Débat sur Beur FM : comment utiliser le mot « islamophobie » pour criminaliser toute critique de l’islam

Publié le 29 janvier 2010 - par - 245 vues
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Aujourd’hui, je suis en mesure de vous présenter une preuve sonore qui permet d’affirmer que le président du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) est capable de sacrifier sa raison, sa bonne foi et la dignité des musulmans pour défendre sa foi, l’islam. Le mensonge ne lui fait pas peur. L’islam fait perdre tout sens de l’honneur et de l’éthique à ses adeptes, en voici les détails :

Il s’agit ici de M. Samy Debah, président du CCIF. La radio libre Beur FM nous a sollicités, lui et moi, pour participer à un débat diffusé en direct le 25 janvier 2010. En écoutant à loisir l’enregistrement MP3 de cette émission, le lecteur pourra se rendre compte, par lui-même, de quoi M. Debah est capable.

Il a osé raconter à sa façon l’histoire des religions et affirmer que « L’islam est la seule religion, voire même avant elle civilisation, qui a limité le nombre de femmes dans la polygamie… ». Plus grave encore, il a proféré un mensonge à mon égard [43e minute] : « Vous allez sur radio Courtoisie, vous vous présentez comme un chrétien et vous venez ici vous présenter comme un musulman ! ».

Je n’ai jamais été invité par radio Courtoisie et je n’ai jamais indiqué autre chose que mon appartenance à l’islam. Ce qui est absolument certain c’est que le credo du nouvel islam, dont je suis l’initiateur, n’est pas très catholique : « la dignité humaine est sacrée, pas les religions ! ». Surtout pas l’islam qui n’a que peu de respect pour la dignité humaine ! Je tente donc de remettre les choses à l’endroit alors que les religions monothéistes avaient inversé les priorités.

Est-il permis de critiquer le coran et Mahomet ?

Voici quelques citations avec les plages d’écoute ainsi que des compléments d’explication :

[4:50 – 5:30] Samy Debah : « L’islam a toujours été critiqué. Dès son origine. L’islam n’a pas peur de sa critique, à tel point même que si vous lisez le coran un peu, vous verrez, en tout cas cela sautera à vos yeux, que lorsqu’on considère les paroles divines … il y a des propos de personnes qui ont critiqué le message, qui sont repris dans ce livre qui est considéré comme le plus pur , donc l’islam n’a pas peur de la critique ».

En effet, le coran se fait l’écho des doutes que des personnes émettaient à l’égard de Mahomet et de sa prophétie. Mais cela n’a duré que le temps où Mahomet n’était pas encore au pouvoir. A partir du moment où Allat, féminin d’Allah et les autres divinités étaient enterrées, c’est le sabre qui a mis fin à toute incartade et à toute remarque déplacée. Nous connaissons la suite de l’histoire. Il n’y a jamais eu d’édition critique du coran. La première est en train d’être écrite à Berlin, sous la houlette de philologues allemands.

[5:36 à 5:59] Samy Debah : « Il y a certaines personnes qui se cachent derrière une pseudo-critique de l’islam pour atteindre les musulmans ».

Ce que je fais, n’est pas une pseudo-critique, mais une critique en règle, franche et ouvert avec un objectif bien précis : proposer aux musulmans de prier la tête haute, les yeux tournés vers le ciel et ne plus jamais inscrire la soumission dans le corps, l’espace et le temps. C’est ainsi qu’ils finiront par ne plus faire des courbettes à leurs potentats.

Afin de libérer les musulmanes et les musulmans, M. Debah ne peut imaginer qu’il est absolument nécessaire de critiquer l’islam, c’est à dire les prescriptions immondes du coran dont les décrets d’application et la mise à exécution revenaient à Mahomet.

De la tutelle des femmes en islam

Lors du débat, j’ai affirmé ceci : [10:58 ] « La musulmane n’est jamais adulte, elle est toujours sous la tutelle, légalement, de ses parents et de son mari et elle revient à la famille si par hasard elle est veuve ». M. Debah affirmait le contraire et m’accusait d’être ignorant au sujet des veuves. D’après lui, l’islam leur octroierait le droit de se marier tout seules. Or, il se trouve que ce ne sont que quelques états islamiques modernes qui ont osé rendre aux femmes leur dignité. Ce n’est que depuis quelques années que le Maroc a adopté le nouveau statut personnel où la femme adulte est considérée comme personne civile à part entière (voir article 24 du code de la famille).

Et juste à côté, sans aller jusqu’en Arabie ou en Iran, l’article 11 du code de l’infamie algérienne stipule que pour conclure un mariage, la femme même majeure, doit avoir un tuteur matrimonial.
Je ne pense pas que l’Algérie est gouvernée par des islamistes. Mais on ne sait jamais : je dis souvent des bêtises.

Et puisque nous avons « la chance » de disposer d’un « Conseil Européen de la Fatwâ et de la Recherche » , savourons ce qu’il a émis comme avis à ce sujet :

« La majorité des savants (*) estiment que l’approbation du tuteur est une condition sans laquelle le contrat ne serait pas valide, en vertu d’un dire du Prophète — paix et bénédictions sur lui : « Le mariage de toute femme mariée sans la permission de son tuteur est nul. » Il dit également : « Aucun mariage ne doit avoir lieu sans le tuteur. »

Le coran n’étant pas précis, il a laissé aux potentats le choix des muftis qui ont toujours été en mesure de leur trouver la tradition qui justifie ce qu’ils cherchent à imposer comme règles. Les muftis marocains étaient aussi bons musulmans sous Hassan II que sous Mohamed VI qui a pourtant osé remettre en question le statut de la Marocaine. Majeure, elle est enfin devenue son propre tuteur matrimonial.

Samy Debah n’a que peu de respect pour « les mères des croyants »

Tout en étant lutteur en chef contre ce qu’il appelle l’islamophobie, M. Debah ne se rend même pas compte que pour défendre l’islam, c’est à dire les prescriptions du coran, mises en pratique par Mahomet, il se permet de justifier des horreurs concernant des musulmanes qui sont désignées dans le coran par le terme de « Mères des croyants ». Il s’agit des neuf (oui 9) veuves de Mahomet interdites de remariage. A partir de la 15e minute il dit ceci au sujet de cette condamnation au veuvage à vie : « Les femmes du prophète, leur statut est particulier ». Autrement dit, du moment que c’est le coran (1) qui les a condamnées, cela ne lui pose aucun problème.

Nous touchons ici du doigt la perte de repères et de principes humains à laquelle mène la vénération du coran et de Mahomet. M. Debah confirme donc qu’un musulman comme lui n’a pas de principes généralisables à tous les êtres. Et c’est ainsi que les musulmans n’ont jamais été en mesure de concevoir une éthique égalitaire et universelle. C’est là que réside le problème que tous les musulmans ont avec les Droits de l’Homme. M. Debah n’adhère pas encore à l’idée que les hommes et les femmes ont toujours été égaux en dignité. Il incarne parmi nous, Français du XXIe siècle, la perversion à laquelle l’islam contraint ses adeptes.

Il a du mal à imaginer que plus de six siècles avant Mahomet, la fidélité entre époux était entrée dans les mœurs d’une bonne partie des Arabes, sans parler de leurs voisins. La liste de tous les émigrés en Abyssinie que nomme l’historiographe Ibn Hicham, n’affiche que des « untel avec sa femme unetelle ». C’était au temps où Mahomet n’avait pas le pouvoir à la Mecque et où il était, lui aussi, monogame. Or le coran et Mahomet ont consacré des pratiques archaïques qui auraient pu évoluer plus facilement au gré des forces humaines en présence ; sans que les Cieux et les pieux gisants ne s’en mêlent.

Pascal Hilout

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(*) Terme présomptueux que les jurisconsultes musulmans ajoutent à leurs grands turbans pour impressionner la population. Mais ces « savants » sont toujours accrochés à leur monde clos enrobé de sept cieux.

(1) Coran, Sourate 33, verset 53 : « … Quand vous demandez un objet aux [épouses du Prophète], demandez-le de derrière un hijâb (voilage, jalousies) ! Cela est plus décent pour vos cœurs et leurs cœurs. Il n’est pas licite à vous d’offenser l’Apôtre d’Allah, ni d’épouser jamais ses épouses, après lui. C’est, au regard d’Allah, [péché] immense. »

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