Trois dames indignes en campagne contre voiles et burqas

Publié le 21 septembre 2009 - par
Share

Ce matin là, trois dames d’apparence très respectable s’étaient retrouvées de leur propre initiative dans un café parisien avec une bonne dose d’espièglerie et de détermination et l’essentiel qui consistait en une provision d’autocollants édités par Riposte laïque, puis elles avaient pris la direction d’artères et de places fréquentées et connues pour leur présence en nombre de voilées et de barbus. Mais que tramaient-elles ?

Le joyeux trio repérait les endroits opportuns, à portée de vue, pas trop propres car signes d’une désaffectation, opportune en l’occurrence, des services de nettoyage et donc garantie d’un maintien prolongé des vignettes. Elles s’étaient réparti la tâche : l’une faisait le guet, l’autre repérait les meilleurs emplacements et la troisième collait.

Quelques passants intrigués par la gaieté de cette équipe insolite s’arrêtèrent pour examiner les autocollants et engagèrent la conversation avec bonhommie en exprimant leur approbation et leur soutien à la défense de la dignité des femmes et des hommes. Certains leur demandèrent comment se procurer les vignettes. On les regardait avec sympathie à la fois étonné et admiratif devant le courage et la détermination des trois séniorines, et elles furent convaincues qu’une grande partie de la population n’attendait qu’une occasion de dire tout haut ce qu’elle pensait tout bas sur l’épidémie de voiles et de burqas. Elles s’amusaient franchement en observant le succès de leur entreprise qui libérait la parole de leurs concitoyennes et concitoyens, des gens tolérants, ouverts, généreux et sympathiques qui n’osaient s’exprimer de crainte d’être agressés et taxés de racisme.

Alors que les trois femmes passaient devant un square, elles remarquèrent le cercle rouge barré qui interdisait la présence de chiens dans les lieux. Elles firent naturellement le rapprochement avec l’une des vignettes de RL qui représentait le même signe d’interdiction sur une burqée bleue et l’appliquèrent à côté du chien dans un grand fou rire. Un jeune noir qui passait par là leur lança un gentil sourire complice.

Les trois commères âgées respectivement de 63, 74 et 90 ans m’ont dit qu’elles espéraient vivement que toutes les lectrices et lecteurs de Riposte laïque commanderaient les autocollants de la campagne « Ni voile, ni burqa » et qu’ils proliféreraient plus que ces chiffons indignes. « Si nous, à notre âge, on l’a fait, alors tout le monde peut le faire » ont-elles conclu. Ne les décevons pas !

Rose Martin

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.