Réponse à Leila Babès sur Robert Redecker

Publié le 10 juin 2008 - par - 281 vues
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Dans son article paru dans Libération du 29 mai 2007, Leila Babès reproche à Robert Redecker deux choses : d’une part d’être un ignorant, d’autre part d’attaquer les musulmans en les comparant aux allemands suivant Hitler.

Elle affirme que « Ce qui empêche tout aggiornamento, ce n’est pas «la haine qui fonde l’islam dans ses origines», ce sont les despotes qui instrumentalisent la religion comme source de légitimation et comme moyen de censure et de répression de toute velléité d’expression libre et de démocratisation ; ce sont des clergés qui puisent dans les lois les plus régressives – y compris en en détournant le sens – pour perpétuer leur pouvoir ; ce sont, enfin, les islamistes qui entendent faire de la loi religieuse l’unique source de leur projet totalitaire. »
Autrement dit pour elle les textes de l’islam ( coran et sunna) ne s’opposent pas à une réforme libérale, seuls des despotes et des clercs corrompus s’opposeraient par la dictature à l’émergence de cette réforme.

Elle affirme encore qu’elle a, elle la capacité de porter un meilleur jugement sur le contenu de l’islam et sur ce qui empêche son « aggiornamento », car « Je sais de quoi je parle, je descends d’une lignée de théologiens. »

Leila Babès descend peut-être d’une lignée de théologiens, mais elle ne donne ici aucun argument théologique ou de jurisprudence musulmane pour soutenir sa thèse d’un aggiornamento empêché uniquement par des despotes, et non par le contenu du coran et la sunna en eux-mêmes. Pourtant il n’y a ici aucun despote qui l’empêcherait d’expliquer cette réforme.

Au fait, pourquoi faudrait il une « réforme » si les textes en eux-mêmes ne véhiculaient pas la haine ? Sur ce point non plus, aucune explication. Nul besoin de «réforme » pour comprendre le « celui qui s’est servi de l’épée périra par l’épée », les Evangiles ne citent aucune autre récompense ou butin pour s’être servi d’une épée.

Le seul point sur lequel elle aborde une discussion est celui du « massacre de la tribu juive de Médine, les Qurayza. » Elle en dit : « Nous ne savons que peu de chose de cet épisode inouï, et les raisons d’un tel massacre nous échappent. »
Pour qui connait les textes musulmans, et les « Usul al Fiqh », les principes d’interprétation du droit musulman, ce commentaire apparait comme une escroquerie intellectuelle manifeste.

Bien sûr que le coran, la sunna, la sira (biographie de Mahomet) donnent clairement les raisons de cet épisode, et selon eux, la justification de cet évènement, et bien sûr qu’il n’a rien d’inouï. Ce massacre commis par Mahomet est la pure et simple application de la norme musulmane fondamentale, qui est que les musulmans ont le devoir de combattre pour que le monde soit musulman et, au besoin, exterminer ceux qui s’y opposent.

Non seulement ce massacre est justifié parle coran, mais il est donné par lui,c’est à dire dans la conception islamique par Dieu, comme un exemple à suivre :

« Coran 33.21. : « En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. »

Quelques lignes après la déclaration de Mahomet comme beau modèle, apparait le détail de la récompense des bons musulmans pour le combat sur le modèle de Mahomet :

33.26. « Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus [les coalisés], et Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs; un groupe d’entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers. »

33.27. « Et Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n’aviez point foulée. Et Allah est Omnipotent. »

Tout musulman connaissant les principaux hadiths, connait ces paroles de Mahomet « le paradis est à l’ombre des épées ».

Pour ce qui est de comparer la réaction des musulmans à celle des allemands suivant Hitler, refuser cette comparaison c’est là encore, interdire tout débat sur la comparaison entre l’idéologie musulmane et l’idéologie nazie, alors que cette comparaison doit être examinée.

Il y a suffisamment dans l’islam de chapitres sur l’extermination des peuples entiers et d’insultes contre les Juifs, pour « mettre en examen » Mahomet, son idéologie, et les intellectuels qui les défendent.

Il est amusant que Leila Babès traite Robert Redecker d’ignorant, tout en lui reprochant d’être « plus proche de Geert Wilders et d’Oriana Fallaci que de Voltaire », car jamais Wilders (ni Fallaci), n’ont tenu sur les Musulmans des propos équivalents aux propos terribles d’un Voltaire mais surtout d’un Mahomet sur les juifs.

Ce qui est tragique, c’est qu’en cachant aux masses musulmanes, la gravité des problèmes posés par l’idéologie de Mahomet, des intellectuels comme Leila Babès font bien plus de mal aux musulmans que les blessures d’amour-propre que peuvent leur faire un court instant les critiques de l’islam.

J’accuse les intellectuels qui s’affirment musulmans non islamistes, de maintenir les masses musulmanes dans la prison mentale, dont une Wafa Sultan, syrienne d’origine et médecin, essaie de les faire sortir.

Elisseievna

militante féministe anti-totalitaire

PS : pour ce qui est du reproche fait à Robert Redecker, de comparer Jésus et Mahomet, on écoutera encore Wafa Sultan :

http://www.memritv.org/clip/en/1783.htm

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