Si mon mari me voyait, il m’égorgerait…

Publié le 19 août 2008 - par
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(Histoire vraie dédiée à ceux qui pensent que le voile n’est ni un signe religieux ni un signe de soumission et d’aliénation…)

Les vacances sont propices aux visites que l’on rend à sa famille, et surtout à ceux de ses membres qui, par ennuis de santé, font des séjours en des établissements de soins, souvent situés dans nos belles montagnes alpines ou pyrénéennes… Ainsi celle qui m’a conduit, il y a peu, en Cerdagne, où une parente très proche soigne, dans un établissement spécialisé, des affections respiratoires et asthmatiques chroniques.

Cela n’aurait aucun intérêt en dehors du lien familial qu’il est bon de cultiver – et le lecteur de « Riposte » ne se sentirait nullement concerné, s’il ne s’était trouvé, dans ce même établissement, et participant aux mêmes soins que ma belle-sœur souffrante, une femme d’âge mûr remarquable par son accoutrement enveloppant et le foulard caractéristique qui la faisait aussitôt reconnaître comme « musulmane », être regardée un peu « de travers » par les autres malades et qui la tenait à l’écart dans les soins et activités physiques de piscine, de mouvement de gymnastique, de pratique de la bicyclette… jusqu’à ce que le directeur de l’établissement et les infirmières concernées ne lui imposent le port d’un survêtement (que l’administration lui fournit) afin qu’elle puisse participer au protocole de soins prévu.

Et, à la fin du premier jour où elle avait pu s’adonner, à côté des autres malades, à toutes les activités physiques et curatives indispensables, elle s’est approchée de ma belle-sœur pour lui glisser, à voix basse,

« Je me sens vraiment bien, mais si mon mari me voyait, il m’égorgerait ».

Empédoclatès

ou « du bon usage de la raison »

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