Sélection de quelques réactions

Publié le 24 novembre 2007 - par

Réformer oui, mais avec discernement

Nous entendons dire, voire nous pouvons lire ici et là : « Notre pays a besoin de réformes, tout le monde en convient. Toute la question est de savoir : lesquelles, à quel rythme et selon quelle méthode ? »

Il fût un temps, le temps où la pensée unique n’existait pas sauf peut-être en Chine que nos capitalistes aujourd’hui vénèrent comme les ex maoïstes (aujourd’hui chiens de garde de ceux-ci) vénéraient feu le président Mao Zedong. En ce temps là, le mot réforme signifiait avancées sociales, augmentation du pouvoir d’achat, renforcement des statuts professionnels dans les branches et les entreprises.

De nos jours, ce capitalisme triomphant a récupéré à son compte le mot réforme. Mais sous ce mot se cache une réalité tout autre : démantèlement des entreprises, précarisation, baisse du pouvoir d’achat des ménages, chômage. La réforme c’est avant tout 13 milliards d’euros d’avoir fiscal restitués à ceux qui ont déjà trop, un cadeau fait par le candidat parvenu à l’Elysée. S’il était besoin d’un symbole…

Alors en ces temps où la tension monte, où des cris de révolte disent assez de ces casses qui ne profitent qu’aux mêmes il n’est pas rare non plus de lire ici et là des antiennes « Contre l’intérêt général, une minorité prend en otage la France entière ». Otage ? Mais que ceux qui ont ce mot à la bouche aient la pudeur de se rappeler avant tout le sens du mot otage et apprennent raison garder ! Des otages ce sont des gens, des hommes et des femmes retenus en un endroit et, la plupart du temps, menacés de mort voire exécutés. Que la pudeur couvre un peu ceux qui prononcent ces mots sans discernement.

Notre pays la France, est ainsi fait depuis deux siècles. Il ne peut y avoir de République sans République démocratique, il ne peut y avoir de République démocratique sans République laïque, il ne peut y avoir de République laïque sans République sociale. Il ne peut y avoir de qualitatif sans quantitatif.

Le gouvernement en place a eu tort de remettre en cause les régimes spéciaux sans débat national et global sur les retraites, la protection sociale et surtout sur la pénibilité du travail, tous secteurs confondus. L’aspect pouvoir d’achat est aussi à prendre en compte, non pas par un slogan électoraliste « travailler plus pour gagner plus » mais par une réelle politique économique et sociale dont nos gouvernants depuis vingt cinq ans ont perdu le sens, qu’ils soient de gauche ou de droite. Ceux qui se targuent de « réforme » sont objectivement complices de ces politiques.

Le candidat parvenu à l’Elysée en mai 2007 a une stratégie globale, un programme en adéquation au profit de l’oligarchie mondialisée. Quelles que soient les « réformes » mises en place par tel ou telle ministre, ministre de la justice ou de la grande sœur des riches, Christine Lagarde, elles n’ont qu’un objectif : servir cette stratégie. Il est alors étonnant de voir pousser des cris d’orfraie par ceux-là même qui ont appelé à voter pour ce candidat. Il serait tout aussi étonnant de voir pousser les mêmes cris de l’autre bord si, la challenger avait été élue présidente de la République.

Aujourd’hui, toute attaque contre les statuts sociaux, le pouvoir d’achat, la refonte de la carte judiciaire, la laïcité etc… est attentatoire à la République démocratique, laïque et sociale. Tous ceux et toutes celles qui aspirent à devenir des hommes ou femmes d’Etat et qui saucissonnent ou « oublient » l’un des aspects de notre république française, anticipent leur propre forfaiture.

Simon Archipenko

Vive la sociale… pour tout le monde

Dans le dernier édito, vous dites : “Pour autant, le mouvement social est confronté à un double défi : comment concilier la défense de ses intérêts catégoriels de salariés, sans s’isoler de l’ensemble du salariat dans une démarche qui peut apparaître corporatiste ? Comment démontrer à l’opinion qu’un combat catégoriel sert l’intérêt général ?”

Intéressante question. j’aimerai connaître votre réponse. En particulier je suis curieux que vous exposiez votre plan pour financer les retraites en instaurant la retraite à 55 ans pour tous.

Si vous connaissez la solution déposez en vite le brevet à l’échelle planétaire car tous les pays développés sont confrontés au même défi.

Nier un problème ne permettra jamais de le résoudre. En refusant de rentrer dans le rang les cheminots ouvrent la voie à une privatisation accélérée de la SNCF. Lorsqu’il sera possible à une société privée de gérer les transports férrés ce n’est plus le plombier polonais qui viendra en France mais les cheminots de tous les pays de l’est Ils seront deux fois moins payés qu’aujourd’hui et prendront leur retraite pour accèder directement au cimetière.

La défense du service public passe nécessairement pas une normalisation en s’y opposant les employés de la SNCF d’agrippent à leur propre statut je ne vois pas en quoi ces combats d’arrière garde font progresser les luttes sociales en France.

Très cordialement

Vive la sociale..la vraie…. pour tous..pas pour ceux qui prennent leur retraite à 55 ans pour de faux motifs

Richard GEIGER

Dictateur potentiel ?

« On ne cèdera pas et on ne reculera pas ». En assénant ce propos de manière péremptoire le 20 novembre 2007, le président de la république élu le 6 mai 2007 par 53 % des électeurs s’étant exprimés, n’a-t-il pas tombé le masque ? Ne s’affirme t-il pas ainsi comme un dictateur potentiel en voulant imposer, sous prétexte de l’équité, une contre-réforme destinée à remettre en cause les régimes spéciaux de retraites des travailleurs de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, pour ensuite compléter cela dès 2008 en portant le temps de cotisation de 40 années à 41, 42 années, voire plus, tous régimes de retraites confondus pour l’ensemble des salariés ?

Employer les termes « réforme» et « équité » est une véritable imposture reprise complaisamment par des médias aux ordres.
Réformer signifie améliorer ce qui existe et non pas le dégrader. En l’espèce, comme pour les salariés du privé depuis 1993 grâce au gouvernement de Messieurs MITTERRAND-BALLADUR et pour les fonctionnaires en 2003 grâce au gouvernement de Messieurs CHIRAC-RAFFARIN-SARKOZY, en voulant porter de 37,5 années à 40 années le temps de cotisation des travailleurs bénéficiant d’un régime spécial de retraite (non déficitaire, avec des pensions de retraites certes d’un meilleur niveau en raison d’un taux de cotisation supérieur par rapport au régime général de retraite), il s’agit bien d’aboutir à une dégradation de leur régime par rapport à ce dont ils disposent encore actuellement.

Dès lors, il ne s’agit pas d’une amélioration du régime de retraites des travailleurs de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, mais bien d’une régression qui est recherchée. En conséquence, l’emploi du terme « réforme » est impropre et inexact : il faut employer le terme de contre-réforme, car aller à l’encontre de l’amélioration, c’est bien dégrader, détériorer. Il faut dénoncer cette malhonnêteté intellectuelle, cette propagande visant à détourner le sens des mots et à faire accepter ce détournement.

Lorsque la contre-réforme aboutit à la régression sociale généralisée pour l’ensemble des travailleurs en les alignant tous sur un même régime de retraite revu à la baisse, dégradé par étapes, selon la résistance rencontrée, n’est-ce pas cela l’équité invoquée par notre bon président ? En outre, selon lui, il faut savoir arrêter une grève ! Ne lui est-il pas venu à l’esprit l’idée suivant laquelle il faut aussi savoir cesser de vouloir s’attaquer aux acquis sociaux obtenus de haute lutte et après bien des sacrifices y compris par la mort d’hommes, de femmes, d’enfants et que, seule cette volonté de les remettre en cause est à l’origine de la grève, seul moyen dont disposent les salariés pour défendre leurs droits ?
Si cet important personnage était un authentique démocrate, pourquoi ne soumettrait-il pas au vote de l’ensemble des citoyennes et citoyens de ce pays, la question se déclinant de la manière suivante :

– au nom de l’équité, faut-il comme pour les salariés du privé et ceux de la fonction publique, porter de 37,5 années à 40 années le temps de cotisation des travailleurs (1) bénéficiant d’un régime spécial de retraite dans le cadre duquel ils cotisent jusqu’ici durant 37,5 années ?

– au nom de l’équité, faut-il, pour les salariés du privé et ceux de la fonction publique, ramener de 40 années à 37,5 années leur temps de cotisation comme pour les travailleurs bénéficiant encore d’un régime spécial de retraite dans le cadre duquel ils cotisent jusqu’ici durant 37,5 années ?

La réponse à cette question posée en ces termes ne sera peut-être pas celle attendue par le président de la république, d’autant plus que, selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), le retour à 37,5 années de période de cotisation pour tous, avec la référence aux six meilleurs mois pour le calcul de la pension à verser, implique une augmentation nécessaire de 15 points de cotisation étalée sur 40 ans, soit 0,37 point de cotisation supplémentaire par an (2).
En voulant imposer autoritairement par une contre-réforme menée au nom de l’équité, une régression des droits à la retraite des travailleurs bénéficiant d’un régime spécial de retraite, notre cher président n’agit-il pas comme fondé de pouvoir du MEDEF (renommé par nos soins Mouvement des Exploiteurs et pour la Défense de l’Esclavage en France) ?

(1) Ne sont pas comptabilisés parmi les travailleurs, les députés, les membres du gouvernement, le président de la république qui vient de voir multipliée par 3 sa rémunération, ni les militaires…

(2) Voir à ce sujet l’article « Retraites : au nom de l’équité » par Annick COUPÉ, Politis n° 976 du 15 au 21 novembre 2007, p.6

Sinon, comment expliquer sa présence à l’université d’été du MEDEF, fait sans précédent de la part d’un président de la république ? N’a-t-il pas ainsi choisi clairement le camp de ceux qui font leur, le projet de société prôné par Monsieur Denis KESSLER, ex-numéro 2 du MEDEF dans la revue Challenges du 4 octobre 2007 et énoncé de la manière suivante :
« Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ! » (1).

Ainsi, notre bon président n’est-il pas le mandataire chargé par le MEDEF de mener à bien la contre-réforme pour réduire les droits des salariés au niveau de ce qu’ils étaient avant les accords de Matignon du 7 juin 1936 consacrant la lutte victorieuse du monde du travail au début du gouvernement du Front Populaire, voire à les ramener en deça et pour rétablir dans ses prérogatives de droit divin une classe possédante qui, à l’époque pour contrer et punir les travailleurs d’avoir osé affirmer leur dignité et revendiquer le droit à une vie meilleure, n’avait pas hésité à choisir Hitler plutôt que le Front Populaire, en faisant expressément le choix de la défaite pour reprendre le titre d’un ouvrage de l’historienne Annie LACROIX-RIZ (Armand Colin, 2006) ?

Et, pour atteindre cet objectif, notre bon président ne devra t-il pas briser la résistance à laquelle il doit faire face de la part des travailleurs concernés et de l’ensemble des salariés si la contestation vient à s’étendre ? Ne prendra t-il pas prétexte de cette dernière pour recourir à l’article 16 de la constitution du 4 octobre 1958 pour instaurer en toute légalité une dictature ? Pour ce faire, ne lui faudra t-il pas agir par une dure répression comme le fit en son temps Adolphe Thiers, le massacreur de la Commune de Paris en 1871, avec la complicité de Bismarck, le chancelier de l’Empire allemand, qui pour l’occasion lui facilita la tâche en libérant les soldats français capturés lors de la désastreuse guerre franco-prussienne de 1870-1871, afin de réprimer le peuple parisien qui avait osé prendre en main son destin et paya cette audace d’au moins 25 000 morts, la bourgeoisie française de l’époque ayant ainsi montré son véritable visage ? Et celle d’aujourd’hui, se prépare-t-elle à renouveler un tel exploit ?

S’il doit en arriver à de telles extrémités, notre bon président fera bien de se souvenir que parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme figurant dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 (DDHC), laquelle a valeur constitutionnelle, il y a la résistance à l’oppression. Tout comme, il ne peut ignorer, en dépit de son caractère désormais uniquement historique, l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen figurant en préambule de la constitution du 24 juin 1793, lequel dispose :

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Il faut espérer que notre bon président méditera sur ces citations avant de chercher à imposer à tout prix la contre-réforme permettant la remise en cause des acquis sociaux et des droits des salariés comme le souhaitent ses commanditaires du MEDEF, où figure son propre frère parmi les hauts responsables de l’organisation patronale.

Tout comme, il est hautement souhaitable qu’il prenne l’exacte mesure des prérogatives du peuple disposant du droit de résister à un gouvernement despotique, avant de chercher à imposer par un vote parlementaire le traité adopté à Lisbonne, qui, malgré un habillage différent, n’est pas autre chose que celui rejeté par le peuple de ce pays par référendum le 29 mai 2005, avec plus de 54 % des suffrages exprimés. En ignorant et en méprisant ce choix clairement affirmé le 29 mai 2005 par le peuple français souverain, notre bon président risque d’être à l’origine d’une forfaiture susceptible de conduire les citoyennes et les citoyens de ce pays à faire usage de leur droit constitutionnel à la résistance à l’oppression en application de l’article 2 de la DDHC de 1789.

Jean-Paul BOIRE

(1) Dans un article intitulé : « Adieu 1945, rattachons notre pays au monde »

Le vote garantit-il obligatoirement la démocratie ?

“Ce sont les mêmes qui, dès le soir de la victoire de Sarkozy, défilaient dans les rues en criant : « Sarko, facho, le peuple aura ta peau ! », montrant, là encore, le peu de crédit qu’ils apportent au suffrage universel, et aux règles démocratiques.”

Ecrivez-vous, mais que peut signifier le vote, si l’on pense aux élections qui ont donné la victoire à Mussolini et à Hitler.

Le vote garantit-il obligatoirement la démocratie. Et, la volonté de l’ex-maire de neuilly de renforcer le pouvoir présidentiel et de garder la mainmise sur son parti nécessite de ne pas considérer le vote, l’élection comme une légitimité fondée. Ce sont seulement des formes de la légalité, mais, qui produit la loi ?

Salutations,

Luc Chelly

Réaction au texte de Pierre Cassen

Salut Pierre.

Je viens de lire ton article “Le droit au blasphème ne s’use que si l’on ne s’en sert pas”.

Je suis bien sûr tout à fait d’accord avec toi (tu l’imagines bien).

Il semble qu’un mouvement franchement anti-religion se mette en place… C’est encore un peu timide, mais çà et là ça bouge (la création de votre journal fait partie de ce mouvement).

Ce qui me semble être primordial c’est surtout de voir naître une polémique avec “nos amis obscurantistes, religieux de tout bord”, et de tout faire pour ne pas éteindre “l’incendie”.

Charlie Hebbdo, Robert Redeker en France ou les caricaturistes danois à l’étranger avaient bien démarré… Malheureusement ils n’ont pas su “rebondir” une fois la polémique lancée… Leur “profil bas” a cassé la dynamique : je n’ai par exemple pas trouvé le discours de Philippe Val très offensif à Montreuil et le silence de Robert Redeker m’apparaît comme un signe d’ impuissance (les religieux utilisent merveilleusement bien ces situations en communiquant sur le thème “gare à ceux qui osent nous attaquer”).

Je suis en train de “féminiser” la bible (les 5 premiers chapitres), en remplaçant systématiquement dieu par déesse, en féminisant les prophètes… Les première pages ainsi réalisées sont surprenantes.
Cette version de la bible seras mise sur mon site en ligne rapidement
([www.le-monde-pluriel.eu->www.le-monde-pluriel.eu])

Je suis aussi en train de réaliser un C.D (avec un pote ingénieur du son), une chanson où les religions sont décriées avec humour ; je l’accompagnerai d’un clip vidéo. Elle sera mise sur le web dès qu’elle sera finie.

Ces initiatives personnelles associées aux nombreuses autres réalisées par toutes celles et ceux qui luttent au quotidien contre ces sectes permettront, je l’espère, de faire avancer nos idéaux humanistes…

A bientôt,

Salvatore Pertutti

PS : Je te remercie de m’avoir cité dans ton article. Je voulais te préciser que mon but n’est pas de faire interdire la bible et le coran mais d’arriver à y faire apposer un avertissement pour prévenir des propos discriminatoires qui y sont contenus.

Réponse à Annie Sugier

J’ai apprécié votre texte mis en ligne sur le n° 14 de RL.

J’aurai juste un commentaire à propos de cette phrase qui figure dans votre conclusion :”le sexisme est aussi grave que le racisme”.
Ce n’est pas exactement ça.
Le sexisme, qui est la haine et le mépris de l’Autre en tant que tel, est un racisme à part entière, et plus encore : c’est le racisme premier, son prototype archaïque et son référent inconscient récurrent.
C’est ce que je me suis employée à mettre en évidence, notamment, dans mon livre “L’Enjeu Symbolique – Islam, christianisme, modernité”, (Editions de L’Harmattan nov. 2004).

Je préciserai quand même que mon propos n’est pas un appel du pied d’auteur à lecteur.

Vous trouverez, publiés en ligne sur contrepointphilosophique.ch,
différents textes de ma plume faisant état de cette question.
Notamment “L’identité virile en question”, ainsi qu’une présentation étoffée des contenus de mon livre (en une douzaine de pages) intitulée “Mutations dans le champ symbolique occidental”.
Vous les trouverez dans la rubrique philosophie (si je me souviens bien) ; sinon voyez à “éthique” ou “politique”.

Bien cordiales salutations.

Véronique Hervouët

Je me suis encore régalé

Cher Cyrano,

Levé tôt, je viens de lire les différents articles du n° 14 de RL. Une fois encore, j’ai affiné ma culture, et plus prosaïquement, me suis régalé.

C’est très bien continuez, et merci encore pour la qualité des articles et de la prose en général.

Par ailleurs, pour votre information personnelle et celles des amis que vous voudrez bien informer dans l’intérêt de leur santé, je vous fait suivre un mail de l’association “Non au mercure dentaire” montrant l’avance des travaux sur le plan européen, voire international.

Vous souhaitant un bon dimanche, je vous prie d’agréer mes cordiales salutations.

JC.C

Je n’ai pas toujours été comme cela

Pour être Franc, c’est plus une question d’état d’esprit et de l’essence que l’on veut donner à ce symbole. L’être français est comme toute chose une ligne avec deux extrêmes et un juste milieu. Aliéné par le contexte certains en ont une vue étriqué fait de droit du sol ou de droit du sang. Mes tendances républicaines, me ferait facilement dire que tout démocrate est français, oui je fait partie de la bonne extrême… C’elle qui croit en dépit de la Rome antique, de la Grèce ou des états unis, que nous avons enfanté, le premier sénat, que avant Delacroix il n’y avait pas d’art et que gavroche est le synonyme de jeunesse éveillé. Ce qu’ailleurs on appel l’arrogance française n’est en fait qu’un excès du cœur.

Franchement quand on lit Victor Hugo on est français de la première, à la dernière ligne et a l’autre bout du monde ou dans un coin de banlieue, c’est avec un soupire repus et satisfait que l’on referme ses livres. Alors qu’ils aient la peau noir ou blanche les français ont un étendard dans le cœur et une voix qui chante, du fond de l’âme et crie l’esprit de la liberté ! Je suis de ceux qui pense que la France n’est médiocre que dans les moments où elle n’est pas elle-même. Pour le commun des français, il est parfois difficile de croire que Marianne qui sème à tout vent est comme une seconde mère pour les opprimés de la terre.

A nous qui sommes venue tardivement avant que l’on ne ferme les frontières, la quête identitaire, est parfois comme un grand désert où l’on ce bat comme le héro de Cervantès. Contre les grands moulins qui brassent du vent. Mais on ne peut ce battre pour acquérir, ce que l’on possède déjà ! Dans mes veines coule un sang bleu, blanc et rouge. Et mon état de français ne dépend d’aucun gouvernement, ni d’aucune mode. C’est une certitude gravée dans mon esprit, même si demain, je voulais m’en débarrasser ; Pour cela, il faudrait que j’enlève les vertèbres de ma pensée, qui me portent au dessus du gouffre de la folie des hommes.

Le socle de ma fraternité ; est mon humanisme et mon universalisme. Ce mot « français » qui m’identifie est le sel de ma vie. Même si mes origines, sont sur le chrome de ma peau et que parfois aux yeux des autres je le tait ; pour que personne, ne nous raille, moi et mon amour de la nation. A l’heure ou certains sous prétexte de pragmatisme ethnico – économique souhaite élaguer l’arbre des droits et devoir de la nation et du citoyen. Je souhaiterais avant que vous ne saigner la constitution, vous rappeler que nous somment tous frères que l’on soit noir, blanc, juif, musulman ou homosexuel. Cesser de voir dans l’enfant qui naît un vide juridique ou une cinquième colonne qui ce forme.

Et peut être que dans deux mille ans les graines de Marianne auront changé le monde ! Pacifions nos haines, préparons nous à accueillir ensemble les générations avenir. Rassurons nos peurs, personne ne disparaîtra ! Ni le musulman, ni les bigoudènes ; car l’idée de nation quand elle est féconde, entre dans l’avenir par les rires des enfants. Rassemblons nos barbes blanches, qu’elles ce tendent mutuellement la main et montre que la vie sur terre est faite pour les concordes bien plus que pour les guerres.

Karim Bey Smail

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