Réponse à Marc Blondel, président de la Libre Pensée, qui compare voile intégral et mini-jupe

Publié le 1 février 2010 - par - 314 vues
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Bonjour Cyrano,

J’ai lu sur «Riposte laïque » que le président de la libre pensée, Marc Blondel est contre une loi sur la burqa. Tout d’abord j’espère qu’il y ait assez de politiciens et politiciennes français intelligents, pour libeller cette loi d’une façon générale. En Belgique le règlement communal sur le Carnaval est utilisé. Il interdit « Tout déguisement, en dehors de la période de carnaval et uniquement dans le but de participer au carnaval. La police verbalise sur cette base et applique des amendes administratives (25€)

Il suffit donc d’élaborer le texte de manière à ce qu’il empêche « tout déguisement », sans se référer à un vêtement déterminé. Si l’oninterdisait uniquement la burqa, on autoriserait le niqab, etc. Il va de soi que je partage l’opinion de Pierre Cassen.

Voici ma réponse à M. Marc Blondel, président de la libre pensée.

Salutations cordiales,

Guillaume

Lettre à « Riposte laïque » : Réponse à Monsieur le Président Blondel de la Libre Pensée

Je constate souvent que les islamistes comparent le voile, le niquag, la burqa à la mini-jupe qui serait son contraire. Vous faites la même comparaison, mais ce n’est pas compréhensible de la part d’un président de la libre pensée.

Il n’y a aucune comparaison possible entre les deux vêtements, l’un étant une jupe courte d’une mode passagère que les religieux puritains musulmans rejettent et l’autre un costume islamique imposé par la charia vestimentaire, que nous allons mieux préciser ci-après. Qui n’aime pas de voir les belles jambes d’une jeune femme, il n’y a rien de répréhensible à cela. Aucun homme normal ne va agresser une femme, parce qu’elle porte une mini-jupe. Tout musulman équilibré ne peut que penser la même chose, et il n’y a que les hommes fanatisés par le Coran, qui ont des problèmes avec la sexualité et veulent cacher leur femme pour la soustraire à la vue de tout le monde.

Voici pourquoi on ne compare pas la mini-jupe avec la burqua, le niqad, le voile islamique en général.

La mini-jupe est une mode anglaise, lancée en 1962 par la styliste Mary Quant. La minijupe (ou mini-jupe ou jupette) est une jupe très courte, droite ou plissée, dont la longueur ne doit pas excéder 10 cm sous les fesses pour mériter cette appellation. (Sophie George – Wikipedia.)

La mode est passagère, donc la mini-jupe aussi. Elle a comme but de permettre à la femme de s’embellir, de se distinguer d’une autre femme. Elle permet à la femme de choisir selon son goût, selon sa personnalité, selon son corps. La mode change chaque année, elle ne dépend ni d’une loi, ni d’un livre saint, comme la Bible ou le Coran. La mini-jupe permet aux femmes qui sont belles et jeunes de montrer qu’elles sont de belles jambes et cela n’a en soi rien de répréhensible, personne ne l’impose. Cette mode n’a rien à voir avec la politique ni avec la religion. Cette mode n’a absolument rien d’humiliant pour la femme, elle se sert de son libre arbitre, de sa beauté, de ses atouts, pour suivre la mode ou ne pas la suivre, pour porter la mini-jupe ou ne pas la porter, c’est tout à fait normal. Le religieux puritain n’est pas obligé de regarder ses belles jambes, mais tout le monde sait qu’ils ne s’en privent pas. C’est comme le curé à qui on interdit le sexe, mais ils ne s’en privent pas.

Actuellement la mode de la mini-jupe ne connaît plus un grand succès, mais lorsqu’il faut chaud les filles qui sont belles en profitent. Cela prouve le caractère provisoire de la mode.

Pour toutes les religions le sexe est tabou. Les sectes exigent que la sexualité reste cachée, parce que la sexualité est traitée comme une maladie dans les religions monothéistes. Les religions culpabilisent la sexualité., comme une chose infâme, malsaine.

Nous sommes arrivés à lever tous ces tabous. Mais l’islam veut les rétablir et imposer à la femme musulmane ici en Europe et ailleurs, l’image de la femme-esclave, telles qu’on la voit, dans les républiques islamiques. Les islamistes veulent que la femme musulmane s’habille au comme au 7ième siècle de notre ère et comme le voulait Mohammed, le polygame, dans son harem. La femme musulmane n’a pas le droit de suivre la mode. Sa mode s’arrête au 7ième siècle de notre ère. Pourquoi les musulmans profitent de tous les progrès tels que la médecine, l’avion, l’informatique, la voiture, etc., mais refusent-ils à la femme de vivre selon la mode du 21ième siècle?

C’est totalement aberrant et inquiétant parce que cela prouve que via la femme on rejette notre mode de vie, notre culture, notre civilisation occidentale. La femme musulmane ne peut s’intégrer harmonieusement dans notre société et son « uniforme politico-religieux » est l’instrument de la politique islamique pour exhiber le refus d’intégration, le refus d’appartenir à la «société européenne »

Tout homme civilisé, tout humaniste, est choqué, offensé, indigné, écœuré, scandalisé et révolté lorsqu’il est confronté dans la rue à ces femmes burquaïsées, niqabées, tchadorisées, et nous ne pouvons que confirmer ce que Chahdortt Djavann a dit à ce propos :

Chahdortt Djavann, qui a porté le voile pendant 10 ans, s’insurge dans «Bas les Voiles» contre les politiciens qui ne font rien pour empêcher qu’on force les fillettes traitées comme des objets sexuels, à se murer dans une prison ambulante pour montrer leur infériorité face à l’homme dès leur prime jeunesse et précise que les mutilations psychologiques et morales sont des mutilations sexuelles; tout comme les mutilations sexuelles sont également des mutilations psychologiques et morales

L’islam veut que toutes les femmes soient habillées de façon identique, généralement dans un vêtement noir, qui couvre tout le corps y compris la tête. La femme musulmane ne peut exhiber aucun atout féminin, elle ne peut suivre aucune mode, si ce n’est celle de Mohamed du 7ième siècle, et cette mode doit rester invariable « ad vitam aeternam ».

La mini-jupe c’est saisonnier et il n’y a qu’un petit nombre de jeunes femmes qui la portent volontairement, tandis que l’uniforme politico-religieux est un costume que la femme musulmane doit porter de siècle en siècle, comme une « damnée de la terre » qui ne peut avoir aucun plaisir de montrer qu’elle est femme, qu’elle est belle.

La femme musulmane dans son « uniforme politico-religieux » est anonyme, uniforme, dépersonnalisée, déshumanisée, et infériorisée. C’est intolérable et met en danger la liberté et l’égalité des autres femmes. La femme musulmane doit montrer qu’elle est soumise à l’islam, qu’elle s’oppose à l’occident comme femme pure face à l’impure, qu’elle ne veut pas communiquer ni avec un autre homme ni avec une autre femme dans la rue, parce que son accoutrement islamique la soustrait à son environnement, elle est cachée dans sa prison « ambulante », elle est un fantôme qui fait peur aux enfants.

Le voile, la burqua, le niqab, c’est le refus de l’intégration dans la société européenne. L’islam se sert des femmes dans un but politique. Ces femmes ne peuvent qu’être à charge de l’assistance publique, parce qu’aucun patron ne peut les engager ainsi, elles font peur aux enfants avec ces vêtements noirs qui font penser à une « sorcière » telle qu’on la trouve dans les contes pour enfants. On ne peut tolérer que ces femmes parviennent à se soustraire au travail et vivent à charge de la communauté, parce qu’elles se mettent dans une situation qui empêche de les engager à cause de leur tenue vestimentaire (burqa, niqab, etc.)

Celui qui se met volontairement et sciemment en dehors de la société dans laquelle il vit, ne peut réclamer l’aide de cette société.

Alors monsieur le Président je pense déjà avoir donné assez d’explications pour vous faire comprendre qu’on ne compare pas la burqa avec la mini-jupe, parce que c’est incomparable.

Votre comparaison entre la burqa et la mini-jupe n’ayant aucun sens en soi, elle n’en a pas non plus en invoquant que les colonels grecs interdisaient bien la mini-jupe.

Les décisions des colonels ont été prises avec une motivation religieuse, elles sont basées sur la religion, il n’y a pas que l’islam qui est puritain et ces décisions sont absurdes parce ridicules, sans fondement aucun, ce c’est des principes puritains exécrables. On n’interdit pas une mode passagère imposée à personne et qui ne nuit à personne.

Il n’en va pas de même avec uniforme politico-religieux islamique, imposé aux femmes et aux filles à partir 6 ou 7 ans et qui crée une femme esclave musulmane en Europe, qui vit en dehors de la société européenne, qui la rejette, qui bafoue la Déclaration universelle des Droits de l’homme qui impose l’égalité entre tous les hommes et toutes les femmes, par son comportement d’esclave musulmane, exhibé publiquement, C’est inacceptable et inqualifiable.

Personne ne songe à interdire la mode, mais enfermer les femmes de façon uniformisées dans le même voile dans un but politico-religieux, n’a rien à voir avec la mode, mais bien avec la politique islamique. Ces femmes intégristes doivent s’opposer à l’occident, pour montrer qu’elles n’appartiennent qu’à « la oumma », qu’elles sont des êtres soumis, face à leur mari, cela est une insulte à toutes les femmes libres, c’est une insulte à la dignité de la femme, à son égalité avec l’homme. C’est une violation de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui dit que tous les êtres humains sont égaux. C’est aussi une atteinte à la démocratie, qui ne ce conçoit que dans l’égalité des sexes. Ce que l’islam refuse à la femme musulmane, qu’elle veut emmurer, qu’elle veut domestiquer et soumettre à l’homme et à sa religion totalitaire.

Il faut donc, Monsieur le Président, que la France légifère, mais par un texte général, qui interdit aux femmes dans les lieux publics, dans la rue, de s’y conduire comme en Afghanistan, au Pakitan, en Iran, etc., complètement voilées, burqaïsées, niqabées. L’Union européenne est basée sur l’égalité des sexes, confirmé par de nombreux traités internationaux et par les lois nationales et pénales, on ne peut autoriser deux sortes de femmes en Europe celles qui bénéficie de l’égalité entre hommes et femmes, et celles qui en seraient exclues, les musulmanes. Il faut donc légiférer, mais par une disposition générale qui met fin à cette situation.

Guillaume Plas

de Belgique

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