Simon Archipenko, candidat républicain dans la 11e circonscription du Rhône

Publié le 13 mai 2008 - par - 336 vues
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Riposte Laïque : Dans la 11e circonscription du Rhône, on votera à nouveau, pour les législatives, les 25 mai et 1er juin. Que s’est-il passé ?

Simon Archipenko : Le député UMP Georges Fenech a été invalidé par le Conseil constitutionnel pour de gros problèmes de comptes de campagne non validés. Je note que ce magistrat à tout de suite fait appel à l’occupant de l’Elysée, ce qui est un comble!

Riposte Laïque : Tu as annoncé ta candidature, au nom de l’Arc Républicain. Pourquoi cette candidature, et quelles sont les forces en présence, et que mets-tu derrière ce nom ?

Simon Archipenko : Dabord les forces en présence. 9 candidats en lice; c’est beaucoup mais moins que l’an dernier où il y en avait 12 . G. Fenech étant inéligible, c’est son suppléant LNC, le faux nez de l’UMP, qui s’y colle. Ce maire d’une petite commune, par ailleurs conseiller général, a d’entrée de jeu annoncé qu’il démissionnerait dans un an pour laisser la place à Fenech. C’est dire le haut niveau de conscience politique de ce monsieur.
Ensuite nous avons un candidat du PS qui revient de façon récurrente récolter les voix du système UMPS. Le PC aura comme candidat le maire de Givors, plutôt proche de l’équipe du maire de Lyon, Gérard Collomb. Les Verts présentent un candidat habituel. L’ UDF MODEM aura sa candidate ainsi que la LCR, le FN, le PRG.

Je suis candidat sous le signe de l’Arc républicain. Pourquoi ce nom? Il regroupe les républicains des deux rives ainsi que des organisations gaullistes: le Comité Valmy – Debout la République – Mouvement Démocrate Français – Union du Peuple Français
Union Gaulliste et Voltaire République. J’avais sollicité le soutien du MRC. Jean Pierre Chevènement m’a écrit que pour des « raisons d’opportunités », il ne pouvait me soutenir. Mais, au regard des nombreux témoignages de sympathie, je peux dire que des militants de ce mouvement me soutiennent également. Mais au delà des soutiens conventionnels, ce qui est important dans cette élection, même « partielle », c’est la très forte mobilisation de miltants venus de tous les horizons et qui, sur le terrain, mouillent la chemise tous les jours dans du collage d’affiches, de la distribution de tracts. En discutant avec nos concitoyens, on peut sentir le refus du bling bling pour reprendre une expression maintenant admise. Mais également refus de voir ce qui fonde le contrat social depuis 1789 jusqu’au programme du CNR remis en cause par le président de l’Arépublique. Cela va des « petites gens » dont les retraites sont bouffées par l’augmentation des prix jusqu’à des gens qui me disent avoir voté pour l’occupant de l’Elysée et regretter ce choix. Alors ma candidature, c’est aussi le tir à vue sur ce système UMPSMODEM qui conduit le pays à la faillite et les gens au désespoir.

Riposte Laïque : Quel type de campagne comptes-tu mener, et quels seront tes axes ?

Simon Archipenko : une campagne de terrain et de proximité, axée sur les problèmes locaux, notamment les besoins de reconversions industrielles, les transports autour de l’agglomération lyonnaise ainsi que, pour une circonscription semi rurale, tous les problèmes liés aux OGM et à la suppression progressive de la PAC.
Les problèmes internationaux et nationaux ne sont pas absents du paysage. Je mène une campagne résolument hostile à l’ultra fédéralisme du candidat du PS. Une campagne qui prend en compte aussi le vote à 55% pour le NON le 29 mai 2005.
Une campagne où la laïcité est abordée très fortement. Je déclare notamment préférer perdre cette élection que mes convictions laïques. Cela change quelque peu des discours convenus.

Riposte Laïque : Es-tu en mesure de nous dire, des fois que tu ne sois pas au second tour, quelle sera ton attitude ? Considères-tu que la priorité est de battre le candidat de l’UMP, et es-tu prêt à appeler à voter pour un candidat de gauche qui lui serait opposé ?

Simon Archipenko : J’espère bien être non seulement au second tour mais vaincre le système établi UMPSMODEM. Ma priorité n’est pas de battre la droite ou la gauche, ma priorité c’est de mettre à bas cette chienlit secrétée par les amours contre nature entre les 2 partis (je n’ose dire grand!).
J’ai déjà annoncé que dans un cas de figure où je ne serais pas présent au second tour je ne me désisterais pour personne, ni le candidat UDFLNC faux nez de l’UMP ni le candidat PS, ultra fédéraliste européen. Je réponds avec force à ta question car, quoiqu’il arrive, nous avons déjà remporté une immense victoire: celle du rassemblement républicain.

Propos recueillis par Pierre Cassen

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