ramadan est particulièrement dur et même violent, mais le jeûne chrétien, surtout orthodoxe, n’est pas moins dur du fait qu’il se renouvelle plusieurs fois par an. Chrétiens et Juifs aussi ont une règle de prière quotidienne, tiennent à une certaine morale familiale, réprouvent les relations sexuelles hors mariage, etc. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils égorgent, lapident ou méprisent ceux qui ne suivent pas ces préceptes.

D’autre part, toutes les religions considèrent leur doctrine comme divine. Même si aujourd’hui les chrétiens occidentaux affirment que les Évangiles ne sont pas directement la parole de Dieu, les autres chrétiens les considèrent bel et bien comme telle, mais admettent qu’elle a été transmise par des hommes qui l’ont comprise selon leurs lumières, selon leur culture, selon qu’ils étaient juifs ou païens, retenant plus tel aspect que tel autre, d’où les différences entre les quatre Évangiles. Elle exige donc un certain discernement avant d’être reçue comme telle. C’est le sens des Écritures dites canoniques. S’agissant de l’Ancien Testament, les Chrétiens, en général, la considèrent comme « accomplie » par le Christ et n’en gardent que les psaumes et les passages qui selon eux prophétisent sa venue ou parlent de lui. Ou alors elle est lue d’un point de vue symbolique ou allégorique ou moral ou simplement historique quand cela est possible.

Donc, le problème avec l’islam n’est pas qu’il soit formellement une religion avec les mêmes caractéristiques que toutes les autres religions, ni même qu’il ne soit pas uniquement une religion mais également une loi, car toutes les religions, autrefois, étaient ou ont été en même temps des lois et un code social.

Il faudrait par conséquent essayer de cerner le vrai problème dans l’Islam. On pressent bien qu’il se situe dans sa théologie. Je sais bien que la plupart des lecteurs de Riposte laïque sont athées et ne seraient peut-être pas contre l’interdiction de toutes les religions, mais cela ne serait ni juste, ni compatible avec la liberté de conscience. C’est pourquoi il faut se donner la peine de les examiner de plus près ne serait-ce que du point de vue de leur compatibilité avec nos principes humanistes pour éventuellement faire un tri.

L’islam est-il une religion monothéiste ?

On a beaucoup travaillé sur l’islam ces dernières années. Il a été étudié sous tous les angles, comparé aux anciennes religions du Moyen-Orient, considéré du point de vue des influences manichéennes, des influences des dieux mésopotamiens, de l’ancienne religion païenne de l’Arabie etc. et il s’avère que ces composantes y sont plus que présentes, même constitutives..

Selon le Coran, Allah dit après avoir créé l’homme : « Je n’ai créé les humains que pour qu’ils m’adorent ». Il dit aussi : « Nous l’avons créé beau puis nous l’avons déchu plus bas que les êtres inférieurs » et aussi : « Nous avons créé l’homme misérable ». On voit tout de suite que la cosmogonie islamique a quelque chose de contradictoire : d’un côté on a à faire à un dieu monothéiste, comme dans le judéo-christianisme, qui crée un homme « beau », et en même temps, un dieu « malin » qui ravale sa créature au niveau des êtres inférieurs ou même le crée misérable au départ.

Dans le premier cas, il est créé pour adorer Allah, dans l’autre, il est tout de suite vu comme un adversaire, un rebelle qu’il faut mater.

Mais même dans le premier cas, il y a une grande différence entre ce qui se passe au début de la Genèse biblique et le Coran. Dans le Coran, les hommes sont créés pour adorer Allah. Dans la Bible, c’est plutôt Dieu qui glorifie l’homme en lui transmettant quelque chose de lui-même. Il le comble de dons, le revêt de lumière, le place dans le jardin d’Éden pour qu’il le garde et le cultive. Il y a une idée de partenariat, de participation au pouvoir créateur de Dieu (par exemple en nommant les créatures ce qui les différencie et les fait exister). L’homme, surtout, reçoit le don de la liberté avec l’épreuve du fruit défendu. En partant de faits ressemblants, c’est une tout autre image de Dieu, de l’homme, de la création, des rapports entre eux qui est transmise par la Genèse.

Religiosité mésopotamienne et préislamique

Le monothéisme de l’islam a, en fait, plus à voir avec celui des religions mésopotamiennes d’autrefois qu’avec celui de la Bible. Des études ont montré les similitudes entre Allah et les dieux mésopotamiens d’autrefois comme Marduk ou d’autres qui sont comme une sublimation du roi tout-puissant despote et conquérant. Il sert de justification à une théologie guerrière, à l’esclavage et l’exploitation des vaincus et ne laisse aucune place à l’homme.

Ce dieu conquérant tout puissant fusionne en quelque sorte avec les dieux des tribus arabes préislamiques. Là aussi, des études ont mis en évidence toute cette religiosité païenne primitive conservée dans l’islam à commencer par la Mecque qui était un sanctuaire du paganisme préislamique et le croissant du culte lunaire très étendu en Arabie. Il s’agissait de religions de tribus patriarcales, chez qui le père a le même droit absolu sur sa progéniture que les rois mésopotamiens sur leurs sujets, qu’Allah sur les hommes. Dans cette théologie, l’homme est ravalé au statut de propriété sans aucun droit mais juste l’obligation de servir en tremblant un despote divin.

Influences manichéennes

Nous avons vu qu’Allah disait aussi dans le Coran : « Nous l’avons créé beau puis nous l’avons déchu plus bas que les êtres inférieurs » et aussi « Nous avons créé l’homme misérable ».

Car en effet, dans le Coran, Allah est à l’origine du mal qu’il fait subir aux hommes. Il les trompe, leur tend des pièges pour qu’ils succombent et méritent ainsi ses châtiments. On n’y échappe que quand on est devenu son esclave consentant (en se convertissant à l’islam et en observant ses rites). Dès lors, on n’existe plus que pour lui soumettre tous les hommes par la guerre. Parce qu’il a tous les droits, qu’il n’a pas à se justifier et qu’il est de toute façon tout puissant. On comprend dès lors que la conquête et la soumission des hommes à Allah soit un impératif théologique et non simplement politique.

Tout cela selon le Coran lui-même. On dira peut-être que dans la Bible aussi on trouve des formules qui laissent entendre que le mal est suscité par Dieu. En fait, il s’agit seulement de survivances d’une ancienne mentalité religieuse ressemblant précisément à celle qui est conservée dans le Coran mille ans après, mais dont les Hébreux se sont progressivement libérés. Le vrai message de la Bible est tout autre.

Dans le Coran, il ne s’agit pas seulement de tout attribuer à Dieu par souci de préserver sa toute-puissance. Il s’agit plutôt d’un crypto-dualisme, d’un dualisme implicite, importé en fraude dans la cosmogonie musulmane. C’est lui qui explique cette dépréciation de l’homme et ce traitement que son dieu lui fait subir en toute justice. En effet, cet homme mauvais dès l’origine, ou aussitôt corrompu par Allah, posé comme adversaire, permet même de dire que l’islam est monothéiste uniquement en apparence, et que Allah a un « alter ego » malin, véritable créateur de cet homme. Ou même, comme dans le manichéisme, il agit en tant que principe ténébreux corrupteur, déclenchant au plan cosmique la lutte du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres, du corps et de l’esprit, etc. (selon le manichéisme). Dans le christianisme, le mal n’a aucune existence ontologique. Il est dû à une combinaison de divers facteurs, comme la liberté de l’homme, sa faiblesse à résister aux suggestions malignes, ses limites, et d’autres éléments que je laisse de côté pour ne pas sortir du sujet.

Car, en effet, outre sa contamination par cette ancienne religion mésopotamienne, l’islam qui s’est voulu un syncrétisme, a assimilé en fait des pans entiers de la religion de Mani qui a été, un moment, une des grandes religions de l’Empire sassanide. C’est le manichéisme qui est presque synonyme aujourd’hui de « dualisme ». Mani avait élaboré une synthèse entre toutes les grandes religions, en partant de ce qu’on appelle les gnostiques judéo-chrétiens et en y intégrant le mazdéisme et les religions asiatiques. Et beaucoup considèrent aujourd’hui que les éléments judéo-chrétiens qui apparaissent dans l’islam viennent directement du manichéisme et des gnostiques et non pas des chrétiens eux-mêmes. Le Jésus qui apparaît dans le Coran est vraiment celui des gnostiques et des manichéens dont l’incarnation réelle est niée, qui a tellement peu à voir avec le Christ des Évangiles que l’Église chrétienne des premiers siècles s’est pratiquement construite en luttant contre cette idée de Jésus des sectes gnostiques et dualistes. Parce que ce Jésus-là était issu d’un roman cosmologique de type plus ou moins pythagoricien dépréciant la matière et la création et revenant en définitive à nier la personne humaine dans sa corporalité en tant qu’absolument personnelle et unique (tous les hommes n’étant plus que des étincelles émanant de la Monade-Jésus préexistant au monde piégés dans un corps suite à une catastrophe).

D’après ce qu’on sait, Mahomet et l’islam lui-même ont pratiquement baigné dans un environnement où sectes judéo-chrétiennes, manichéennes, gnostiques, paganisme arabe et christianisme nestorien se côtoyaient dans ces régions de l’empire sassanide peuplés de Perses, de Syriaques et d’Arabes (aujourd’hui en Irak, en Turquie du Sud et en Syrie du Nord). On trouve même transposé à Mahomet des spéculations gnostiques sur le corps lumineux du Christ préexistant. Rien d’étonnant donc, surtout après la conquête de l’Iran, à ce syncrétisme qui se veut universel mais qui est en fait moyen-oriental. La spiritualité mésopotamienne gnostico-judéo-chrétienne est si présente dans l’islam que même la tenue des musulmans provient de celle des messaliens, des moines nestoriens, et des élus manichéens. De la même manière, le voile des femmes a cette double origine : la tradition tribale et le voile des moniales de ce christianisme mélangé de la Mésopotamie qui a d’ailleurs beaucoup marqué un certain monachisme chrétien et que les empereurs romains d’Orient ont dû encadrer par des lois.

Synthèse de deux religions

C’est cette fusion de trois religions toutes les trois moyen-orientales qui constitue l’islam. Nous avons donc d’un côté l’ancienne religion guerrière mésopotamienne superposée à la religion patriarcale des tribus pré-islamiques, et de l’autre le dualisme manichéen qui sont fusionnés dans une même volonté de soumettre les hommes, comme adversaires d’Allah, selon la théologie guerrière mésopotamienne, et comme représentant du principe ténébreux, selon l’idéologie manichéenne. La religion tribale, si elle n’a pas de projet de conquête, implique, en revanche, la soumission absolue des individus au patriarche et conforte la théologie guerrière.

Que conclure ?

En tant qu’idéologie politique guerrière, l’islam menace directement notre liberté politique, notre civilisation et nos libertés personnelles.

Dire qu’il s’agit d’une vue de l’esprit et non d’une menace réelle, que c’est une prétention exorbitante dont on peut sourire, serait très naïf car nous avons déjà vu la moitié du monde soumise ainsi à l’islam au nom de ce dieu despote inexorable. Ce n’est même pas aux temps antiques que ces choses se sont produites, mais il y a encore à peine un siècle, l’Empire Ottoman couvrait le bassin méditerranéen, les Balkans, une partie de la Roumanie, la Hongrie et le Moyen-Orient. Certes, petit à petit les pressions des Puissances avaient quelque peu modifié le statut des populations non musulmanes, surtout chrétiennes, soumises à cet empire, Grecs, Bulgares, Hongrois, Serbes, Roumains ont réussi à s’en détacher, mais tout s’est terminé par le massacre et l’extermination de la plupart des autres. Nous côtoyons tous les jours en France des rescapés de ce génocide, les Arméniens. L’horreur séculaire que ces populations ont vécu est indicible. Prenons comme exemple le tribut en jeunes garçons qui devaient être livrés aux Turcs, exactement comme s’il s’agissait de chevaux ou de blé. Et ces enfants devenus des janissaires massacraient peut-être leurs propres parents sans même s’en douter.

Mais c’est surtout en tant que religion que l’Islam pose le plus de problèmes et s’avère incompatible avec toute notre civilisation. Je ne parle pas de la névrose complète à laquelle l’adepte est réduit par ce dieu irrationnel qui manipule sa raison, l’induit en tentation pour le punir, le prive de liberté et d’avenir au nom du destin, le surveille sans cesse par ses proches et ses voisins, etc. Je voudrais me placer simplement au plan de nos principes humanistes.

Place centrale de l’homme dans notre civilisation

Il n’y a pas besoin d’une longue dissertation pour démontrer que nos conceptions sur l’homme sont aux antipodes de celles de l’Islam.

Nous, athées ou chrétiens de France et d’Europe, nous sommes héritiers d’une tradition qui a donné à l’homme une place centrale selon cette parole du Christ aux pharisiens qui lui reprochaient de faire des guérisons le jour du sabbat : « Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ». Pour nous, chaque personne est unique. Nous avons le souci de son instruction, de son éducation, de son épanouissent personnel, de sa dignité, de son intégrité physique, de sa liberté surtout. Nous ne supportons pas de le voir humilié et souffrant. Au point que bon nombre de nos malheurs actuels sont aggravés par l’exagération chez certains de nos compatriotes de ces sentiments humanistes par manque de discernement et par confusion des plans politiques et spirituels. Nous luttons pour que chaque personne ait sa place déjà en France, mais aussi, si possible, dans le monde entier.

Le statut de la matière et la science

Nous croyons également au progrès et à la science.

De ce point de vue, le statut de la matière, dans une religion ou une idéologie est primordial. Il faut déjà être sûr qu’il y a un réel objectif qui peut être analysé et étudié rationnellement. Si on croit que la matière, la nature, le monde sont divins ou sont des émanations et des reflets d’autres réalités extra-terrestres ou cosmiques, si on n’est jamais sûr de leur réalité objective, notre civilisation ne serait pas possible. Si ce sont les hommes eux-mêmes qui sont dans un tel flou ontologique comme dans les systèmes dualistes, la démocratie n’a plus de sens et devient un concept incongru ! Si on croit que la matière est créée par un principe malin ou est mauvaise en soi, on aboutit forcément à une société de purs et d’impurs, il n’y a plus d’égalité possible, la femme est forcément ravalée au plan de l’impur en tant que générant les corps, parfois cela peut même justifier les meurtres censés hâter la libération des principes spirituels ou divins enfermés dans les corps. Une religion dualiste n’a rien d’inoffensif. Elle est de fait obscurantiste. Mais fusionnée à une théologie royale guerrière, elle est certainement catastrophique.

Or, les conceptions dualistes ont des racines profondes en France, surtout dans le Midi. Elles existent même en fraude dans l’église catholique. Et c’est par cette valorisation du pur, de l’immatériel, du spirituel, du détachement, du renoncement au monde que l’islam peut séduire des Français de souche et devenir un problème « franco-français » surtout en réaction à la liberté des mœurs actuels qui choque certains de nos compatriotes. Nous le voyons d’ailleurs tous les jours. Disons tout de suite que ces mêmes thèmes dans le christianisme, la religion de l’Incarnation, n’impliquent, en théorie, aucun rejet de la matière et du monde en tant qu’essentiellement mauvais et ne posent pas de problèmes parce qu’il s’agit uniquement de choix de vie personnels.

Ainsi, l’islam, même pris simplement comme une religion, (même sans sa théologie guerrière), pose des problèmes considérables. Tout ce qui a été rejeté dans le catholicisme provenant surtout de déviations est constitutif de l’islam.

Je ne parle même pas des pratiques barbares qu’il commence à introduire en Europe (polygamie, excision, lapidation, loi du talion, mutilations, mains, nez ou oreilles coupés, yeux brûlés, etc.).

L’islam peut-il se réformer ?

En conclusion, on ne peut qu’être pessimiste sur la capacité de l’islam à s’amender et se rendre compatible avec nos valeurs sans se saborder. Les musulmans avec lesquels nous n’avons pas de problème, en réalité, ne le sont pas vraiment. C’est par une sorte d’abus qu’ils sont dépossédés de leur existence politique comme citoyens et agglomérés d’office à « l’oumma ». Ils devraient refuser cette assimilation d’office, s’insurger et défendre leur liberté de conscience et leur liberté tout court. Nous devrions leur parler dans ce sens.

D’ailleurs, quand on étudie bien la question, on constate qu’aucune religion ne s’est amendée pour se rendre compatible avec les lois de la République : on ne voit pas ce que les Juifs, qui ont une longue histoire de cohabitation avec d’autres religions, dans toutes sortes de régimes politiques, ont retiré à leur doctrine. Tout ce travail s’était déjà accompli juste après la prise de Jérusalem par Rome au point que des historiens estiment que le judaïsme actuel n’est qu’une des branches issues de l’ancienne religion des Hébreux, l »autre étant le christianisme. D’ailleurs, les Juifs ne sont pas universalistes et n’ont aucune intention d’imposer leur religion aux autres. Et quand aux catholiques, la République française a simplement remis le Vatican à sa place, place qu’il usurpait de toute façon selon les propres Écritures chrétiennes qui différencient nettement la sphère « qui appartient à Dieu » et celle « qui appartient à César ». Néanmoins, on sait bien qu’il faut rester vigilant et toujours contrarier la tendance du siège romain à s’ingérer dans la sphère de César. Quant aux Protestants, comme leur religion a surtout consisté à revenir au christianisme originel, ses luttes politiques pour s’imposer n’avaient rien de dogmatiques. Si on considère l’influence des États-Unis à travers Lafayette, donc des Protestants, dans l’élaboration de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, et dans l’avènement de la démocratie moderne, on voit bien qu’ils n’ont eu besoin d’aucune réforme.

Par conséquent, je pense que la République française ne peut plus simplement se désintéresser des religions en les repoussant dans la sphère privée et en les mettant toutes sur le même plan. Excepté la foi, du domaine de la liberté de conscience personnelle, les doctrines religieuses elles-mêmes et les pratiques qu’elles impliquent devraient être examinées selon des critères comme l’esprit de violence, le statut de la matière, les conceptions sur les hommes et les relations entre les sexes. Si on interdit le nazisme et le racisme, comment peut-on autoriser des idéologies qui classent les hommes en purs et impurs ou ont comme fondement théologique un projet de conquête par la violence ? Il faut, à présent, un certain discernement pour exclure celles qui vont diffuser chez nous des idéologies contraires à nos principes humanistes susceptibles de nous ramener à la Préhistoire, et présentent des risques de troubles à l’ordre public, et l’islam ne présente pas seulement des risques de troubles à l’ordre public, mais des risques évidents de guerre civile (elle a d’ailleurs commencé, selon certains). Or, la loi de 1905 est si attaquée en ce moment qu’on n’ose pas même songer à la toucher ! Plus tard « quand tout sera fini », il faudra sans doute en débattre. En attendant, nous devrions approfondir notre réflexion sur cette question.

Mais que dire de nos dirigeants et de nos élites qui ont tout fait pour installer chez nous, malgré nous, une telle menace pour toutes nos libertés, politique, nationale et personnelle ! On peut leur souhaiter de ne pas finir comme certains pendant la Terreur ! Mais c’est loin d’être sûr tellement l’indignation et la colère montent chez les Français! Ils feraient bien de méditer quelquefois ces paroles prononcées par le député Isnard à l’Assemblée législative :

« Le moins pardonnable des crimes est celui qui a pour but de ramener l’homme à l’esclavage ; si le feu du ciel était au pouvoir des hommes, il faudrait en frapper ceux qui attentent à la liberté des peuples » et aussi « C’est la longue impunité des grands criminels qui rend les peuples bourreaux ».

Gabadonia

Bianchi Ugo : Le dualisme en histoire des religions. In: Revue de l’histoire des religions, tome 159 n°1, 1961. pp. 1-46.: http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1961_num_159_1_7599

SFAR. M. : Le Coran, la Bible et l’Orient ancien, http://classiques.uqac.ca/

Gobillot Geneviève : « Les mystiques musulmans entre Coran et tradition prophétique. À propos de quelques thèmes chrétiens », Revue de l’histoire des religions [En ligne], 1 | 2005, mis en ligne le 28 janvier 2010. URL : http://rhr.revues.org/2811

DHORME Édouard, Les religions arabes préislamiques d’après une publication récente : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1947_num_133_1_5565

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