Réflexions après « La colère d’un Français » : depuis 1995, je n’attends plus rien de cette gauche !

Publié le 7 avril 2010 - par - 1 126 vues
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Monsieur Maurice Vidal,

Il est de saines colères. La vôtre l’est. J’espère seulement qu’elle atteindra le but que vous vous fixez. La France, son histoire, la civilisation qu’elle a inventée au fil des siècles le méritent. Mais ce mérite n’est pas le réel. Ayant éprouvé il y a près de vingt ans la colère qui vous anime, je doute que quelque réaction que ce soit se produise qui irait dans le sens de votre colère. J’ai été témoin il y a trente-cinq ans et pendant plus de dix ans, dans trois pays d’Afrique, Egypte, Maroc, Côte d’Ivoire, de ces événements, faits, réalités qui, à juste titre, vous indignent, quand, après qu’on leur a eu fait traverser la Méditerranée, ils deviennent le quotidien d’un grand nombre de « quartiers », « cités, « zones », « banlieues » et même « villes » et « centres ville » de France et d’Europe. Dès mon retour en France, en 1988, j’ai tenté d’alerter les « consciences » laïques et « républicaines » : toutes ont fait la sourde oreille, quand elles n’ont pas exprimé à mes thèses une sourde hostilité : la FCPE évidemment, la LDH évidemment, les différentes FOL évidemment, et à un degré moindre, les chevènementistes, Défense laïque, IR (Initiative républicaine), première mouture de Respublica…

Depuis 1995, j’ai renoncé, las de ces aveuglements, dans lesquels se complaît paresseusement toute l’intelligentsia, universitaire, éditoriale, journaleuse, à alerter les « bien pensants » sur les dangers de l’islam. En 1989, j’en étais tout ébahi ; aujourd’hui, je n’en suis plus étonné. Ce qui se nomme « la gauche » est collabo et l’a toujours été. Elle était à Vichy ou elle se résignait par pacifisme à la collaboration, quand, comme les communistes, entre 1939 et 1941, elle n’approuvait pas l’alliance entre l’URSS et le IIIe Reich ; elle a porté au pouvoir en 1981 une épave du pétainisme ; le fascisme sort de ces entrailles ; elle a fait les guerres coloniales ; elle s’est lavé les mains de la torture ; elle a été colonialiste et antisémite (elle l’est redevenue) ; elle a mis fin, avec la « démocratie associative » (invention des années 1970) à la seule démocratie possible, la démocratie représentative, que la France a inventée avec l’Angleterre. Nourrie de ces corpus, pensant avec ce paradigme, elle ne peut pas ne pas sombrer dans l’islamolâtrie, comme elle a sombré dans l’idolâtrie de l’URSS, de la Chine, des pays satellites, de Pol Pot, de la Corée, de Cuba…

A mon sens, la seule position possible devant ce désastre avéré est celle de Soljenitsyne, quand il adresse en 1974 une lettre ouverte, insolente bien entendu, aux dirigeants de l’URSS, et ce quelques mois avant qu’il ne soit expulsé de son propre pays. Nos dirigeants de l’URSS à nous, ce sont les bien pensants dits « de gauche », nos « élites », nos gouvernants depuis 1974 et surtout depuis 1981, les députés qui ont voté toute une série de lois dont l’objet est l’islamisation de la France, la complaisance de Mitterrand en 1982-83 avec les émirs saoudiens qui ont sauvé son régime de la banqueroute, etc. A ses dirigeants, Soljenitsyne a déclaré (en substance) qu’ils pouvaient décider ce qu’ils voulaient, vivre comme ils l’entendaient, abuser de leurs privilèges et avantages, que cela ne le regardait pas, qu’il s’en désintéressait totalement, qu’il était en « dissidence » et que, de toute façon, ils étaient « morts », que leur idéologie n’était plus que cendres froides, qu’ils n’en avaient plus pour longtemps, qu’ils faisaient bien d’en profiter. En somme, comme Ruy Blas : « Bon appétit, messieurs » et j’ajouterai : « que cela vous étouffe ».

Pour ce qui est du contenu de votre livre, lu la semaine dernière, et sur le sens duquel je ne puis être qu’en accord, j’exprimerai, non pas des réserves, mais des compléments. L’islamisme n’existe pas en arabe : ni le mot, ni la chose. C’est une forgerie d’un orientaliste français, professeur au Collège de France, Barthélemy d’Harbelot, en 1697, qui était désireux de désigner la religion des musulmans d’un nom français : islam est un nom arabe, il l’a francisé en y ajoutant le suffixe – isme de christianisme, bouddhisme, et de tous les noms désignant une religion. Le « concept » d’islamisme, comme réalité distincte de l’islam, est une fabrication des islamologues français et européens dans les années 1980, après le succès du livre d’Etienne (dont le titre islamisme radical signifie « l’islam à la racine » et ne désigne pas une « mouvance » ou une « déviation » de l’islam ou un faux islam), qui, par complaisance, esprit de collaboration, lâcheté, aveuglement, servilité, etc. ont décidé de distinguer l’islam vrai, qu’ils ont nommé islam, de l’islam qu’il ont jugé « faux » et qu’ils ont nommé islamisme. Par principe, il ne faut pas employer la langue des ennemis, qui est toujours « frelatée » : c’est déjà entrer dans leur jeu, c’est cantonner sur leur terrain, c’est les combattre avec leurs propres armes, c’est accepter sa défaite.

Il en va de même du nom Allah, qu’il faut s’interdire, comme le font musulmans, journaleux et islamologues, de traduire par Dieu : les concepts qui sous-tendent ces deux termes sont hétérogènes et n’ont quasiment rien en commun. De même, l’islam n’est pas « religion », mais din : ordre totalitaire, sans transcendance, tout immanent, juridique, social et politique, et dont tous les principes, fondements, « valeurs » sont incompatibles avec ceux de la « République », de la France, de l’Europe.

Pour ce qui est de la fatwa pondue par l’UOIF en novembre 2005 (le 8 ou le 9) pour calmer les incendiaires d’écoles, de bibliothèques, de bus, d’édifices publics, etc. et même de personnes, elle fait référence à quatre versets du Coran, dans lesquels Mahomet condamne en effet « les semeurs de désordre » et les « fauteurs de trouble ». Il suffit de lire ces versets en entier (ils font chacun 4 ou 5 lignes) pour prendre conscience de l’infamie de cette fatwa et de la nature du Coran : dans trois versets sur quatre, les semeurs de désordre et les fauteurs de troubles sont les juifs (oui, les juifs) ; dans un verset, ce sont les « associateurs », noms donné dans le Coran aux chrétiens, parce qu’ils associent à « Allah » deux entités, le Fils et le Saint Esprit. Autrement dit, en 2005, une organisation regroupant de pieux et vrais musulmans rend responsables les juifs et les chrétiens des incendies et destructions d’écoles, gymnases, biens publics et privés, etc. sans que quiconque proteste.

Vous posez la question du racisme, à juste titre. Mais il faut définir désormais le terme et rappeler que le concept implique l’existence de « races », « peuples », civilisations, religions, etc. et surtout une hiérarchie établie entre celles-ci, avec des supérieurs et des inférieurs, et l’autorisation accordée aux premiers de soumettre, opprimer, humilier, etc. les seconds. Le racisme, dans son sens vrai, est consubstantiel de l’islam, du Coran, des hadiths, de la charia et de toute l’histoire de l’islam, jusqu’à la fin du XIXe siècle. La parenthèse de la « modernité » propre au XXe siècle est fermée. L’islam redevient ce qu’il a toujours été, du VIIe au XIXe siècle. Il n’y a qu’à lire les « constitutions » et codes de loi des pays musulmans : c’est à vomir. Il faut aussi poser la question de la « sixième obligation » de l’islam, dite aussi « obligation absente », mais qui a fait l’histoire de l’islam pendant quatorze siècles, à savoir le « djihad ». Les musulmans expliquent que le djihad prend deux formes : une forme guerrière, celle qu’ont choisie de nombreux musulmans (Qaïda, Hezbollah, Hamas, FIS, Djihad islamique, etc.), et une forme juridique et symbolique : celle qu’ont adoptée 70 à 80 % des musulmans établis en France : le voile, le hidjab, la burqa, la nourriture hallal, la construction de mosquées, l’apartheid, la drogue, la violence « sociale », la contestation des programmes scolaires, la diffusion de l’arabe à l’école, etc. C’est le djihad light, sans doute le plus dangereux, celui qui va durer des siècles, et qui est résumé par cette obligation de l’islam : « là où vit un musulman, la loi islamique doit être appliquée ».

La réalité démêle les choses et elle a un mérite, quand on la regarde, telle qu’elle est, sans œillères, ni bandeau, ni verres déformants, de faire apparaître les « élites » de France et d’Europe pour ce qu’elles sont, à savoir fidèles à ce qu’elles ont toujours été, en particulier entre 1940 et 1945. L’heure est, hélas, à la soumission. Le peuple rechigne, mais l’accepte. Mérite-t-il de survivre ?

Jean-Gérard Lapacherie

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