Réflexions sur la charia et l’obscurantisme en Grande-Bretagne

Publié le 27 avril 2009 - par - 288 vues
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Grâce au Mail Online de dimanche 26 avril 2009 on a appris l’incroyable histoire d’une femme britannique nommée Marnie Pearce, âgée de 40 ans, qui avait épousé un musulman nommé Ihab El Labban, avec lequel elle vivait à Dubaï et avait conçu deux enfants aujourd’hui âgés de huit et cinq ans.

Elle avait décidé de divorcer ayant découvert que son mari la trompait. Apparemment le monsieur s’est ensuite vengé en accusant à son tour Marnie Pearce d’adultère. Le tribunal de la charia de Dubaï a condamné Mme Pearce à trois mois d’emprisonnement. Heureusement elle sera libérée le lundi 27 avril 2009, quelques semaines plus tôt que prévu.
Grâce à l’intervention du Ministère des Affaires Etrangères de Grande-Bretagne, l’ordre d’expulsion immédiate a été suspendu. Par conséquent Marnie Pearce peut rester à Dubaï et se battre pour obtenir la garde de ses deux fils, par rapport auxquels elle a perdu tous les droits.

Cette mésaventure nous amène à réfléchir à la présence des tribunaux de la charia en Grande-Bretagne. Si une femme vivant au pays de Jane Austen, D H Lawrence et Mary Quant était accusée d’adultère par un tribunal de la charia de Londres, Birmingham, Bradford ou Manchester, et condamnée à recevoir des coups de fouet, à la lapidation ou bien tout simplement à l’emprisonnement dans un pénitencier britannique, comment les institutions du Royaume-Uni réagiraient-elles ? L’adultère n’est pas passible de l’emprisonnement au Royaume-Uni. Faut-il accepter une société dans la société ? Faut-il accepter l’installation de l’obscurantisme dans un pays occidental, démocratique, moderne ?
Voici une deuxième nouvelle venant de Grande-Bretagne apprise dans le même Mail Online.

Kwabena Peat, professeur d’Histoire âgé de 54 ans, a été mis à pied.
Trois de ses collègues avaient organisé dans son établissement scolaire situé dans le nord de Londres une séance d’information sur la protection des enfants, l’homosexualité et les intimidations et brimades subies par les homosexuels. Tous les enseignants étaient tenus d’y assister.
Kwabena Peat fut l’un des nombreux professeurs chrétiens qui partirent avant la fin choqués par la question posée par une intervenante : « Qu’est-ce qui vous fait penser que c’est naturel d’être hétérosexuel ? » Les enseignants heurtés ont dénoncé le fait que la séance d’information n’était autre qu’un moyen de promouvoir les droits des gays.
L’intervenante principale, Sue Sanders, est co-fondatrice de l’organisation « Schools Out », qui mène des campagnes pour l’égalité entre hétérosexuels et homosexuels dans le système éducatif.

Kwabena Peat affirme que les professeurs en désaccord pour des raisons religieuses étaient privés de la possibilité de réagir. Dans une lettre qu’il a adressée aux organisateurs, il cite la Bible et met en garde les homosexuels contre le courroux de Dieu.

Les organisateurs ont souligné le caractère intimidant et harcelant de la lettre, ce qui a conduit à la suspension de Mr Peat, actuellement aidé financièrement par le Centre Légal Chrétien et qui se dit choqué car c’est lui qui aurait été intimidé et harcelé parce qu’il avait exprimé son point de vue religieux.

Qu’un professeur d’Histoire dans un pays moderne soit incapable d’accepter des questions qui provoquent, destabilisent, poussent à la réflexion et visent à faire tomber les tabous est inquiétant. Qu’un professeur d’Histoire ose parler du courroux de Dieu est invraisemblable. La sanction est grave, car on ne devrait pas destituer un enseignant parce qu’il a quitté un stage avant la fin et on ne devrait pas suspendre un employé qui exprime son malaise et son point de vue, mais c’est une victoire contre l’obscurantisme, contre l’influence néfaste des religions dans les institutions et dans les écoles en particulier.

Au fait, et si le professeur avait été musulman, aurait-il été mis à pied ? J’en doute, car le chef d’établissement aurait eu sur le dos tous les défenseurs des cultures et religions venant d’ailleurs, protégées par le multiculturalisme et la bienpensance.

Rosa Valentini

Auteur du chapitre 7 de « Les dessous du voile », L’offensive de l’islam dans la Grande-Bretagne multi-culturaliste

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