Réponses à M. Mahmoud Doua, sur la liberté de porter la burqa

Publié le 6 juillet 2009 - par - 816 vues
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Monsieur Doua,

Vous êtes membre de l’Association des musulmans de la Gironde qui fait partie de l’Union des Organisations Islamiques de France. Vous êtes par ailleurs enseignant en anthropologie du monde arabo-musulman à l’Université Bordeaux III.

Le 29 juin 2009, vous avez participé à l’émission Mots croisés présentée par Yves Calvi. A cette occasion, vous avez tenu un discours qui a choqué nombre de citoyens français, qu’ils soient croyants ou pas. Pourquoi ?

Reprenons les termes de votre discours, Monsieur Doua.

1) « L’Etat n’a pas à réglementer la visibilité des pratiques religieuses sauf si cela perturbe l’ordre public. … Vous acceptez l’extrême dévoilement, il faut accepter l’extrême voilement. »

Votre affirmation interpelle sur les points suivants :

Concernant l’école publique, laïque et républicaine française :

En déclarant que « l’Etat n’a pas à réglementer la visibilité des pratiques religieuses », laisseriez-vous ainsi entendre, Monsieur Doua, que la loi du 15 mars 2004 sur le port des signes religieux à l’école votée par le Parlement français et donc par les représentants du Peuple français, n’aurait en vérité aucune raison d’être ? Dans ce cas, vous remettriez gravement en cause le travail du législateur et donc le fonctionnement de nos institutions républicaines. Ce qui ne serait, chacun en conviendrait, déjà nullement anodin.

A moins qu’à l’inverse, vous reconnaissiez, Monsieur Doua, la force de loi de la loi du 15 mars 2004 – sachant que la loi républicaine, une fois votée, s’impose à tous – et dans ce cas, vous en déduiriez, dans la suite logique de vos propos, que le vote de celle-ci était justifiée par le fait que le port d’insignes religieux par certains élèves à l’école publique portait donc « atteinte à l’ordre public ».

De fait, attardons-nous un instant sur ce point : quelle est votre définition exacte de l’ordre public, Monsieur Doua ?
Parlez-vous des mesures d’ordre public qui permettent d’asseoir la laïcité pour mieux lutter contre l’obscurantisme, vous Monsieur Doua qui appartenez pourtant à une organisation, l’Union des Organisations Islamiques de France qui ne cesse de s’acharner à vilipender les laïcs et assassiner le concept de laïcité, soit à l’occasion de ses congrès soit sur son site ?

De tout ceci, les téléspectateurs pourtant impatients de comprendre votre ligne de pensée, ne connaîtront finalement à aucun moment votre avis sur le sujet car vous vous êtes bien abstenu sur le plateau de France 2 d’orienter le débat sur le port des insignes religieux à l’école et donc de nous présenter votre argumentaire sur la question.
Au demeurant, il est regrettable qu’aucun de vos contradicteurs présents sur le plateau, ne vous ait encouragé à développer devant les téléspectateurs votre opinion sur le sujet du port du voile à l’école républicaine et laïque. Car au fond et contrairement aux discours convenus de certains médias, la question du port de voile à l’école laïque et celle du port de la burqa dans l’espace public ne sont pas si éloignées l’une de l’autre. Que serait-il en effet advenu si la loi du 15 mars 2004 n’avait pas été adoptée par les parlementaires ? Le débat sur le port du voile intégral dans la sphère publique aurait-il aujourd’hui la même portée ? Assurément pas. L’opinion publique, désabusée, se serait résignée de la sorte : « Nous acceptons bien les signes religieux à l’école, alors pourquoi pas la burqa dans la rue ? ».

Concernant l’acceptation de  » l’extrême voilement «  :

Vous opposez  » l’extrême voilement  » à  » l’extrême dévoilement « . Votre discours, Monsieur Doua, est aberrant. Pourquoi ?
En réalité, voyez-vous, la question du port de la burqa soulève deux questions majeures : celui de la condition féminine et celui de l’identité, toutes deux étroitement liées.

Ce que vous appelez  » l’extrême dévoilement  » ne pose en aucun cas la question de l’identité : les femmes qui se baignent sur la plage, se promènent en short ou en robe dans les rues de nos villes sont, en montrant leur corps, des êtres humains parfaitement identifiables. Ce qui n’est, à l’inverse, pas le cas des femmes auxquelles vous prétendez laisser  » la liberté  » de porter la burqa, si tant est que ce soit une liberté. Pour autant, enfermer une femme dans un vêtement intégral, c’est lui nier le droit de montrer et de laisser respirer sa peau, son corps et son visage. C’est aussi lui nier le droit de disposer librement de son corps. C’est donc renier son existence en tant qu’être humain et c’est en cela que c’est un acte de déshumanisation.

Mais en vérité, Monsieur Doua, personne n’est dupe tant sur la nature que sur la portée de votre discours. Car, au fond, que cherchez – vous à dire à l’opinion publique française ? Vous nous dites sans jamais toutefois l’exprimer ouvertement, que les valeurs occidentales sont laxistes, régressives et, si nous comprenons bien, encourageraient à  » la débauche  » en acceptant comme le fait notre société occidentale ce que vous qualifiez d’  » extrême dévoilement « . En conséquence, la seule voie de salut pour les femmes occidentales serait l’extrême voilement…

Le problème, c’est qu’en invoquant ainsi le faux prétexte du voile intégral au nom du fallacieux argument de  » la pudeur  » comme nous l’entendons dans nombre de témoignages de femmes revêtues d’une burqa, vous encouragez ces femmes à adopter des modes de vie qui vont à l’encontre de nos principes républicains les plus fondamentaux.
Prenons l’exemple de ce que vivent les professionnels de la santé en France, notamment des gynécologues obstétriciens.

Depuis quelques années maintenant, les gynécologues obstétriciens des services d’urgence sont de plus en plus souvent dans l’incapacité physique et forcée avec parfois des menaces verbales et/ou agressions physiques à la clef, d’examiner une femme exposée à une grossesse extra-utérine, à un accouchement très prématuré ou de faire face plus simplement à un accouchement accompagné de complications …. et ce uniquement parce que ce sont des professionnels de santé de sexe masculin auxquels les partisans d’un islam fondamentaliste sévissant en France tentent d’interdire ni plus ni moins d’exercer leur métier. Et ne parlons évidemment pas de la posture de non assistance à personne en danger dont font preuve les maris des patientes ainsi concernées qui, au nom d’un islam radical, sont prêts à mettre la vie de leur épouse en danger ! Leur devise serait : « Laissez-les mourir nos femmes plutôt que de montrer ce sein ou d’ausculter cet utérus par des hommes médecins. »

Or, voyez-vous, Monsieur Doua, la culture occidentale que vous dénigrez tant ne considère pas que les hommes doivent dominer les femmes, encore moins les asservir. Elle défend tout au contraire le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes. Exister dans le regard de l’autre, que l’on soit homme ou femme, c’est exister en tant qu’être humain et non sous le tissu de l’obscurantisme.

Ceci ne signifie pas que la pudeur ne soit pas pour autant une qualité respectable mais elle ne doit en aucun cas contraindre une femme à mettre sa vie en danger. En d’autres termes, il ne faut pas confondre la pudeur avec la négation de ceux qui ont la responsabilité d’intervenir dans des situations d’urgence souvent bien délicates dès lors que l’on touche aux questions relatives à la vie ou à la mort. Non, Monsieur Doua, il ne faut pas confondre la pudeur avec le prosélytisme d’une démarche de pensée qui confine à la négation de l’autre et donc au fascisme.

Alors, à cet argumentaire répondrez-vous sans doute ce que vous avez déclaré lors du débat télévisé de France 2, à savoir que vous vous employez à convaincre les femmes qui portent la burqa qu’elles se tromperaient de combat en quelque sorte. Mais dans ce cas, comment expliqueriez-vous, Monsieur Doua, que malgré l’immense énergie que vous semblez déployer pour persuader ces femmes de  » changer de voie « , de plus en plus de femmes portent néanmoins la burqa sur notre sol français ? Oseriez-vous dès lors affirmer qu’elles demeurent malgré tout libres de leurs choix dès lors qu’elles ne suivraient pas vos recommandations, préférant ainsi vivre dans une prison ambulante qu’à visage découvert ? Ce qui reviendrait alors à affirmer que les femmes auxquelles vous vous adressez cautionneraient  » de leur plein gré  » la voie de l’aliénation identitaire en portant la burqa. Quel citoyen français éclairé, qu’il soit croyant ou non, vous croira, Monsieur Doua ? Posez-vous seulement un instant la question et réfléchissez sérieusement à ce que n’hésite pas à écrire à ce sujet la romancière d’origine iranienne Chahdortt Djavann :

« Le voile intégral est une maltraitance physique, c’est  » l’étoile jaune  » de la condition féminine, c’est l’expression d’une véritable aliénation ».

En conséquence, Monsieur Doua, vous dupez les citoyens français en ne reconnaissant jamais que la burqa n’est ni plus ni moins que l’expression d’une dérive fondamentaliste de l’islam qui s’installe et s’étend sur le sol français, telle une veuve noire qui agrandirait chaque jour un peu plus sa toile.

Vous vous abstenez également volontairement de dire aux téléspectateurs que nombre de femmes ne font pas délibérément le choix de porter la burqa, préférant tout au contraire vous glorifier de  » tenter de les dissuader de la porter « . Hélas oui, le port de celle-ci est toutefois imposé, en fait, à nombre d’entre elles sous la pression de groupuscules islamistes fondamentalistes qui opèrent avec les mêmes méthodes que celles des sectes en manipulant mentalement des êtres humains qu’ils ne considèrent plus comme des êtres humains mais comme leurs sujets. Comme « leur chose ». Et ne pas le révéler haut et fort sur une chaîne de télévision publique est parfaitement malhonnête de votre part.

C’est pourquoi il est impératif que les travaux de la Commission Gérin aboutissent, à terme, à l’adoption d’une loi interdisant le port de la burqa dans la sphère publique. L’objectif étant prioritairement de permettre aux femmes qui refuseraient de la porter de pouvoir revendiquer le droit de ne pas devoir endosser une aliénation subie.
Voyez-vous, Monsieur Doua, la laïcité n’est en effet pas l’ennemie des religions. ; ceux qui le penseraient se tromperaient de combat. En revanche, elle a le devoir de combattre les intégrismes. Tous les intégrismes. Et la burqa – le niqab – est la manifestation ostentatoire d’un intégrisme.

Poursuivons désormais sur l’analyse des principaux points du discours que vous avez tenu, Monsieur Doua, le 29.06.09.

2) « Est-ce qu’on va dépasser cette catho-laïcité ? Est-ce qu’on va l’ouvrir aux protestants ? »

De tels propos sont parfaitement scandaleux, Monsieur Doua.
A ce titre, ils appellent les commentaires suivants :

Qu’est-ce que la « catho-laïcité » dont vous parlez ?

Etre de religion catholique relève en effet de la sphère privée alors que la laïcité est un principe républicain. Vous confondez donc, Monsieur Doua, la sphère du religieux et celle du politique.
D’autre part, vous témoignez par vos propos d’une morgue tant vis-à-vis des catholiques que des laïcs de France à proprement parler effrayante ! Qu’est-ce qui semble vous déranger à ce point, Monsieur Doua, dans les valeurs défendues en France par les catholiques d’une part, les laïcs d’autre part ?

Pourquoi décriez-vous ainsi d’emblée l’Histoire d’une France qui fut longtemps « La fille aînée de l’Eglise » ? Devrions – nous devant vous nous excuser d’être les héritiers de « La fille aînée de l’Eglise », qu’on l’accepte ou pas, que l’on soit chrétien ou pas ?

Au demeurant, concernant particulièrement les laïcs, votre discours n’est pas, en qualité de représentant de l’Union des Organisations Islamiques de France, une nouveauté. Que dit en effet le communiqué du « Comité 15 mars et Libertés à propos de la proposition à l’Assemblée Nationale d’une commission d’enquête sur la burqa » paru sur le site de l’Union des Organisations Islamiques de France ? :

« On crie que la laïcité est en danger, on laisse le champ libre aux intégristes de la laïcité qui déposent le 09 juin 2009 une proposition de résolution  » Tendant à la création d’une commission d’enquête sur la pratique du port de la burqa ou du niqab sur le territoire national « . Et c’est encore mieux si ces intégristes de la laïcité font partie de l’opposition, on donne ici le sentiment d’une union nationale pour défendre la patrie en danger. »

Voilà, Monsieur Doua, en quels termes l’organisation à laquelle vous appartenez parle des laïcs : « les intégristes laïcs ».
Vous-même, Monsieur Doua, aviez déjà qualifié les laïcs de  » talibans  » et d’  » intégristes  » lors de l’émission « C dans l’air » intitulée « Le temps des fatwas », diffusée le 06.10.06.
Et vous osez encore dire sur le plateau de télévision de Mots croisés : « C’est parce que je suis jaloux de cette laïcité que je la défends aujourd’hui, pas d’une manière idéologique. »

Malheureusement, Monsieur Doua, on ne peut éternellement affirmer tout et son contraire et preuve est faite qu’en qualité de représentant de l’Union des Organisations Islamiques de France, vous avez, le 29.06.09, menti à l’opinion publique sur la réalité du discours idéologique que vous approuvez en d’autres lieux.

Votre référence aux protestants :

Que je sache, les protestants ne sont pas persécutés en France. De surcroît, les catholiques et les protestants vivent en bonne intelligence dans la France de 2009.

En vérité, Monsieur Doua, votre discours qui consiste à opposer inutilement les protestants aux catholiques, vise à distiller le venin de la division entre chrétiens.

Pour autant, n’oubliez pas que les chrétiens, notamment mais pas exclusivement les chrétiens d’origine musulmane, sont actuellement les croyants les plus persécutés au monde.

En Arabie Saoudite où les chrétiens risquent la mort, les églises sont interdites, privant de fait les chrétiens du droit de disposer d’un lieu de culte.

En Somalie, aux Maldives et au Yémen, les chrétiens d’origine musulmane doivent eux aussi se cacher s’ils veulent échapper à une mort certaine. Et ne parlons pas de l’Iran ou de l’Afghanistan où les chrétiens sont l’objet de persécutions qui ne disent plus leur nom.

Votre absence de référence aux juifs :

Pourquoi ne citez-vous pas le judaïsme au nombre des religions de France, Monsieur Doua ? Vous n’êtes pourtant pas sans ignorer que la communauté juive de France est pourtant la plus importante d’Europe. Et l’une des plus anciennes aussi.

Serait-ce en fin de compte tabou, voire à ce point pénible pour le représentant de l’Union des Organisations Islamiques de France que vous êtes, Monsieur Doua, de citer le mot  » juif  » indépendamment de toute référence religieuse, là où dans un débat sur la burqa, vous n’avez pas pour autant semblé autant gêné de faire référence aux catholiques et aux protestants ?

Mais là aussi et une fois de plus, vous suivez, Monsieur Doua, une logique qui répond fidèlement à la ligne de conduite du discours classique de l’Union des Organisations Islamiques de France. Pour ne prendre qu’un exemple récent, voici ce que déclarait Monsieur Fouad Alaoui lors du Rassemblement de l’Union des Organisations Islamiques de France en avril 2009 :

« Les musulmans de France, à l’instar de l’immense majorité des citoyens, ont très mal perçu l’aliénation inconditionnelle des autorités juives de notre pays aux côtés de l’oppresseur israélien. »

Fouad Alaoui se dispensait, à l’occasion, de préciser que la Charte du Hamas ne reconnaît pas l’Etat d’Israël et prévoit de tuer les juifs. Le Hamas qui n’est rien d’autre que la branche palestinienne des Frères musulmans et l’Union des Organisations Islamiques de France leur représentant en France. N’est-ce pas, Monsieur Doua ?

Enfin, citons et analysons, Monsieur Doua, la face la plus sombre de votre discours.

3) « Les intégristes ont leur place en démocratie sauf quand il y a atteinte à l’ordre public …. » (début de l’émission), pour ajouter en fin d’émission « Les mouvements fondamentalistes qui menacent la laïcité, cela n’existe pas. »

« Les intégrismes ont leur place en démocratie sauf quand il y a atteinte à l’ordre public » :

D’une part, rappelons une fois de plus qu’une République laïque comme la nôtre se doit de combattre tous les intégrismes. Et le fondamentalisme musulman fait partie de ces intégrismes. Donc, la République laïque française se doit de le combattre.

D’autre part et contrairement à vous Monsieur Doua, Jean Jaurès démontrait clairement, le 30.07.1904, dans son discours de la distribution des prix de son ancien Collège de Castres, l’identité entre la démocratie et la laïcité. Relisons donc Jaurès, plus que jamais d’actualité :

« Si la démocratie fonde en dehors de tout système religieux toutes ses institutions, tout son droit politique et social, famille, patrie, propriété, souveraineté, si elle ne s’appuie que sur l’égale dignité des personnes humaines appelées aux mêmes droits et invitées à un respect réciproque, si elle se dirige sans aucune intervention dogmatique et surnaturelle, par les seules lumières de la conscience et de la science, si elle n’attend du progrès que du progrès de la conscience et de la science, c’est-à-dire d’une interprétation plus hardie du droit des personnes et d’une plus efficace domination de l’esprit sur la nature, alors j’ai bien le droit de dire qu’elle est foncièrement laïque, laïque dans son essence comme dans ses formes, dans son principe comme dans ses institutions, et dans sa morale comme dans son économie. Ou plutôt, j’ai le droit de répéter que la démocratie et la laïcité sont identiques. »

Jaurès, Monsieur Doua, c’est un peu notre mémoire collective, notre conscience collective devrions-nous dire plus exactement, et ce que l’on soit de sensibilité politique de gauche ou de droite. Ce qu’il dit en effet en 1904 au sujet de la démocratie et de la laïcité est toujours d’actualité. Or, ce sont ces principes et valeurs précisément que l’organisation que vous soutenez, Monsieur Doua, cherche à réduire à néant.

C’est pourquoi nous avons l’obligation, nous démocrates, républicains et laïcs de France, de rappeler sans cesse les valeurs fondamentales des Combes, Ferry, Briand, Jaurès pour que cet héritage éthique et culturel si précieux mais si fragile aussi – comme tout ce qui est précieux du reste – ne disparaisse pas sous les coups de poignard portés aujourd’hui par les fondamentalistes musulmans.
C’est pourquoi nous avons, nous démocrates, républicains et laïcs européens le devoir de nous regrouper pour organiser et construire ensemble une résistance ferme et sans appel face au danger que sont les partisans d’un islam systématiquement pourfendeur des influences occidentales.

« Les mouvements fondamentalistes qui menacent la laïcité, cela n’existe pas »

En êtes-vous si certain, vous Monsieur Doua qui représentez une organisation qui, conformément à l’islam des Frères musulmans dont elle est une filiale, est porteuse d’un islam radical, liberticide et expansionniste ?

Comment ne pas se remémorer que l’organisation des Frères musulmans prône la création de républiques islamiques, s’oppose aux courants laïcs et préconise un retour aux préceptes du Coran ?
Comment oublier que le mot d’ordre de l’Organisation des Frères musulmans est :

« Allah est notre objectif. Le prophète Mahomet est notre chef. Le Coran est notre loi. Le djihad – guerre  » juste « , appelé improprement guerre sainte – est notre voie. Mourir dans les voies d’Allah est notre plus grand espoir. » ?

Après une lecture aussi édifiante de la ligne de conduite des Frères musulmans, pourriez-vous encore affirmer, Monsieur Doua, que « les mouvements fondamentalistes qui menacent la laïcité, cela n’existe pas » ?
Non, vous ne pourriez plus le clamer car il n’existe absolument aucun point commun entre le mot d’ordre précédemment cité de l’Organisation des Frères musulmans et les principes de la Laïcité. Aucun.

En vérité, vous êtes l’héritier, Monsieur Doua, d’un islam incapable de se remettre en question dans notre monde moderne. L’héritier d’’un islam qui n’a pas compris que seuls survivent ceux qui s’adaptent aux nouvelles évolutions de leur siècle.
Encouragez donc les institutions musulmanes de France à engager un travail de dépoussiérage du Coran qui puisse le rendre lisible et adaptable aux modes de vie de notre monde moderne.

Pour parvenir à cette fin, relisez attentivement, Monsieur Doua, ce que dit Wafa Sultan dans une interview accordée à Guysen International News à Paris le 13.11.07, parue le 19.11.07.

A la question « Comment expliquez-vous que les gens sont emprisonnés dans cette période ancienne ? » (Référence au Moyen Age), Wafa Sultan répondait alors :

« Parce que les gens ont conservé les mentalités du Moyen Age. Vous ne faites pas cela quand vous vivez au XXIème siècle. Il faut changer votre système de croyance, votre pensée et vos idées afin de les adapter à votre époque. »

Bonapartine

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